Publié le 09/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Demain matin, nous en connaîtrons le résultat officiel.
Mardi 7 Avril,à 11h, curieux de voir de mes yeux, je suis passé devant le consulat de Grenoble; j' y ai vu entrer et sortir beaucoup d' Algériens?
Election sans surprise quant au nom du futur président mais, quand même, une incertitude en ce qui concerne le pourcentage de voix qui se seront portés sur le président sortant.
Incertitude aussi sur le pourcentage de votants.
Ce soir, en Algérie, j' ai des amis qui seront contents et d' autres qui seront déçus.
Tous, qu' ils aient voté ou qu' ils se soient abstenus, resteront mes amis; du moins tant qu' ils accepteront mon amitié et la libre expression qui va avec.
A ceux qui seront déçus, je veux dire que, moi aussi, je le suis quand les comportements de certains de mes amis d' Algérie me font mesurer la méfiance qui existe encore entre nos chers pays.
Et leur dire ma volonté de continuer à lutter contre cette méfiance et ceux qui l' entretiennent des deux côtés. georges.
Publié le 06/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Quotidien algérien LIBERTE du 6 Avril 2009.
Article publié avec l' autorisation de son auteur.
La campagne électorale prend fin aujourd’hui. Elle aura duré dix-neuf jours. Dix-neuf jours d’activités ininterrompues et intenses pour les candidats. Dix-neuf jours passés à essayer de convaincre le plus grand nombre d’électeurs de voter pour eux. Voyages, meetings, grands discours, petites phrases, quelques petits dérapages contrôlés, d’autres moins, enfin tout ce qui fait une campagne bien remplie par les uns et les autres. Il est temps maintenant de tirer les premières conclusions de cette course aux voix. Le premier constat est que cette campagne s’est déroulée dans les meilleures conditions. Sans incident, mis à part quelques retards d’avion et une météo capricieuse. Signes de paix et de sécurité retrouvée. La seconde chose est que cette campagne a permis aux citoyens de se faire une meilleure idée des responsables politiques du pays. Des candidats, bien sûr, mais aussi d’autres hommes politiques qui ne l’étaient pas. Des candidats, on sait aujourd’hui tout ce qu’ils ont «dans le ventre». Des responsables qui ont choisi de s’impliquer dans la campagne sans en attendre d’autres profits que de servir leur pays. A l’opposé, il y a eu ceux qui n’ont pas voulu être candidats et qui ont montré de quoi ils sont capables. Du pire plus que du meilleur. Et puis, il y a eu enfin des voix, seulement des voix qui, avec grand «courage», ont tenté, en vain, de piéger les Algériens en valorisant la vacance du pouvoir. Si pour ces derniers la réponse est déjà là avec la participation massive des Algériens à l’étranger qui votent depuis samedi dernier, pour les autres, les candidats et les personnalités politiques qui se sont engagés dans l’intérêt de la nation, il leur faudra attendre encore un peu, jusqu’au 10 avril prochain, pour apprécier le résultat final de leur travail. On peut tout de même avancer sans se tromper qu’il n’y a aucune raison à ce que les électeurs résidant en Algérie puissent se comporter autrement que ceux qui vivent à l’étranger. Tous ont compris les grands enjeux d’une élection présidentielle et donc la nécessité de se rendre aux urnes. Pour celle du 9 avril prochain encore plus que les précédentes. Au-delà de la participation massive qui ne fait plus de doute, il n’y aura qu’un seul candidat qui sera élu. C’est ainsi et pas autrement. Est-ce à dire que les cinq autres auront perdu? Pas du tout! En femme et hommes politiques qu’ils sont, ils savent que l’action politique s’inscrit dans la durée. Qu’il faut du temps aux idées pour s’installer dans les esprits. Partant de cette évidence, il y a ceux qui auront, grâce à cette campagne, gagné en notoriété pour mieux envisager l’avenir, ceux qui auront gagné à renforcer les rangs de leur formation politique et enfin ceux qui auront gagné le pari d’avoir pu rassembler suffisamment autour de leur programme pour prétendre créer leur propre entité politique. Pour tous, le «retour d’investissement» n’est pas loin. Il est clair que le Parlement actuel, tant décrié, devra se soumettre, plus tôt que tard, à une nouvelle consultation populaire. Ce qui peut donner aussi une nouvelle carte politique. Ceci pour dire que le 10 avril, il n’y aura aucun perdant. Sans oublier qu’il nous faut, tous ensemble, d’abord faire gagner l’Algérie. En glissant un bulletin dans l’urne. Tout simplement.
Zouhir MEBARKI
Publié le 06/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
La rubrique RADAR du quotidien algérien LIBERTE du six avril 2009 publie ces quelques lignes :
"Au Yémen, où le mariage précoce des fillettes fait partie des traditions, un cas révélé par l'émission "Envoyé spécial" de France 2 montre toute la cruauté de cette pratique. En effet, une gamine de 8 ans mariée, malgré elle, par son père à un jeune homme de 20 ans son aîné, qui ne devait consommer le mariage qu'à l'âge de la puberté, a fini par obtenir le divorce en raison du non-respect de cet engagement. Le soutien de son père, qui a regretté son geste, a permis à la fille de retrouver sa liberté et d'aller à l'école, où elle n'avait jamais mis les pieds auparavant."
Ce cas, s' il a bien fait l' objet d' une émission de France 2, le jeudi 2 Avril, a été révélé dans le livre intitulé "Moi Nojoud, 10 ans, divorcée" paru aux éditions Michel Lafon au début de cette année 2009.
Publié le 05/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Voici, dans son intégralité, et avec l' autorisation de son auteur, que je viens de contacter, le message que j' ai reçu d' Algérie, à la suite de la publication du "Cri de colére venu d' Algérie".
Bonjour Georges,
Je viens de prendre connaissance du message de K. Il faut être algérien pour comprendre ce qu'il écrit et ce qu'il ressent. C'est le langage populaire et beaucoup de gens, sinon la majorité pense comme lui.
Il faut imaginer un instant la situation d'un jeune (je ne connais pas son âge) qui ne travaille pas, même s'il est bourré de diplômes. Malheureusement, depuis 1962, le pouvoir n'a pas appris aux gens de se débrouiller, à trouver un job, n'importe quel job, en attendant de meilleurs jours. On les a toujours rassuré que le travail est un droit, que chacun aura son appartement etc.... Ce qui fait que beaucoup de gens ont la mentalité "d'assisté", c'est à dire qu'ils attendent toujours que l'Etat vienne leur régler leurs problèmes. On ne leur a pas appris à avoir des initiatives, à courir pour régler leurs problèmes, louer un appartement après avoir gagné un peu d'argent honnêtement.
Ce qui est malheureux, c'est que maintenant, les gens sont habitués à un train de vie et pour le préserver, il faut de l'argent et cet argent, il faut l'avoir par n'importe quel moyen, y compris par la drogue, le vol etc... Pour eux l'argent n'a pas d'odeur et les principes relèvent du passé. C'est en quelque sorte la clochardisation de la société.
Je te dirai aussi que ceux qui sont morts ne l'ont pas été pour que l'Algérie soit ainsi. Et s'ils ouvraient les yeux ils se retourneraient dans leurs tombes.
Il est vrai qu'il y a pire ailleurs. Mais nous méritons mieux puisque il y a des moyens, surtout dans un pays riche comme le nôtre qui a une réserve de trésorerie de 200 milliards de dollars US. Qu'en penses-tu ?
Pour avoir plus de crédibilité, Bouteflika doit faire mieux et plus. Il a les moyens de sa politique, de son programme. Mais ce qui est plus grave, comme l'écrivait Rivarol "un peuple qui cesse d'aimer, cesse d'obéir."
J'espère que je ne t'ai pas foutu le cafard, toi qui est sensible. Et je crois que mon message complète celui de K.
Amitiés sincères et à bientôt.
D...
Publié le 04/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Bonjour Georges,
Comme je te l' avais dit, les élections présidentielles que les responsables du pouvoir ont organisé pour le 9 avril vont subir une grande correction ;je veux dire , par là, que les citoyens n' iront pas voter à cause de leur niveaux de vie qui baisse d' un jour à l' autre et qui voient des grands de malfaiteure manipuler l'économie.
Moi, sincérement, je crois que la politique qui fait effacer des dettes de milliards de dinars pour de agriculteurs qui n' ont jamais montré, ou prouvé, ou leur savoir-faire, mis à part les voitures de luxes est les belles maisons sans oublier les chiens de garde ne fait rien pour les simples citoyens qui souffrent, certains avec leurs dix gosses dans une baraque dans laquelle il faut mettre des casseroles pour récuper la pluie qui passe à travers le toit et que lorsque il sont malades s' entendent dire "Allah ralabe" et que le médecin est devenu un commerçant dans un hôpital public.
Vraiment, je vois l' Algérie aller de pire en pire car il n' y a personne qui veut dire non, à l' anarchie et à la hagra, pour avoir une Algérie meilleure. Il faudrait des hommes de volonté.
Si tu veux, met mon texte sur ton blog car c' est ma liberté d' expression.
Ton ami K...
MA REPONSE A CE CRI.
Bonjour K...,
Tout ce que tu me dis ne m' étonne pas du tout. Je crois pouvoir te dire que si tous les Algériens avaient autant de courage que toi, pour s' exprimer, l' Algérie ne connaîtrait pas tant de misère.
C' est pareil dans tous les pays du monde: Les riches ne se soucient jamais des pauvres sauf quand ils en prennent peur.
Ce fut le cas pour les colons français comme ça l' avait été pour la royauté française en 1789, quand le peuple français fit sa révolution puis, plus tard, en 1870 lors de l' insurrection la Commune de Paris que les riches noyèrent dans le sang avec, il faut le savoir, la bénédiction de la religion.
C' est, d' ailleurs, pour fêter cette victoire que fut construit le Sacré-cœur, à Montmartre à Paris.
Le neuf Avril, en Algérie, je crois qu' il faut, quand même, aller voter.
Souvent je me demande ce que ce serait devenu ce pays sans son armée qui l' a sauvé de la terreur islamiste.
Regarde ce qui se passe dans certains pays musulmans où ces fous religieux sont, de fait, au pouvoir, regarde le sort des femmes en Afghanistan et dans tant d' autres pays, y compris des pays occidentaux.
Rappelle-toi ce qui s' est passé il y a quelques années à Hassi-Messaoud où des Algérien se sont déchaînés, au nom de la morale et de la religion, contre des prostituées ou des femmes divorcées.
Je n' approuve pas la décision de Bouteflika de construire la mosquée la plus haute du monde à Alger; Alger où tant de femmes et d' enfants qui couchent dans la rue et, souvent, parce que leur mari les ont jeté dehors mais je l' approuve quand il dit, qu' en Algérie, on doit être libre de porter le voile ou la mini-jupe.
Si tu ne veux pas voter pour lui, il y d' autres candidats même si leur candidature est plus là pour faire que cette élection puisse être aussi un choix entre plusieurs candidat.
Parmi eux, il y a Louisa Hanoune dont même le Président de la République, a reconnu qu' elle avait le courage de dire, très haut, ce qu' elle pense.
Concernant les quatre autres personnalités, ne les connaissant pas, je n' ai pas d' opinion.
Mais, mon ami K..., c' est toi qui doit décider, dans ta seule conscience, de ce que tu dois faire. C' est aussi cela la liberté d' expression.
Tu es très courageux de me dire que je peux mettre ton message sur mon blog. Je le fais donc mais sans citer ton nom car j' estime que les visiteurs de ce blog n' ont pas à connaître ni ton nom ni celui de ton lieu d' habitation.
Je le fais aussi sans attendre le résultat de l' élection et, surtout, son taux de participation.
Courage, mon ami. Fraternellement. georges.
PS: C' est facile pour moi, installé devant l' ordinateur, de te dire "Courage" mais, avec l' expérience de ma relation avec ton pays, je crois, très sincèrement, pouvoir te dire que les Algériens et les amis de l' Algérie peuvent avoir confiance en son avenir.
Publié le 01/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
....nous nous étions un peu perdus de vue; ce n' est que tout récemment que j' ai appris qu' elle s' est éteinte le vingt-quatre septembre dernier.
Cette triste nouvelle a ravivé, en moi, des souvenirs vieux de plus de cinquante ans.
C' était en 1957, il allait y avoir trois ans que le peuple algérien s' était révolté à l' appel du Front de Libération National.
Jeunes mariés, elle et son époux, Léon Jadeau, instituteur à Agnin (Isère) étaient des militants du Parti Communiste Français.
Alors, qu' aujourd' hui, il est de bon ton -mais pas injuste- de critiquer l' attitude de ce parti qui, en 1956, vota les "Pouvoirs spéciaux pour l' Algérie" à un gouvernement socialiste, il ne me semble pas inutile de rappeler ce que fut le comportement de la plupart des membres de ce parti.
Nous sommes au printemps de 1957; Léon Jadeau et cinq jeunes sont sous le coup d' une inculpation "d' entreprise de démoralisation de l' armée ayant pour but de nuire à la défense nationale" pour avoir participé, un an auparavant (mai 56), avec trois mille personnes, à une manifestation à Péage de Roussillon.
Il y a sept ans, apprenant la sortie de "Guerre et "guerre" d' Algérie", le fils de Léon et de Suzanne me remit la photocopie d' une lettre adressée, à son père, le 27 avril 1957,par dix jeunes du canton.
Lettre de laquelle est extrait ce passage: "En conséquence, nous avons estimé nécessaire de vous inviter à assister à une réunion au cours de laquelle pourraient être envisagés les moyens les plus efficaces pour venir en aide à ces six jeunes inculpés".
Devant la protestation populaire, les inculpés ne furent pas condamnés à de lourdes peines et la naissance d' un enfant reporta à plus tard la date du départ de Léon pour l' Algérie qui, finalement, termina son service en Allemagne.
Depuis cette époque, et jusqu'à leur disparition, les époux Jadeau ne cessèrent jamais leur combat pour la paix et la justice.
Léon disparut en 1995 et, en 2006, lorsque fut annoncé un projet de film sur la période de la guerre d' Algérie Suzanne accepta la proposition de faire partie des personnes qui allaient y apporter le témoignage de leur vécu de cette période.
Il fallut attendre jusqu' au 18 octobre 1999, jour du vote, à l' unanimité, de l' Assemblée nationale, qui désignait officiellement "l' état de guerre en Algérie" du premier novembre 1954 au 19 mars 1962.
A remarquer le jeu de mots, pour en ajouter un à ce qui, de fait, s' appelait la "guerre d' Algérie".
Jusqu'à cette date, il n' avait été question, officiellement, que "d' événements d' Algérie" ou de "troubles en Algérie".
Des "Evénements" à la "Guerre d' Algérie" est le titre d' un film fait de témoignages de personnes qui vécurent cette époque. Sollicité par le producteur du film, Suzanne accepta d' y apporter son témoignage sur son vécu, et celui de son époux, durant cette période.
La modeste place que je pris, le 27 avril 1957 aux côtés de Léon, Suzanne et les signataires de la lettre a fait que cinquante-huit ans plus tard, je m' en souviens encore et que ce fut avec beaucoup d' émotion que j' appris la disparition de Suzanne.
Ni "Au revoir", ni "Adieu", Suzon, mais ma promesse de continuer le 27 avril 1957 car l' Algérie a toujours besoin de ses vrais amis.
Publié le 01/04/2009 à 12:00 par georgeslondiche
LIBERTE.
Chronique (Mercredi 01 Avril 2009)
L' ETAT AU SECOURS DE LA TRIBU.
Par :Mustapha Hammouche
C’est l’État algérien qui annonce solennellement qu’une “feuille de route”, préambule à la signature d’un pacte… de paix, a été signée entre deux communautés algériennes. Cela ne vous rappelle rien, la feuille de route en vue d’un accord de paix ? Il ne manque que le “quartette” pour la superviser !
Et c’est l’État qui réunit les conditions pour donner autorité à ce pacte en convoquant la presse, en en assurant la publicité à une cérémonie de signature organisée en présence du wali, représentant régional de la République, et d’un ministre.
Ainsi, deux communautés d’Algérie, l’une malékite, nous dit-on, et l’autre ibadite, étaient en conflit et s’apprêtent à quitter le sentier de la guerre par la voie d’une feuille de route !
Les lois de la République ne suffisent plus au maintien de l’ordre partout dans l’Algérie “une et indivisible”. La Constitution, qui seule organise la hiérarchie des textes juridiques, a prévu le primat des pactes et accords internationaux, mais n’intègre pas le cas des traités intercommunautaires entre entités socioculturelles. Quel texte appliquera le juge à la prochaine rixe entre un ibadite et un malékite : le code pénal ou l’accord de Berriane ?
Dans ces aventureuses opérations “pacificatrices”, le pouvoir n’en est pas à son coup d’essai. On se rappelle un étonnant accord entre deux tribus dans la région de Djelfa et Laghouat, conclu… à la frontière des deux wilayas sous l’égide des deux walis !
Que la société organise les moyens de maîtriser les tensions qui menacent sa cohésion est dans l’ordre des choses ; c’est même souhaitable pour contenir la fréquente tentation totalitaire des pouvoirs. Mais si “la paix” entre les Béni X et les Ouled Y ou entre telle et telle obédience doctrinale devait donner lieu à des négociations parrainées par la République, que restera-t-il à faire à celle-ci et que lui restera-t-il donc de légitimité ?
Les pulsions héritées du passé tribal de la société guident encore le comportement dans la “république” algérienne, surtout parmi ses dirigeants. La famille, la tribu, la zaouïa, la région et l’obédience confessionnelle seules sont considérées, au détriment de la personne autonome.
Noyé dans ces entités, l’individu n’a pas d’existence autonome. Cette vision, du fait qu’elle nie l’individu-citoyen, facilite la mise en œuvre d’une approche clientéliste des relations entre la société et le pouvoir : celui-ci traite, par-dessus le citoyen, avec ses représentations pseudo-modernes, comme l’artiste du coin ou le dirigeant du club sportif local, ou archaïques, comme le chef de zaouïa ou le notable de la tribu.
Dans cette démarche contre-historique, le pouvoir s’arroge le droit de céder des prérogatives de l’État, par stratégie politicienne. Il croit tirer sa légitimité de ce rôle d’arbitre condescendant et extra-social.
Par ailleurs, cette image de belligérants en tenue traditionnelle se réconciliant sous les auspices d’une tutelle en costume renvoie désagréablement aux icones de l’ère coloniale.
Par cette pratique, le pouvoir est en train de renvoyer cette société à ses avatars les plus négatifs, et de réveiller dangereusement ses plus vieux démons.
M. H.
Publié le 30/03/2009 à 12:00 par georgeslondiche
....respect de la liberté d' expression, valeur cardinale de ce blog.
Publié le 30/03/2009 à 12:00 par georgeslondiche
....ET L' AUTORISATION DE L' AUTEUR.
ARTICLE PARU DANS LE QUOTIDIEN ALGERIEN "L' EXPRESSION".
La «loge secrète» et le boycott
30 Mars 2009
On aura beau chercher, personne ne pourra trouver d’exemple de par le monde d’appel des citoyens au boycott de leur pays. On trouvera le boycott contre des produits de consommation, contre des systèmes de fiscalité comme la TVA. On peut trouver le boycott des Noirs d’Afrique du Sud contre le régime d’apartheid qui leur était imposé dans leur propre pays ou le boycott de certains Occidentaux contre les Jeux olympiques de Pékin. En Algérie, durant la guerre de Libération nationale, il y eut le boycott de la cigarette et du vin pour priver l’occupant de sérieuses recettes fiscales. Mais jamais l’idée de boycotter son propre pays n’a existé de par le monde.
Que ceux qui détiennent des exemples pour nous contredire s’avancent!
Et c’est cette forme de boycott inédite de tourner le dos à son propre pays qui est proposée par certains groupuscules aux Algériens pour la présidentielle du 9 avril prochain. En clair, ils leur demandent de se priver de la première institution qui est la présidence de la République. Car, faut-il le souligner, ils ne disent pas voter pour un tel président et pas pour un tel. Non, ils disent «ne votez pas». Le but est de mettre à bas toute la République si tant est qu’elle ne peut fonctionner qu’avec à sa tête un président. Mettre à bas la République a été aussi l’objectif des terroristes qui ont failli réussir, surtout durant la période 1992-1995 entre la démission du président Chadli et l’élection du président Zeroual. Durant cette même période, rappelez-vous, on disait le président de l’Etat. Comme pour se rassurer car l’Etat en question était indéfinissable. Ce n’était plus une république ni aucune autre forme d’Etat connu. Il avait fallu inventer le HCE. L’Etat, en réalité, était en décomposition inquiétante. Les objectifs des terroristes et de «la loge secrète» qui appellent au boycott se rejoignent. Oui, une «loge secrète» basée à l’extérieur, avec des réseaux à l’intérieur, car et mis à part un ou deux partis connus pour répercuter des directives reçues de leur centrale «internationale» ou qui n’ont pas fini de se «tromper de société», l’appel au boycott provient de sources qui se gardent bien de s’identifier.
Que ceux qui peuvent les identifier s’avancent!
Dès lors, celui ou ceux qui se cachent pour nous gratifier de leurs bonnes paroles agissent comme toute organisation secrète. Comme l’OAS dans un passé récent. Comme hier le terrorisme. Que des responsables algériens les qualifient de traîtres à la nation n’est que juste appréciation. Si ce qualificatif les dérange qu’ils sortent à l’air libre et viennent expliquer aux électeurs algériens «l’intérêt» du boycott!
Devant de telles manoeuvres souterraines, les Algériens sont de plus en plus convaincus qu’il y a péril en la demeure. Que le danger guette notre pays que certains s’évertuent à vouloir replonger dans le chaos et la fitna. La seule manière de fausser leurs sinistres calculs est d’aller voter en masse (l’océan est formé de gouttes) le 9 avril. Pour le candidat qu’on voudra. L’essentiel est de crier au monde que les Algériens tiennent plus que jamais à leur pays. De crier aussi à tous les fauteurs de troubles que les Algériens ne «joueront» plus à la roulette russe. Deux cent mille morts, barakat!
Zouhir MEBARKI
Publié le 16/03/2009 à 12:00 par georgeslondiche
Relevé dans LE FIGARO de ce jour:
Foule devant une «apparition» du Christ à la Réunion
Des milliers de fidèles se recueillent ou prennent une photo du mystérieux coussin.
Des milliers de personnes ont afflué ce week-end vers une église catholique de Saint-André, dans le nord-est de l'île, où des fidèles ont vu dans les plis d'un coussin «le visage du Christ». (Fin de l' extrait de l' article).
Cette histoire à dormir debout ne prêterait qu' à rire si une foule de personnes ne la gobait pas sans se poser la moindre question. Plus inquiétants, encore, sont certains commentaires, de lecteurs, qui accompagnent cet article.
Leur haine des athées et autres "laïcards cyniques" se lâchent carrément dans certains commentaires.