Publié le 04/05/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Quand la sardine imite les harraga
04 Mai 2009
Incroyable! Alors que naturellement on ne peut que remonter après avoir touché le fond, nous trouvons le moyen de creuser pour descendre encore et encore. L’information a été rapportée par le quotidien El Watan dans son édition de samedi dernier. «Un opérateur algérien a importé 35 tonnes de sardines...en toute légalité et dans les règles de l’art.» Vous avez bien lu. Oui! Il s’agit de sardines importées. Comment un Algérien, quel que soit son rang, peut ne pas être choqué par une telle nouvelle? Comment ne peut-il pas être touché dans son amour- propre? Et comment ne peut-il pas avoir «le moral à zéro», encore plus quand les autorités de son pays, en charge du secteur, s’emmurent dans un silence à la limite du mépris? Pas de réaction du tout et encore moins explications. Et savez-vous d’où ces 35 tonnes de sardines ont été importées? Allez, on vous le donne en mille: de Tunisie! Un pays qui a une façade maritime sur la Méditerranée qui, non seulement est de même longueur mais, qui plus est, dans le prolongement dans sa partie nord, de la nôtre. Un pays qui compte cinq fois moins de travailleurs que chez nous. Que les choses soient bien claires: il ne s’agit pas de nous en prendre à nos frères tunisiens. Au contraire, on ne peut que louer leur engagement au travail et les féliciter pour les résultats qu’ils obtiennent. Notre propos aujourd’hui est plein de questionnements: comment la Tunisie s’arrange-t-elle pour pêcher convenablement et dans la même mer que nous cette même sardine qui «évite» nos filets?
Que de fois n’avions-nous essayé dans ces mêmes colonnes d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’étrangeté de la pénurie de poissons en général et de la sardine en particulier dans nos marchés. Tous nos appels sont restés sans réponse. S’agit-il d’un problème scientifique? D’environnement? De moyens financiers? Humains? De qualification? D’organisation? Il y a quand même bien un problème! Mais lequel? Qu’on daigne au moins le dire à l’opinion publique. Il s’agit d’un produit alimentaire. Il s’agit aussi de sécurité alimentaire. Nous avons le droit en tant que citoyens de savoir pourquoi nous en sommes privés. Et puis, ce recours systématique à l’importation dès qu’un produit vient à manquer sur le marché national, n’est-il pas indécent? De cette indécence propre aux «enfants» prodigues qui dépensent à tort et à travers cette richesse naturelle qu’est la manne pétrolière. A quand le sursaut pour nous remettre au travail (responsables et citoyens) pour produire ce que nous mangeons? Le gouvernement algérien compte un ministère de la Pêche et (excusez du peu) des Ressources halieutiques. Les Algériens sont quand même en droit d’attendre de lui des explications. Qu’il nous dise pourquoi le poisson et surtout la sardine «évitent» nos eaux et pas celles de nos voisins. Cette histoire d’importation de sardines n’est pas seulement ridicule, elle est tragique!
Zouhir MEBARKI
Publié le 03/05/2009 à 12:00 par georgeslondiche
La jeune peintre Delara Darabi exécutée en Iran.
France Info - Hier, 18:17
A l ‘âge de 23 ans la jeune peintre Delara Darabi a été exécutée hier pour un meutre qu’elle aurait commis quand elle avait 17 ans. Elle s’est toujours proclamée innocente. En 2007, l’exposition des œuvres réalisées dans sa cellule lui avait redonné un peu d’espoir.
"Aidez-moi. Ils vont me pendre dans quelques secondes." Les autorités iranienne lui ont concédé seulement d’appeler ses parents, avant que le bourreau, le fils de la victime présumée, exécute la peine. En violation de la loi, son avocat n’a pas été prévenu. "Ils ont agit de manière cynique pour éviter les protestations locales et internationales qui auraient pu sauver sa vie", explique Amnesty International.
L’Iran a ratifié les conventions internationales où les signataires s’engagent à ne pas exécuter de condamnés à mort pour des crimes commis avant leur majorité. Delara représente la deuxième violation de ces conventions en 2009, et la 140ème victime de la peine de mort depuis le début de l’année. En 2003, elle s’était déclarée coupable d’un meurtre commis lors d’un cambriolage, avant d’admettre qu’elle voulait couvrir son copain, deux ans plus âgé d’elle et donc condamnable à mort.
Le 20 avril dernier, les autorités avaient d’ailleurs repoussé de deux mois l’exécution. En 2007, l’exposition de ses œuvres dans une galerie de Téhéran avait fait beaucoup de bruit. La famille de Delara et les organisations humanitaires espéraient que la mobilisation suscitée par l’exposition aurait pu la sauver.
Les tableaux étaient accompagné par une phrase de l’artiste absente : "Ces tableaux ne sont pas des images et des couleurs muettes. Ce sont les véritables et douloureuses photographies de notre vie". C’est pour cela que les activistes l’appelaient "la prisonnière des couleurs" .
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
"LE SOIR D' ALGERIE" du 30 Avril.2009.
Pause-Café
Que c’est pénible d’être «Nous» !
En 40 années de journalisme, j’ai vu défiler des dizaines de milliers de titres d’articles, les uns plus beaux que les autres… Dans un quotidien, les titres, c’est comme la cerise sur le gâteau.
A une certaine époque, dans cet Horizons que nous fabriquions comme un journal indépendant, nous étions tellement passionnés de «titraille» que nous nous étions laissés emporter par la vague Libé. Quand nous étions en panne, c’est toujours l’imaginatif et talentueux Djamel Merdaci qui nous sauvait avec ses géniales compositions à l’humour décapant !
Oui, j’en ai vu et revu des titres, mais celui qui me marquera à jamais, celui qui résume le mieux notre condition, sans la moindre coquetterie intellectuelle, est à la tête de la dernière chronique hebdomadaire de mon ami Ahmed Halli : «De la pénibilité d’être algérien»… Oui, je l’avoue et nous en portons le poids sur nos frêles épaules : qu’il est pénible d’être algérien vivant en Algérie !
farahmaamar@ymail.com
«Le poète se souvient de l’avenir...»
(Jean Cocteau)
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
"LE SOIR D' ALGERIE" du 27 Avril 2009.
Chronique du jour : KIOSQUE ARABE
La pénibilité d'être algérien
Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com
On a du mal à le croire : les Saoudiens souffrent eux aussi des nuisances sonores provoquées par les hauts-parleurs des mosquées. Ceux qui ont offert au FIS le laser à signaux divins songent à corriger leurs erreurs, les nôtres par voie de conséquence. Le royaume wahhabite a ainsi décidé de s'attaquer à la cacophonie provoquée par la course aux décibels des minarets.
Selon Al-Arabia.net, les appels à la prière de certaines mosquées s'entendent jusqu'à cinq kilomètres à la ronde. Au point que ni la teneur des sermons ni les versets du Coran ne sont audibles pour ceux à qui ils sont destinés. C'est ainsi que des fonctionnaires du culte ont reçu la mission de contrôler ces nuisances sonores et de les réduire s'il y a lieu. On a recommandé notamment aux imams d'utiliser uniquement la sonorisation interne des mosquées pour ne pas «empiéter» sur les autres lieux de culte. Selon les premières estimations, ces commandos anti-bruit ont contrôlé une cinquantaine de mosquées et lieux de culte dans la ville de Baha (sud du pays). Cette opération a permis de retirer près d'une centaine de hautsparleurs qui parasitaient les rites locaux. En ce qui concerne La Mecque, le bilan est plus laconique : il est question d'une quinzaine de mosquées qui auraient subi une réduction du niveau de décibels. Je reprends cette information juste pour donner un peu d'espoir aux riverains de nos minarets producteurs de cacophonies. Ce n'est pas pour tout de suite mais avec un peu de patience et de sérénité, le fondamentalisme saoudien finira par avoir raison de nos bruyantes professions de foi (1). En fait, nous l'acceptons mal mais nous ne servons que d'amplificateurs à des partitions écrites par d'autres que nous et auxquelles nous ne comprenons souvent pas grand-chose. Dans la catégorie du wahhabisme qui se réforme, il faut ranger aussi des textes comme ceux de Wadjiha Al-Howeidar, une voix qui transperce le voile de censure tendu au-dessus de son pays. Comme à son habitude, et pour ne pas enfreindre le courroux du pouvoir, l'écrivaine saoudienne établit des parallèles entre les pays de liberté et le sien, ou le nôtre, qui ne l'est pas. «Là où existe une richesse scandaleuse, aux côtés d'une pauvreté scandaleuse et dans un même lieu, il y a nécessairement une corruption financière aussi scandaleuse. Là où il y a des femmes à qui on dénie leurs droits, il y a une nation qui patauge dans le cloaque de l'ignorance et de l'arriération. Là où il y a un gouvernement tyrannique existe un peuple dont chaque membre est un tyran en puissance pour plus faible que lui. Là où règne un responsable capable de briser la loi à son profit, prolifèrent des détournements féroces des deniers publics. Là où sévit une loi qui interdit les livres, censure les sites (Internet) culturels et politiques, prospère une «presse jaune» animée par des écrivains flagorneurs, au service du pouvoir. Là où il y a plus de lieux de culte que d'écoles, il y a des hommes qui répriment leurs femmes au nom de la religion. Là où existent des écoles où l'enseignement des préceptes d'une religion donnée est obligatoire, il y a une répression contre les femmes, les minorités et les libéraux.» En revanche, note en particulier Wadjiha Al-Howeidar, «là où il y a de larges espaces de liberté, il y a une créativité étonnante, une évolution régénérée et un peuple qui vit dans la stabilité et la prospérité ». Nous nous sommes bien compris : il est inutile que je regarde, tantôt vers le nord tantôt vers l'ouest, pour vous préciser en quel lieu se trouve la prospérité dont parle l'écrivaine saoudienne. Saoudien lui aussi, et de la même veine, Ibrahim Albulaïhi, se livre dans le quotidien Okazà un vibrant plaidoyer pour l'Occident, tant décrié. Il ne fait pas de doute, pour lui, que la civilisation occidentale a libéré l'homme et a contribué à son bonheur. Il ne voue pas une admiration aveugle pour l'Occident, comme le suggéreraient ses détracteurs, mais il se fonde sur la réalité. «Je suis à l'opposé de ceux qui nient tout apport de l'Occident. Regardez autour de vous, tous les éléments de la vie qui sont les vôtres. Vous vous apercevrez que tout ce qui est beau dans notre vie, et dans celle des autres, est le produit de la civilisation occidentale.» Pour Ibrahim Albulaïhi, la civilisation occidentale qui est le prolongement de la civilisation grecque ne doit rien à personne, et surtout pas à la civilisation musulmane. Et il s'explique : «Lorsque nous évoquons les savants et les philosophes musulmans, honorés par l'Occident, comme Ibn-Rochd (Averroes), Ibn-Alhaythem, Ibn- Sina (Avicennes), Al-Farabi, Al- Razzi, Al-Khawarizmi, etc., nous constatons qu'ils sont tous pétris de culture grecque. C'étaient des individus qui vivaient en dehors du champ social dominant. Ils n'ont jamais été reconnus et ils ne sont toujours pas reconnus dans notre culture. Bien plus, nous avons brûlé leurs livres, resserré l'étau autour d'eux. Nous avons mis en garde contre eux et nous les regardons encore avec scepticisme et suspicion. Comment pouvons-nous manifester notre fierté à propos d'individus que nous avons exilés, dont nous avons nié les idées et que nous avons tenté d'éradiquer !?» Oui, assène encore le penseur saoudien, «la civilisation occidentale a libéré l'homme de ses entraves et de ses chaînes». Quant à la civilisation musulmane, c'est «une civilisation religieuse qui s'est préoccupée seulement de ce qui est permis ou interdit, de la piété ou de l'impiété ». Et d'ajouter : «La seule civilisation qui possède les vertus d'une ascension permanente est la civilisation occidentale, avec sa culture hellénique et son étonnante formation moderne. Elle croit en l'impossibilité d'atteindre la vérité absolue, comme elle croit que la perfection humaine est impossible. C'est à l'homme de travailler à s'en rapprocher tout en sachant que la perfection est un objectif impossible à atteindre. C'est pour ça qu'elle est la seule civilisation qui est en permanente évolution, qui se remet toujours en cause et procède sans cesse aux nécessaires réajustements.» Comme vous l'avez sans doute remarqué, il y a des guillemets partout pour éviter toute équivoque. Ce n'est pas parce que je suis en désaccord avec ce qui a été dit plus haut mais parce que dans notre pays, il vaut mieux que certaines vérités nous viennent de là-bas. Je sais bien qu'Ibrahim Albulaïhi va se faire traiter de tous les noms d'oiseaux mais il n'aura pas droit aux traditionnels «hizb-França» ou «queue de comète du colonialisme», etc. S'y ajoutent depuis une semaine, d'autres formes de stigmatisation comme celles qu'utilise notre confrère Abdelali Rezagui, dans Echourouk (2). Il est question de «berbériwisme», un moule qui garderait en otage toutes la cause amazigh, avec le soutien des «sionistes», des élites «francoberbéristes » et «francophiles», sans oublier les «franco-communistes » ou «frankouches» que l'auteur a oublié de citer. Ah, j'allais oublier, tout ceci sous la férule des «francochrétiens » qui seraient à l'origine de l'arrêt du processus électoral de décembre 1991. Dieu, que c'est pénible d'être algérien !
A. H.
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Il a été enterré hier au cimetière de Bordj El-Bahri
Le journaliste Mohand Saou nous quitte
Par :Rédaction de Liberte
Notre corporation est de nouveau en deuil. Hier, notre collègue de la Chaîne III Mohand Saou nous a brusquement quittés. Il est décédé lundi des suites d’une longue maladie à l’âge de 53 ans. Époux de notre consœur Farida Larbi et père de deux enfants, le défunt a été enterré hier après-midi au cimetière de Sidi-Ali, à Bordj El-Bahri, le quartier de son enfance. Des journalistes, des hommes politiques, qu’il a eu à interviewer au cours de ses émissions, des citoyens anonymes de Bordj El-Bahri, où sa famille jouit d’une honorable réputation, ont assisté à ses obsèques. Affable, discret, Mohand avait la passion de son métier qu’il exerça avec amour et conviction pendant 25 ans. Le défunt, diplômé de l’Institut des sciences politiques et de l’information (ISPI) de l’université d’Alger, avait rejoint la Chaîne III en 1983, où il avait occupé plusieurs postes de responsabilité. Présentateur de journaux parlés à ses débuts, Mohand Saou avait par la suite animé des émissions politiques. Il avait marqué son passage à la radio en présentant notamment l’émission “En toute franchise”, qui aura été pendant la campagne électorale pour la présidentielle un des rendez-vous politiques phare qui a vu passer sur les ondes les candidats. Mohand était également directeur de la Chaîne II.
QUOTIDIEN L' EXPRESSION du 22 Avril 2009.
Un grand journaliste vient de nous quitter. Mohand Saou s’est éteint lundi soir. Pour avoir été un de ses amis, je suis abasourdi d’apprendre qu’il est mort, si jeune, après une longue maladie. J’étais loin de me douter que Mohand était malade. Il m’avait invité à sa célèbre émission «En toute franchise» à la radio Chaîne III, il y a peu, pour «croiser le fer» avec Mme Louisa Hanoune. De sa maladie, pas un mot. Par contre, il me faisait part du souci qu’il se faisait pour les siens. Pour la santé de sa femme Farida, journaliste elle aussi. Pour la santé de leur enfant. Mais jamais, au grand jamais il ne s’était plaint. Il affrontait la vie avec courage. Un courage tel qu’il ne laissait rien transparaître de ses épreuves. Il affichait même une sérénité. Il se «payait» même le luxe de faire de l’humour. Sacré Mohand, je connaissais tes grandes qualités. Ta générosité. Ta disponibilité à aider les autres. Ta grande culture. Ton intelligence et ton ouverture d’esprit. Ta tolérance sans limite lorsque nous débattions de certains sujets sur lesquels nous avions des avis divergents. Aujourd’hui, je me rends compte que tu étais, en réalité, encore plus grand que je ne l’imaginais. Je me rends compte que tu souffrais en silence pour ne pas importuner les autres. Et dire que nous avons partagé beaucoup de moments ensemble sans que cette terrible maladie soit évoquée. Au-delà de nos rencontres professionnelles, il nous arrivait régulièrement, le jeudi matin en général, de prendre un café ensemble et de «faire et refaire» le monde. Des moments privilégiés que nous n’aurons plus. Je n’aurai plus droit à ton optimisme contagieux. Je n’aurai plus le loisir d’admirer en toi cette force que tu dégageais pour surmonter les aléas de la vie. En attendant de te rejoindre un jour là-haut, je continuerai à vivre avec ton impérissable souvenir du mari exemplaire, du père dévoué, du journaliste accompli et de l’ami fidèle. J’écris ces mots encore sous le coup de l’émotion et la gorge nouée. Ils ne me semblent pas assez forts pour décrire l’ami exceptionnel et le confrère talentueux que tu étais. Alors, égoïstement, je garde Mohand Saou pour moi, tout seul, dans mes pensées. A Farida, ta femme, notre consoeur, à tes enfants, à toute ta famille, nous présentons nos sincères condoléances et notre entière solidarité. Un grand journaliste vient de nous quitter. Mohand Saou est mort. Il nous faudra du temps pour accepter la nouvelle. Salut Mohand, jeudi prochain je prendrai le café tout seul. Ta chaise sera vite mais tu seras là. Je te raconterai la suite au café, car je n’ai plus la force de continuer ici!
Zouhir MEBARKI
Publié le 21/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
"On reste dans la conférence, nous poursuivons la discussion. Nous ne souhaitions pas rester pendant que le président iranien s'exprimait surtout en des termes aussi indignes, mais nous restons parce qu'il nous faut combattre et parce que nous n'avons pas honte des valeurs que nous portons, qui ne sont pas des valeurs occidentales mais des valeurs universelles". Rama Yade. 21 Avril 2009.
Publié le 21/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Créer un blog est facile; lui faire retenir l' attention de ses visiteurs, l' est beaucoup moins.
Celui-ci a reçu plus de huit mille visiteurs en moins de quatorze mois d' existance; deux nombres dont on peut penser qu' ils révèlent un certain intérêt pour son contenu.
Dommage que cet intérêt ne se traduise pas par plus de commentaires. Les deux vôtres, ami (je l' espère) Houhou n' en ont, en tout cas pour moi, que plus de valeur.
A propos de ce que vous appelez ma "perception" personnelle", vous avez raison de penser que je ne vous l' ai pas donnée, du moins, pas clairement.
La voici donc:
Quand le PCF vota ces "Pouvoirs spéciaux", devenus tragiquement célèbres, le militant communiste, que j' étais alors, était persuadé que la raison de ce vote était de faire la paix en Algérie". C' est pour cela que, dans ma réponse à votre précédent message, je vous ai dit que mon reproche, d' aujourd' hui, allait aux dirigeants communistes de l' époque qui, eux beaucoup plus que les simples militants, auraient dû être plus clairvoyants sur les intentions du gouvernement socialiste.
Cela dit, ce n' est pas à moi d' écrire des commentaires sur ce blog pour expliquer, ou défendre, les positions du parti communiste.
Les espaces "Commentaire" de "Cœurs ouverts France Algérie" sont ouverts à tous ses visiteurs et je ne doute pas qu' il y ait des militants communistes parmi eux.
A propos de la liberté de la presse en Algérie, je trouve que vous exagérez quand vous dites que "l' on peut la souligner comme inexistante".
Ce n' est pas ce que je perçois en lisant, tous les matins, la presse algérienne.
Très sincèrement, je vous remercie pour vos commentaires et leur précision. Puissent-ils en susciter d' autres chez les visiteurs de ce blog. G L.
PS: Je serais heureux que nous fassions plus ample connaissance. Pour me joindre, l' espace "Contactez-moi" est tout désigné.
Publié le 19/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Mercredi 15 Avril 2009.
C' était la troisième fois que nous nous rencontrions.
La première, ce fut en 2003, à la buvette du stade de Béziers où, régulièrement, il communiquait son amour du rugby à des jeunes.
Me trouvant, pour quelques jours, dans le Languedoc, Béziers et son stade, avaient été choisis pour nous rencontrer facilement.
La buvette du stade fut l' endroit convenu -et convenable- pour ce rendez-vous fixé afin de lui remettre un exemplaire de "Guerre et "guerre" d' Algérie".
La deuxième fois, ce fut en février 2007, à son domicile, accompagné de mon épouse, de ma fille-aînée et de ses deux ados de garçons.
Je l' avais alors longuement entretenu de mes deux, relativement récents, séjours en Algérie.
Les annèes 2007 et 2008 s' étant montrées, plus que la norme en matière d' ennuis de santé, pour nous deux et nos compagnes, même un rendez-vous envisagé pour l' automne 2008 dut être annulé au dernier moment et pour cause, j' entrais en quasie urgence en clinique.
De la catégorie "Vieux jeunes" le chirurgien allait me faire passer à celle de "Jeunes vieux".
Je passe sur les détails; comprenne qui pourra. Les années s' accumulant, la compréhension de ce phénomène, somme toute, naturel, devient évidente pour les concernés.
Mercredi, 15 Avril: La veille, nous nous sommes installés à Sète, pour quelques jours de vacances, et avons prévenu notre ami de notre arrivée et de la possibilité d' aller lui dire bonjour un de ces après-midi.
Rendez-vous est fixé pour le lendemain chez lui, à Murviel les Béziers (C' est tout près de Béziers) rue de l' enfer.
Que voici une curieuse désignation!
Manque d' imagination des responsables pour donner un nom à cette rue? Provocation d' une municipalité à majorité "libre-penseuse" et désireuse de brocarder la religion? Allez savoir.
En tout cas, la rue n' est pas facile à trouver, j' appelle mon copain qui me dit de l' attendre sur la place du village.
Il nous y rejoint et, faisant office d' agent de circulation, il nous fait garer sur une place réglementaire car, nous dit-il, la rue de l' enfer est à deux pas.
La rue est en descente; je me surprends à penser qu' il ne pourrait en être autrement sans que cela soit une atteinte à la logique.
Toutes les religions, à défaut de pouvoir en donner la preuve, n' affirment-elles pas que "On monte au ciel et on descend en enfer"?
Après tout, il n' est pas besoin de faire appel à la logique pour s' en convaincre, il suffit d' adopter ce sentiment appelé "Foi religieuse".
Mais, pas plus qu' il ne l' est pour ce blog, l' objet de ce billet n' est pas de débattre sur le sérieux ou l' illusion des religions.
A tout un chacun de se faire sa propre opinion et liberté d' expression est proposée aux visiteurs de "Coeurs ouverts France Algérie" pour y donner leurs points de vues ou y poser leurs questions.
Les espaces "commentaires" et le livre d' or sont là pour cela.
Réclamer, voire défendre la liberté d' expression est fort louable mais cela devient moins simple quand il s' agit de s' exprimer, à plus forte raison sur ce blog, fusse en utilisant un pseudonyme.
D' où l' écard qu' il y a entre le nombre de ses visiteurs et celui des commentaires et signatures du livre d' or.
On se console en se disant que mieux vaut peu de commentaires, mais sincères et sérieux, que des commentaires ridicules, voire imbéciles, comme on en trouve sur trop de blogs.
D' où la haute valeur sentimentale de cette rencontre entre un lecteur, de "Guerre et "guerre" d' Algérie" et le responsable de ce blog.
Notre ami n' est pas un visiteur du blog et pour cause: Comme beaucoup de notre génération, il se refuse encore à adopter internet malgré qu' il ait bien conscience que ce refus est un handicap, à l' heure où l' instantané d' envois et de réceptions de mails sont un gain de temps extraordinaire.
Dans ce billet, comment résumer une rencontre d' une petite poignée d' heures et évoquer tous les sujets abordés?
Pour nous, le premier d' entre eux reste cette guerre qui a marqué notre jeunesse mais il y en a bien d' autres, tous, des sujets brûlants et sources de passions à commencer par la politique, les religions et leurs influences sur la société française et, aussi, algérienne.
A mon ami, toujours curieux de la situation en Algérie, j' essayais de montrer, par des exemples vécus, que l' on peut ne pas croire en quelque dieu que ce soit et avoir des amis musulmans.
J' essayais, aussi, de lui montrer que l' on peut être, à la fois, un défensur de la laïcité et un ami sincère de l' Algérie et avoir des amis journalistes algériens qui, dans leurs articles, revendiquent clairement leur opposition au gouvernement et d' autres qui soutiennent, non moins clairement ce même gouvernement.
Et qu' il y a des journaliste qui, parfois, écrivent n' importe quoi à propos de la France ou de l' Occident.
'A noter qu' en France, il ne manque pas de journalistes pour écrire n' importe quoi sur l' Algérie.
Durant notre rencontre, les photos, et les coupures de journaux, d' époque sorties de leurs boîte et albums, faisaient comme un film ou un reportage sur la vie de Pierre et de son épouse.
Trop difficile, pour mes compétences, serait de montrer tout le film et citer tout le reportage mais des photos ont été prises qui donneront une idée imagée de cette rencontre et, peut-être, inciteront des visiteurs du blog à vouloir en savoir plus.
L' espace "Commentaires" de ce billet, attend les leurs.
PS: Merci, Claudie et Pierre, pour votre accueil et merci, Pierre, pour la confiance que tu m' as fait en m' autorisant à mettre ce billet sur Internet alors qu' il n' était même pas encore rédigé.
Publié le 19/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Une semaine d' absence du domicile et, au retour, des messages auxquels je dois répondre, sur ma messagerie, sans plus attendre.
Par contre, aucun commentaire ni messages, sur le blog; je le regrette mais bon, n' est-ce pas aussi une forme de liberté d' expression?
A ce propos, j' ai reçu une demande de signature pour demander au gouvernement français de ne pas se rendre à la conférence de DURBAN 2, à Genève, qui s' ouvre demain.
Je n' ai pas donné ma signature car je pene que, quoi que l' on pense des participants à cette conférence, tous les états devraient avoir à coeur d' y être représentés, ne serait-ce que pour y défendre leur conception de la lutte contre le racisme.
La France se doit d' y être représentée car, outre sa conception de la lutte contre le racisme, elle aura la laïcité et la liberté d' expression à y défendre contre les états qui n' en veulent pas et les présentent, à leur peuple, comme des inventions démoniaques.
Publié le 14/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Par :Mustapha Hammouche
Entendre un journaliste interpeller le ministre de l’Intérieur sur les mesures à prendre contre le RCD dans l’affaire du drapeau noir a quelque chose d’écœurant, en ce que cela donne la mesure des dégâts de l’entreprise de “dé-mémorisation” de la société.
Drôle d’époque ! On s’effarouche que le RCD ait suspendu un drapeau noir au front de son siège et on conçoit parfaitement que des gens, qui ont procédé à des massacres de villages entiers, doivent être “réinsérés” dans la société, et même dans la vie politique, sans qu’on leur fasse le moindre reproche sur leurs crimes !
Ces “justiciers” à deux vitesses ne se demandent même pas, au préalable, d’où vient le RCD. Sinon, ils se rappelleraient, s’ils ont encore la capacité de se rappeler, que ce sigle a couronné un long et pénible cheminement militant, qui est pour beaucoup dans le mûrissement national de cette idée de démocratie dont beaucoup se prévalent aujourd’hui, tout en la combattant bien entendu par la fraude, le clientélisme et la manipulation. C’est l’issue de ce combat et d’autres qui permet, actuellement, à un régime qui impose la pensée unique de proclamer ses taux électoraux magiques comme les résultats d’une “élection libre”. Mais, on l’a oublié.
C’est toujours l’oubli qui permet au terroriste Mezrag d’assumer comme un acte rédempteur l’assassinat de Abdelhak Benhamouda en ne suscitant qu’un ou deux murmures de désapprobation. Pourtant, sans le CNSA, dont il fut l’initiateur, la République qui, de nos jours, ne compose plus qu’avec l’intégrisme, aurait été emportée par l’offensive obscurantiste. Mais les redresseurs de torts d’aujourd’hui l’ont oublié.
L’effarouchement provoqué par l’histoire du drapeau noir chez certains n’est pas sans rappeler les réactions chagrinées à l’appel à la résistance de Sadi en 1993. Jusque dans l’État, des voix émues exigèrent que le bûcher fût dressé pour lui. Aujourd’hui, on revendique volontiers son appartenance à un certain “parti des patriotes”. D’où viennent les “patriotes” sinon de cet élan de résistance, invalidé sur le moment, convoité par la suite ?
En réduisant ce parti à un acte anecdotique dont on s’horrifie théâtralement, on espère la liquidation d’un mouvement qui, parce qu’il a existé, fait que l’Algérie ne peut plus se résumer au produit du compromis actuel. D’ailleurs, ses erreurs ne viennent que de ce qu’il lui arrive de succomber à l’attrait du compromis.
Le RCD laissa, dans cette attitude, plus de cent militants assassinés pour ce qu’ils étaient : défenseurs de la République laïque, patriotes répondant à l’appel du devoir, présidents d’APC restés à leurs responsabilités au temps du sauve-qui-peut. Il y a un pan de l’Histoire récente que certains, on le comprend, voudraient bien gommer de la mémoire nationale.
Avant de crier “haro sur le baudet”, que chacun se demande où il était quand les drapeaux noirs défilaient en rangs serrés dans Alger, quand le mot moudjahid avait changé de sens, quand simplement, il n’était plus sans risques de défendre les symboles de la nation.
Si l’on commençait par nous rappeler ? Alors, peut-être, saura-t-on qui peut demander des comptes à qui.
M. H.