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georgeslondiche
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Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
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Blog Société
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03.03.2008
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EL WATAN 2 octobre 2009 "Les enfants de harkis..."

Publié le 04/10/2009 à 08:20 par georgeslondiche
Rabah Zanoun (Journaliste et réalisateur)
“Les enfants de harkis ont beaucoup payé pour leur père”
Au moment où la France annonce la création d’une fondation sur la guerre d’Algérie ainsi qu’une série de mesures en faveur des harkis, retour sur une tragédie avec Rabah Zanoun, réalisateur du Le choix de mon père.

Hier, en France, c’était la Journée nationale d’hommage aux harkis, ces soldats d’origine algérienne qui se sont battus, entre 1957 et 1962, aux côtés de l’armée française contre des Algériens qui revendiquaient l’indépendance. En tant que fils de harki, cette Journée d’hommage représente-t-elle quelque chose ?

D’abord, je ne me considère pas comme un fils de harki. Cela tendrait à dire que je reconnais un « statut » ou une « appellation », chose que je ne revendique pas. Donc, je ne parlerai pas en tant que fils de harki, mais en tant que citoyen français. Je suis né en France, j’ai fait mes études dans ce pays, j’y vis et j’y travaille. Comme toutes les commémorations, cette journée a plutôt une valeur de symbole. Elle cherche, à mon avis, surtout à satisfaire des revendications politiques, et une reconnaissance d’une souffrance. Etait-elle attendue ? De moins en moins. Cette journée reconnaît le mérite des harkis, mais il ne règle en aucun cas le problème. A savoir, la responsabilité de la France, la libre circulation, l’effort que doit fournir ce pays à ces personnes. Cette journée s’est installée dans le paysage commémoriel français, mais elle est dissipée dans la multitude de journées d’hommage.

Le mot « harki » vient d’un mot arabe qui signifie « mouvement », mais aussi « escarmouche » ou « guérilla ». Mais en France ou en Algérie, il est synonyme, dans l’imaginaire collectif, du mot « traître ». Les harkis s’étant rendus coupables de nombreux massacres contre les Algériens. Une proposition de loi française vient d’être déposée en France pour punir ceux qui insultent les harkis. Fallait-il le faire ?

Malheureusement, cela risque de ne pas changer grand-chose. Vous savez, depuis la fin de la guerre, les harkis n’ont cessé d’être l’objet d’insultes, de la part des Algériens mais aussi d’une partie des Français, particulièrement de gauche. Georges Frèche, président de la Région Languedoc-Roussillon, en France, traite les harkis de sous-hommes sans que cela n’émeuve grand monde. Pourtant, l’insulte « sous-hommes », untermensch en allemand, devrait rappeler à beaucoup ce que ce concept a amené en France. Quant au président Bouteflika, qui traite les harkis de collabos, il est dans son rôle : garantir une unité nationale, en bannissant d’une certaine manière les harkis de la vie sociale algérienne. Et il s’est bien rendu compte des dégâts qui ont été faits au sein de la population. Un jour, certainement que l’Algérie se rendra compte, à travers son comportement envers les harkis, de la destruction du lien social dans la nation. D’où tire-t-il sa légitimité ? De son passé révolutionnaire, même si certains pensent que le président algérien a exagérément glorifié son parcours. Je crois qu’il fait surtout plaisir aux moudjahidine, qui représentent encore en Algérie une force puissante.

Vous êtes l’auteur d’un documentaire diffusé sur France 3, Le choix de mon père, qui raconte l’histoire de votre propre père, membre du FLN, et qui, ayant refusé d’abattre un représentant du MNA en 1959, fut condamné à mort par le FLN et s’engagea dès lors comme harki avec les autorités françaises… En quelques mots, racontez-nous….

Pour résumer, mon père quitte la Kabylie en 1955 pour émigrer en France. A partir de là, il rejoint le FLN comme sympathisant, et en 1959 il intègre un commando de choc. La mission de ce commando consistait à assassiner un membre du MNA (Mouvement national Algérien), adversaire du FLN. Mon père refuse, se sachant condamné à mort par le FLN pour cela, il trouve refuge auprès des autorités françaises et s’engage comme harki. Et ma volonté pour ce film, a été de comprendre comment on devient harki et non pourquoi, de lever le voile sur une histoire enfouie, une mémoire meurtrie. La plupart des harkis se sont enfermés dans le silence. Oubliés par les Français, méprisés par les Algériens. Mon film est l’occasion de lutter contre les raccourcis historiques.

Est-ce que cet engagement comme harki était-il un choix forcé par les événements ? N’y avait-il pas d’autres moyens que de s’engager avec les autorités françaises de l’époque ? Votre père passe quand même du FLN à l’armée française…C’est un grand écart !

Il ne faut pas oublier qu’entre 1954 et 1962, il y a eu une guerre entre la France et les Algériens. A l’époque, la plupart des émigrés algériens en France étaient considérés comme des suspects. Mon père a fait le grand écart, comme vous dites, car sa situation était plus que compromise. Il n’avait aucune possibilité de retourner dans la vie civile. Le FLN voulait sa mort. Il était impossible pour lui de retourner auprès de ses amis et de sa famille. Il ne s’est pas engagé comme harki parce qu’il soutenait la France, il s’est engagé car le FLN voulait l’abattre. Existait-il une autre solution ? C’est sûr qu’aujourd’hui en 2009, il est plus facile de se poser cette question. L’exemple de mon père montre à quel point les harkis ont été pris dans le piège colonial. Les raisons sont multiples, et pour chaque individu s’engager auprès de la France n’était pas une mince affaire. Le grand écart, dont vous parlez, est la situation qui prévalait pour tout Algérien de l’époque. Pour le FLN, vous êtes avec nous ou contre nous, et pour la France, il s’agissait de rallier un maximum d’Algériens afin d’affaiblir le mouvement révolutionnaire.

Une fois l’Indépendance de l’Algérie acquise, quel a été le sort de votre père ?

Les accords d’Evian étaient censés protéger les harkis comme les révolutionnaires algériens. Malheureusement, pour nombre d’eux, ce fut le massacre ou le départ forcé pour la France. Quant à mon père, il fut arrêté en juillet 1962 chez lui en Kabylie. Il restera en prison, à Maison Carrée, jusqu’en 1967. Et depuis cette date-là, il vit en France avec ma mère, mes cinq sœurs et mon frère. Durant son incarcération, la période la plus dure a été celle où l’on regroupait les harkis avant de les emmener en prison. De juillet à novembre 1962, il était dans un camp de regroupement, dans le village de Camp de Maréchal. Et là, il a souffert des vexations, humiliations, tortures de la part de ceux qu’on appelle les « martiens », les révolutionnaires de la dernière heure. Dès son arrivée en France, il s’est installé en Lorraine, la sidérurgie avait besoin de beaucoup de main-d’œuvre. C’est aussi, une longue période de silence sur cet épisode de sa vie. On n’a pas envie de transmettre un destin chargé de larmes et de sang à ses enfants. Il est évident que cette incarcération durant cinq ans, sans jugement de la justice algérienne, l’a profondément marqué, lui qui n’a pas de sang sur les mains.

En Algérie, près de cinquante ans après, le sujet est encore tabou… Les rancoeurs sont souvent légitimes. On se rappelle des propos du président Bouteflika qualifiant les harkis de collabos mais aussi d’autres propos plus apaisés, comme à Oran, où le président algérien a dit : « Le traitement du dossier des familles des harkis après l’Indépendance est l’une des plus graves erreurs commises dans le passé. Nous avons suscité en eux un sentiment de haine et de rancœur, portant ainsi un préjudice au pays. » Il parlait des enfants de harkis devenus membre du FIS puis terroristes pour venger le sort réservé à leurs parents. Vous avez eu des échos sur ces harkis restés en Algérie ?

Convoquer le passé, recréer un bouc émissaire ont été les arguments du pouvoir pour légitimer la guerre contre le FIS. J’y vois plutôt l’ultime recours d’un Etat qui a échoué à créer une démocratie politique et sociale digne de ce nom. Et qui surtout était dépassé par le « monstre » qu’il a créé, l’islamisme politique.

Quels sont vos rapports avec l’Algérie aujourd’hui ? Vous pouvez y aller ?

Longtemps, j’ai refusé d’aller en Algérie. J’avais d’autres pays à visiter. Ce pays ne m’attirait pas du tout. C’est le pays de mes parents. Aujourd’hui, c’est le contraire, j’espère que l’Algérie va évoluer. J’ai encore beaucoup de membres de ma famille, surtout en Kabylie. Je ne suis allé qu’une fois, je dois dire que j’ai été reçu comme rarement dans un autre pays. Vous savez, ils voient en moi un membre de la famille, un cousin de France. Personne ne m’a parlé du passé de mon père, au contraire ils souhaitent qu’il puisse revenir un jour, voir sa terre natale. Et je dois avouer que la plupart des Algériens que j’ai rencontrés se soucient davantage de leur avenir.

Sans être porte-parole des fils de harkis, avez-vous des doléances vis-à-vis de l’Algérie ? Les enfants paient-ils pour leurs parents ?

Il faut que l’Algérie cesse d’écrire une histoire officielle de la guerre d’Algérie. Que derrière le mot « harki » se cachent bien des parcours et des vies très différents. Comment expliquer le nombre aussi important de harkis durant la guerre ? Par une volonté de soutenir le colonialisme ? Pas sûr. L’exemple de mon père le montre. Et aussi permettre une libre circulation. Comment mon père, citoyen français, peut se faire refouler par l’Algérie ? Il y une responsabilité française à cet égard, mais l’Algérie doit savoir que la guerre est finie. Que ces gens aspirent à terminer leurs vies dignement, revoir leur terre natale et leur famille. Et il faut aussi construire des passerelles entres historiens des deux rives de la Méditerranée. Travailler à apaiser les mémoires, être capable de dialogue. Regarder l’histoire, ne pas l’écrire. Quant aux enfants, ils ont beaucoup payé pour leur père. Combien d’enfants brisés ? Combien de suicides, d’échecs scolaires, de rancœur et d’amertume ?

Avec du recul et selon votre intime conviction, votre père aurait-il eu le même engagement si cela était à refaire ?

Honnêtement, je suis incapable de répondre à cette question. Le meilleur moyen de le savoir est de le lui demander. Je voudrais, juste rajouter une chose. Je suis né en Moselle, à Thionville, situé à une dizaine de kilomètres de la frontière allemande. Ici, je peux certifier que les habitants de mon village ont connu les affres de la Seconde Guerre mondiale. Population évacuée, incorporation des « malgré-nous », rattachement de l’Alsace et de la Moselle au Reich. Eh bien, ces deux pays, que sont l’Allemagne et la France, ont su construire une relation forte. Ils ont bâti ensemble l’Europe que l’on connaît. Comment ? En se respectant mutuellement, en ne niant pas le passé, mais en le regardant ensemble, parfois de manière douloureuse, et surtout dans la volonté de construire un destin commun, un espace de prospérité. D’ailleurs, l’Allemagne et la France ont signé un traité de paix en 1963. Un exemple que l’Algérie et la France pourrait s’approprier.

Bio express
Rabah Zanoun est né le 14 mai 1968 à Thionville en Lorraine ( France). Après des études en communication, il rejoint Paris pour travailler en tant que journaliste à Canal + et M6 puis à i télé. Il est l’auteur d’un documentaire Le choix de mon père ou comment un homme est devenu harki. Après avoir réalisé d’autres documentaires, notamment sur les 50 ans de l’indépendance du Maroc, Rabah Zanoun prépare un film sur l’immigration algérienne en Lorraine.






"LE SOIR D' ALGERIE" 3 octobre2009 PROCES SHERMAN RIVOIRE.

Publié le 03/10/2009 à 07:06 par georgeslondiche
PROCÈS SHERMAN-RIVOIRE

Preuve faite de l’acharnement des adeptes du «qui-tue-qui ?»

D’entrée de jeu, Me Bourdon a tenté de récuser la qualité de «partie civile» à Rina Sherman, une personne, selon lui qui «s’est autoproclamée campagne de Didier Contant».

Cette tentative de faire avorter pour vice de forme le procès a lamentablement échoué. Rina Sherman a bien été entendue au titre de partie civile contre Jean-Baptiste Rivoire pour «violences volontaires préméditées » contre son ancien compagnon. C’était là le premier revers essuyé par Me Bourdon. Le deuxième est la tentative sans résultat de faire entendre au titre de témoin, François Gèse, cet éditeur qui ne cesse, depuis près de vingt ans, de faire endosser les actes terroristes perpétrés dans notre pays aux militaires algériens et de porter au pinacle tous ceux qui développent la thèse du «qui-tue-qui ?». Arrivé en renfort en début de séance, François Gèse, que Me Dupuis, la présidente, devait entendre «si le temps le permettait», a dû finalement partir sans intervenir, au grand désespoir de Rivoire et sa défense. La déception n’allait pas s’arrêter là : les deux enfants de Didier Contant se sont constitués partie civile la veille du procès et leur avocat, Me Gérard Philippe qui les représentait au procès, s’est indigné de tout l’acharnement de Rivoire contre Didier Contant : «On a jeté aux chiens un homme, on a détruit un homme. Ce n’est pas habituel. Ce n’est pas ce que doit faire un journaliste. Didier Contant a été moralement précipité dans cet extrême du suicide.» C’est, entre autres, ce qu’a développé l’avocat des enfants Contant qui a demandé réparation pour le préjudice moral subi par le suicide provoqué de leur père. C’est justement l’acharnement et le tourbillon infernal dans lequel Rivoire a mis son confrère journaliste Didier Contant qui a constitué l’essentiel du procès de jeudi. Se basant sur les résultats de l’enquête sur les circonstances du décès de Contant engagée par un juge d’instruction en février dernier, la présidente s’est limitée à rappeler, étape par étape, les éléments contenus dans ce dossier, à savoir les très nombreux coups de fil, entretiens, mails de Rivoire en direction de confrères pour tenter de discréditer Didier Contant et pour empêcher que ce dernier publie la deuxième partie de l’enquête qu’il effectua en Algérie sur la mort des moines de Tibhirine et qui apportait la preuve que ces derniers ont bien été tués par les terroristes. Naturellement, les résultats du travail effectué en Algérie par Contant n’arrangeaient pas les petites affaires de Rivoire qui militait pour une autre thèse, celle qui fait des militaires algériens, les auteurs de toutes les exactions commises sur notre territoire aidés en cela des services secrets. Et là, Rivoire est allé très loin dans ses accusations, révélées par les pièces du dossier : il accusa son confrère Didier Contant de travailler pour les services de sécurité tantôt français et algériens, tantôt algériens. Cela, il l’a écrit, il en a fait part aussi à des responsables de médias divers (Le Figaro-Magazine ; France 2, Gamma..) auprès de qui il s’acharnait à présenter Didier Contant comme «une personne suspecte, pas fiable et liée aux services secrets algériens». Non seulement la rumeur a pris, Contant n’a pu publier la deuxième partie de son enquête sur les moines de Tibirhine dans Le Figaro, même si les responsables de ce journal se défendent d’avoir suspendu la publication suite aux rumeurs de Rivoire, ils ont reconnu et c’est inscrit au dossier que Rivoire leur a bien dit que Contant faisait partie des services. Et la descente aux enfers commence pour Didier contant qui se sentait dorénavant comme un pestiféré dans la profession, un journaliste allié des services secrets algériens, qui ne pourrait jamais plus exercer nulle part. Dans sa plaidoirie, Me Gény Santoni a d’abord relevé les contradictions entre les déclarations de Rivoire lors de son procès contre Jean François Kahn et celle qu’il fait aujourd’hui, puis a conclu : «Rivoire, par son acharnement et ses rumeurs, ne pouvait ignorer qu’il va pousser Contant à une mort professionnelle.» A court d’arguments et ne pouvant nier ni les propos ni les faits contenus dans le dossier, Me Bourdon évoque dans sa plaidoirie «une maladresse de Rivoire mais pas une intention de nuire». Mais il ne peut s’empêcher de déclarer que «Rina Sherman a participé à des conférences en Algérie. Elle se dit ethnologue mais elle est devenue une spécialiste du terrorisme ». Cette dernière déclaration qui n’a rien à voir avec le procès est peut-être là pour nous rappeler que décidemment les «qui-tue-qui ?» n’ont pas désarmé. Loin de là. K. B.-A.

Deux coups de théâtre jeudi 1er octobre au procès du journaliste de Canal +, Jean Baptiste-Rivoire, accusé par Rina Sherman de violences volontaires préméditées sur son compagnon, le journaliste Didier Contant. D’abord la vaine tentative, en début de séance, du défenseur de Rivoire, de dénier la qualité de campagne à Rina Scherman, et ensuite, contre toute attente, l’arrivée, dans ce procès, d’une autre partie civile constituée par les deux enfants de Didier Contant qui se sont fait représenter jeudi par leur défenseur, Me Gérard Philippe. Une nouvelle donne qui renforce l’argumentation de Rina Sherman défendue par Me Gény-Santoni et qui a, manifestement fortement déstabilisé la défense de Rivoire, assurée par Me Bourdon, grand tenant de la thèse de «qui-tuqui ?». Verdict le 26 novembre.

INTERVIEW EXPRESS DE RINA SHERMAN, COMPAGNE DE DIDIER CONTANT :

«Que l’honneur et la réputation de Didier Contant soient rétablis»

Le Soir d’Algérie : Quelle est l’impression que vous a laissé le déroulement du procès de jeudi ? Rina Sherman : C’était une audience à juge unique pour des raisons juridiques de droit français et contenue dans le temps d’une matinée. Nous étions tous un peu frustrés du manque de temps accordé à chacun, et ce après cinq ans de bataille juridique pour arriver à une audience publique. Néanmoins, pour la mémoire et l’honneur de Didier Contant, pour le droit et pour la déontologie des journalistes, il est très important que cette audience publique ait eu lieu. Pour que les faits et gestes de Jean-Baptiste Rivoire à l’encontre de son confrère Didier Contant soient connus et que la dignité de ce grand reporter soit rétablie. Le fait qu’un journaliste ait mis en examen et renvoyé devant le tribunal correctionnel pour violences volontaires préméditées envers un confrère est très important pour la jurisprudence et la déontologie. Le fait que la présidente ait déroulé dans le détail tous les appels téléphoniques, courriers, et entretiens de Rivoire avec les médias pour les mettre en garde contre Didier Contant n'est-il pas de bon augure ? La juge me semblait très bien connaître le dossier, détail par détail, et pièce par pièce. En un sens, elle a fait la synthèse en reprenant geste par geste et acte par acte les faits pour rétablir le déroulement des événements tels qu’ils se sont déroulés non seulement pendant l’investigation de Didier Contant sur l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine mais aussi après son retour en France et la tournure tragique qu’ont prise les choses à partir du début du mois de février 2004. Maintenant, laissons la justice faire son travail et attendons le verdit le 26 novembre prochain. L'on a vu se constituer partie civile, la veille du procès, les enfants de Didier. Ils dénoncent, à travers leur avocat, le harcèlement de leur père par Rivoire. C'est un peu le coup de théâtre pour la défense de Rivoire qui s'est vue affaiblie hier, non ? J’ai appris leur décision la veille du procès. Je venais de rentrer à Paris après six semaines d’absence et je n’avais donc eu aucun contact avec eux. La décision leur appartient. Il est tout a fait normal que les enfants de Didier Contant insistent pour que la mémoire et la dignité de leur père soient rétablies. Leur conseil a d’ailleurs très bien plaidé allant dans ce sens. Je ne peux que saluer leur démarche. François Gèse, présent hier au procès, a tenté par le bais de l'avocat Bourdon de témoigner. Il n'a pu le faire et cela a eu l'air de mettre en boule la défense de Rivoire. Est-ce un échec , dans ce procès des «quitu- qui ?» Françoise Gèze a peut-être voulu témoigner du fait que je lui ai écrit au sujet du livre de Rivoire qui devait sortir chez lui peu de temps après la mort de Didier Contant. Je trouvais extrêmement choquant que quelqu’un puisse continuer de travailler normalement, alors que «l’affaire Rivoire» venait d’éclater sur la place de Paris. La moindre des choses aurait été de retarder de quelques semaines la sortie du livre, par décence. J’ai également écrit à la direction de Canal +, qui m’a menacé d’articles de droit. Je lui ai répondu que Rivoire agissait au nom de Canal+. Je n’ai pas reçu de réponse. Seulement, une seule des émissions de Canal+ pour lesquelles travaillaient Rivoire et Paul Moreira existe toujours, l’autre a été annulée. Et ce n’est ni Rivoire ni Moreira qui s’en occupe. Peut-être, il faut croire que Canal + a préféré agir ainsi. C’est par Gèze que l’information sur la présence de Didier Contant en Algérie est arrivée à Rivoire. Anouar Koutchoukali de Justicia Universalis, ONG néerlandaise, était alors le porte-parole de Tigha, en détention provisoire aux Pays-Bas. Koutchoukali a téléphoné à Gèze pour lui dire qu’un journaliste français — peut-être Rivoire ? — a fait une interview avec la femme de Tigha à Blida. De là, Anna Bozzo s’est jointe à l’emballement et avec elle Tigha a décrété que Contant travaillait pour des services. Mais Tigha l’a dit par la suite publiquement à deux reprises, que Didier Contant n’a en rien gêné son épouse. Anna Bozzo a même signé un article sur Algeria Watch publié après la mort de Didier Contant qualifiant de harcèlement sa visite à Mme Tigha, alors qu’il est resté sur le pas de la porte, en présence d’un confrère et une femme pour respecter les traditions en vigueur. C’est comme ça qu’ils travaillent. Qu'attendez-vous précisément de ce procès ? Quel type de condamnation ? Que justice soit faite, que les faits soient reconnus, que l’honneur et la réputation de Didier Contant soient rétablis.

Propos recueillis par K. B.-A.

De notre bureau de Paris,

Khadidja Baba-Ahmed

QUOTIDIEN "LIBERTE" (ALGERIE) PROCES RIVOIRECONTANT.

Publié le 03/10/2009 à 06:51 par georgeslondiche
La 24 (Samedi 03 Octobre 2009)


Le verdict dans l’affaire Rivoire-Contant attendu le 26 novembre
Sherman : “Laissons la justice faire son travail”

Par :Nissa Hammadi


Le verdict du tribunal de grande instance de Paris dans l’affaire opposant Jean-Baptiste Rivoire, reporter à Canal+, à la compagne du collaborateur du Figaro Magazine, Didier Contant, sera connu le 26 novembre prochain. Quelques années après le dépôt d’une plainte de l’écrivaine Rina Sherman, qui s’est constituée partie civile, le juge d’instruction, Patrick Ramaël, a retenu la thèse de l’implication de Rivoire dans le décès de l’ancien rédacteur en chef de Gamma et a ordonné le 5 février dernier, le renvoi de l’affaire devant le tribunal de grande instance à Paris. Un imprévu : les enfants de Contant se sont constitués également partie civile la veille de l’audience publique qui a eu lieu jeudi dernier. Le procès a été marqué par l’intervention de Rina Sherman qui a demandé à ce que justice soit rendue. Accusée par Jean-Baptiste Rivoire d’avoir mené une campagne médiatique et judiciaire acharnée contre lui, elle réplique devant le juge qu’“elle n’a sollicité aucun journal”, et qu’elle a uniquement envoyé aux rédactions algériennes, notamment des communiqués de presse.
Preuve en est, soutient-elle, “en France il n’y a aucune information sur cette affaire.” Contactée par téléphone, hier, Rina Sherman confie que “l’avocat de Rivoire m’a présentée avant et durant ce procès comme une fanatique, une hystérique qui fait de l’affaire de Didier Contant un fonds de commerce. Rien n’est plus loin de la vérité. J’ai porté plainte, il y a cinq ans et la procédure judiciaire qui comprend l’instruction a été longue. Ce qui est normal. J’aurais aimé que cela prenne moins de temps. C’est une véritable torture, y compris pour moi.” Elle pense que le juge, qui a présidé l’audience de jeudi, “connaît bien le dossier et a bien fait son travail.” “Le juge a posé plusieurs fois la question à Rivoire insistant pour savoir qu’est-ce qui lui fait dire que Didier est un double barbouze des services algériens et français. Il niait, mentait ou répondait à côté. “Laissons la justice faire son travail.” Au cœur du procès de jeudi, un e-mail envoyé par Rivoire à Jean-Marie Montelli du Figaro Magazine dans lequel, il lui disait que Contant a collaboré avec les services algériens comme témoin à charge contre Abdelkader Tigha.
Sur quelle base a-t-il apporté ces affirmations. Non seulement Jean-Baptiste Rivoire, selon des témoins présents au procès, n’apporte aucune réponse à cette question, mais pis son avocat a versé ce texte à son dossier. Le collaborateur de Figaro Magazine s’est jeté du balcon de l’appartement de l’une de ses connaissances après, selon Rina Sherman, avoir subi des pressions de la part du clan de “qui-tue-qui”. Didier Contant était, soutient-elle, dans son livre la Huitième mort de Tibhirine, très affecté par le refus du Figaro Magazine de publier la suite de son enquête, après avoir été approché par Rivoire. Jean-Baptiste Rivoire et Didier Contant enquêtaient tous les deux, en 1996, sur la mort tragique des trappistes de Tibhirine. Le travail de Contant démentait les accusations de l’ex-officier des services secrets algériens Abdelkader Tigha. Selon la version de ce dernier, les trappistes ont été kidnappés par un “émir” du GIA, sous instigation des services algériens. Version rapportée et défendue par Rivoire. Seulement Contant avait retrouvé un témoin enlevé en même temps que les moines, qui a réussi à fuir ses ravisseurs. Ce dernier est formel : le rapt des religieux a bien été commis par le GIA. Ce qu’il faut retenir également de ce procès, c’est que c’est la première fois qu’un journaliste français est devant le tribunal correctionnel pour des propos qu’il a tenus ou rapportés dans ses écrits.









POUR QUE GRANDISSE PLUS VITE LE SOUTIEN A ROMAÏSSA.

Publié le 01/10/2009 à 05:34 par georgeslondiche
POUR QUE GRANDISSE PLUS VITE LE SOUTIEN  A ROMAÏSSA.
Non, je n' ai pas fait une maladresse de plus avec l' ordinateur.
L' article du "Soir d' Algérie" que je viens de mettre sur ce blog est bien celui annoncé, aujourd' hui 1er octobre 2009, en première page du quotidien sous le titre "Actualités: FRANCE Des élus sensibilisées sur le cas de Romaïssa" avec deux photos, signifacatives des progrés obtenus, de l' enfant.
Si cet article n' est rien d' autre qu' un "copié-collé" -ce que je regrette- du texte mis sur ce blog au soir de la fête du 13 septembre à Sassenage, il a, au moins, le mérite de porter à la connaissance de ses lecteurs, les réactions des maires de Grenoble et de Sassenage, convaincus que pour aider efficacement Romaïssa, il faut "sensibiliser le maximum d' acteurs politiques et sociaux".
Ceci a commencé à se faire en même temps que des responsables politiques et sociaux, français et algériens travaillaient à l' organisation du suivi médical et rééducatif de Romaïssa.
Il n' est ni de ma responsabilité ni, encore moins, de ma compétence de précisérer, sur ce blog, les avancées mais aussi les difficultés de l' oeuvre de solidarité entreprise.
Ceci n' est-il pas de la responsabilité des journalistes et, tout particulièrement ceux en poste à Paris et donc, au plus près de Romaïssa?
La question leur est posée. Avec l' espoir qu' ils y répondent. georges.

DES ELUS SENSIBILISES SUR LE CAS DE ROMAÏSSA.

Publié le 01/10/2009 à 05:24 par georgeslondiche
Quotidien LE SOIR D' ALGERIE" 1er octobre 2009.

Actualités : FRANCE.

Des élus sensibilisés sur le cas de Romaïssa

Lors de la fête de l'«Amitié des communautés de l'agglomération » organisée au mois de septembre, comme chaque année, à Sassenage (France), l’Algérie était représentée par l'«Association de la communauté algérienne de l'Isère» dont le stand exposait des objets d'artisanat, des livres et des photos et proposait du thé et des petits gâteaux à ses visiteurs non musulmans (la fête s’est déroulée en plein Ramadan).
Quelle meilleure place que ce stand pour installer la table de la «coopération décentralisée Sassenage Algérie». «Coopération décentralisée», deux mots pour définir une grande variété de projets à mettre en œuvre et dans lesquels les simples citoyens, des deux nations, sont appelés à jouer un rôle important. Et la coopération entre les responsables des services de santé algérien et français, qui a fait qu' une enfant algérienne a pu être opérée en France et a recommencé à sourire, doit continuer afin qu’elle puisse aller au bout de sa rééducation. Mais cela ne se fera pas automatiquement. Les Etats ont des priorités, d'ailleurs louables ou critiquables, qui font que des cas comme celui de Romaïssa ne sont pas leur principal souci et cela peut se comprendre. Face à cette situation, nul doute que la «coopération décentralisée» soit une aide précieuse pour que cette coopération des services de santé continue et se renforce. C’est l'objectif immédiat que s'est fixée la «coopération décentralisée Sassenage Algérie». Mis au courant des difficultés que rencontrent Romaïssa, le maire de Sassenage a aussitôt téléphoné à la maman pour l’assurer de son soutien à toute initiative de solidarité. «Soutenir toutes initiatives », c'est ce qu'il a dit, certes avec d’autres mots mais tout aussi clairement, dans son discours d’ouverture de la fête. Et lors de la visite des stands par les officiels, devant les photos de Romaïssa, d’avant et après les opérations des 10 et 30 juillet, le maire de Grenoble, invité comme tous les ans à cette fête, et d’autres élus locaux, ont convenu qu’il «fallait faire quelque chose», sans faire de promesses en l’air. L’essentiel est de sensibiliser le maximum d’acteurs politiques et sociaux. C'est donc un espoir sérieux pour le soutien à la cause de Romaïssa qui est aussi celle d’autres malades.
R. N.


ASSASSASSINES PARCE QU' ENSEIGNANTS.

Publié le 28/09/2009 à 04:51 par georgeslondiche
LE SOIR D' ALGERIE (Lundi 28 septembre page 6)
SIDI-BEL-ABBÈS
COMMEMORATION DU 12 ème ANNIVERSAIRE DE L' ASSASSINAT DE 12 ENSEIGNANTS.

Hier dimanche, Sidi-Bel-Abbès a commémoré le 12e anniversaire de l’assassinat de 12 enseignants, dont 11 femmes, crime abjecte qui a fait sortir de l’anonymat la localité de Aïn-Adem, dans la région de Sfisef (Sidi-Bel-
Abbès). En effet, l’Organisation nationale des victimes du terrorisme et des ayants droit et les autorités locales et civiles de la région se sont receuillies sur les lieux de leur assassinat où une stèle a été érigée à la mémoire des disparus avant de déposer une gerbe de fleurs.
C’est dans la douleur que les Bélabésiens ont revécu cette journée noire du 27 septembre 1997 où douze enseignants revenant de leur travail ont été interceptés à la sortie de la localité de Aïn-Adem et sauvagement égorgés par des terroristes malgré leurs supplications.
Seul le chauffeur du Karsan qui les transportait a été épargné. Les défuntes étaient âgées de 22 à 30 ans, l’une
d’elles était mariée depuis 2 mois, une autre était enceinte de 4 mois, et certaines étaient mères de famille.
La plus âgée ne dépassait pas les 40 ans et avait cinq enfants. Aïn-Adem, qui panse ses blessures, n'oubliera
pas l’assassinat des enseignants de leurs enfants qui ont bravé la mort pour continuer à dispenser le savoir.
A. M

AFFAIRE DE L’ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE

Publié le 26/09/2009 à 06:38 par georgeslondiche
Actualité (Samedi 26 Septembre 2009)

QUOTIDIEN ALGERIEN "LIBERTE" 26 septembe 2009.

Paris déterre des documents secrets
Par : FARID BELGACEM

Bourré de “contradictions à la française”, ce dossier qui évoque une “bavure algérienne” est devenu, à la longue, un moyen pour Paris de faire chanter Alger.

L’affaire de l’assassinat par le GIA des moines de Tibhirine, à Médéa, en 1996, est loin de connaître son épilogue. Après la demande de la levée du secret-défense, une demande soigneusement satisfaite dans l’urgence, le quotidien le Figaro a révélé, dans son édition de jeudi dernier, que le ministère français de la Défense a retrouvé 20 documents secrets sur l'assassinat de ces moines, sans en préciser le contenu.
La question est de savoir comment ont-ils été retrouvés, voire déterrés aussi vite après la démarche du juge d'instruction Marc Trévidic auprès de trois ministères ? Il s’agit surtout de s’interroger sur les raisons de ce rebondissement alors que Paris avait affirmé en juillet dernier qu’aucune note, de quelque nature soit-elle, du général Bushwalter ne se trouvait dans les archives du ministère de la Défense, qui vient de découvrir — drôle de contraste — le pot aux roses au sein de ses mêmes services ! Selon le Figaro, ces documents “précieux” ont été établis notamment par la Direction générale de la sécurité extérieure (Dgse) sur les sept religieux enlevés dans leur monastère et assassinés en 1996 par le GIA. Et si les dessous du rebondissement de cette affaire relèvent d’un secret de Polichinelle, car il s’agit avant tout d’une affaire franco-française, Paris persiste à imputer cet acte ignoble à Alger et continue à parler de “bavure algérienne”. “Les documents que les services détenaient sur l'affaire ont en fait été retrouvés cet été. Ceux qui étaient classés secret-défense, une vingtaine, ont été transmis la semaine dernière à la commission consultative du secret de la Défense nationale, qui se prononcera sur l'opportunité de les déclassifier d’ici un à deux mois. Le ministre de la Défense, qui s’est engagé à suivre l’avis de la commission, transmettra ensuite au juge antiterroriste les documents concernés. On ignore encore si le Quai d'Orsay et la place Beauvau ont fait preuve d'une diligence similaire”, écrit encore le Figaro qui évoque le caractère “confidentiel” des écrits de la Dgse dont la “communication suscite d'ores et déjà un espoir sérieux pour l'enquête”. Mieux, Paris presse la machine judiciaire en confiant le dossier au juge antiterroriste Marc Trévidic qui a souligné, dans ces “trois notes”, les aspects inhérents à cette affaire.
D’ailleurs, le Figaro révèle avoir consulté ces “notes” dans lesquelles ce juge s’interroge si “les rapports du médecin militaire qui a vu les têtes des moines auraient-ils noté des traces de balles ?” et “si les rapports de la Dgse feraient-ils mention de missions de l'armée algérienne et des zones d'action des hélicoptères ?” Avant que le même journal n’écrive : “Le juge dispose d'un nouvel indice pouvant accréditer la thèse d'une bavure”, et ce sous prétexte qu’aucune piste ne sera “négligée” par le magistrat instructeur. En France, l’art de la diversion fait bon office dès qu’il s’agit de pointer le doigt sur un pays comme l’Algérie. Une chose est sûre : avec le seuil du “zéro innocence”, Paris confirme son adage populaire selon lequel “quand on n’arrête pas de coupable, on le fabrique”. Car, après tout, l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine, si chacun venait à presser l’autre, éclabousserait plusieurs personnalités à Paris. À moins que la France ne veuille réinventer des lectures sur le terrorisme quinze ans après ce crime odieux perpétré contre les sept moines. Et sur cet aspect, Alger aura son mot à dire…

FARID BELGACEM

AU SOIR DE LA FÊTE DE L' AMITIE A SASSENAGE.

Publié le 13/09/2009 à 22:36 par georgeslondiche
AU SOIR DE LA FÊTE DE L' AMITIE A SASSENAGE.
Le maire de Sassenage (au centre) et celui de Grenoble (à droite) s' entretenant, avec georges, sur d' éventuelles possibilités de participation, au niveau local, départemental, voire régional, au soutien à Romaïssa


La fête de l' "amitié des communautés de l' agglomération" organisée, chaque mois de septembre, depuis dix ans, à Sassenage a connu son habituel succès sous un ciel, de fin d' été, des plus agréables.
L' Algérie y était représentée par l' "Association de la Communauté Algérienne de l' Isère" dont le stand exposait objets d' artisanat, livres et photos et proposait le thé et de petits gâteaux à ses visiteurs non musulmans.
Quelle meilleure place que ce stand pour installer la table de la "coopération décentralisée Sassenage Algérie"?
"Coopération décentralisée" -deux mots pour définir une grande variété de projets à mettre en oeuvre et dans lesquels, les simples citoyens, des deux nations, sont appelés à jouer un rôle important.
Et la coopération, entre les responsables des services de santé algérien et français, qui a fait qu' une enfant algérienne a pu être opérée en France et recommencer à sourire doit continuer afin que cette enfant puisse aller au bout de sa rééducation.
Mais cela ne se fera pas automatiquement. Les états ont des priorités,d' ailleurs louables ou critiquables, qui font que des cas comme celui de Romaïssa ne sont pas leur principal souci et cela peut se comprendre.
Face à cette situation, nul doute que la "coopération décentralisée" soit une aide précieuse pour que cette coopération des services de santé, continue et se renforce.
C' est l' objectif, immédiat, que s' est fixée la "coopération décentralisée Sassenage Algérie".
Mis au courant des difficultés que rencontre Romaïssa, le maire a, aussitôt, téléphoné à la maman pour l' assurer de son soutien à toute initiative de solidarité.
"Soutenir toutes initatives", c' est ce qu' il a dit, certes avec d' autres mots mais tout aussi clairement, dans son discours d' ouverture de la fête.
Et lors de la visite des stands par les officiels, devant les photos de Romaïssa, d' avant et après les opérations des 10 et 30 juillet, le maire de Grenoble, invité comme tous les ans à cette fête, et d' autres élus locaux, sans faire de promesses en l' air, convenaient qu' il "fallait faire quelque chose".
C' est donc un espoir sérieux pour le soutien à la cause de Romaïssa qui est aussi celle d' autres malades. Et cet espoir vaut bien plus que toutes les promesses en l' air.

EL WATAN NOUS INFORME SUR L' INTOLERANCE RELIGIEUSE (10/9)

Publié le 10/09/2009 à 05:11 par georgeslondiche
Sous prétexte de défendre la religion, les actes d’intolérance se multiplient.

Et revoilà l’inquisition drapée des oripeaux du rigorisme et de la bienséance la plus chafouine qui frappe de nouveau ! Le fait : Djamila, une jeune émigrée, et son cousin, ont été arrêtés le 1er septembre dans un parking attenant au parc zoologique de Ben Aknoun alors qu’ils s’apprêtaient à casser la croûte à bord de leur véhicule. Ils sont embarqués manu militari au commissariat de Draria et placés en garde à vue pendant 24 heures, avant de se voir transférés à la prison d’El Harrach. Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention d’un personnage haut placé qui a hâté leur libération. Malheureusement, le calvaire de Djamila et son cousin n’a rien d’une petite fausse note dans un havre de tolérance.
Qu’on se souvienne de l’affaire des six personnes condamnées, le Ramadhan dernier, à 4 ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Biskra. Il leur avait été reproché de s’être livrés à des jeux de société, une bouteille d’eau gisant à côté d’eux. Ils finiront par être acquittés grâce à la mobilisation de pans entiers de l’opinion, scandalisés par cette chasse aux sorcières d’un autre âge. Rappelons également le cas de ces trois manœuvres en bâtiment « surpris » sur un chantier, à Alger, en train de griller une cigarette. Le châtiment s’est voulu, également, aussi sévère qu’exemplaire. Le tribunal de Bir Mourad Raïs les avait condamnés, le 30 septembre 2008, à 3 mois de prison ferme avant que la cour d’appel ne revoie la sentence à la baisse en les condamnant à 2 mois d’incarcération avec sursis, sachant qu’ils avaient purgé cette même peine au titre de la détention préventive.

LA LIBERTE DE CONSCIENCE AUX ORTIES.

Il est important de souligner que les magistrats ayant eu à statuer sur ces cas ne s’appuient sur aucun texte clair. De fait, il n’existe pas, dans le code pénal, d’article explicite, signalent les juristes, qui condamne expressément les non-jeûneurs. L’action publique repose, en l’occurrence, sur un article vague introduit dans le corpus juridique à la faveur de l’amendement du code pénal et du code de procédure pénale opéré en 2002. Il s’agit de l’article 144-bis 2 qui dit : « Est puni d’un emprisonnement de trois à cinq ans et d’une amende de 50 000 DA à 100 000 DA, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le Prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen. » En l’espèce, on ne peut que constater « l’élasticité » du code pénal qui laisse ainsi à l’appréciation du juge l’étendue de la peine à infliger au contrevenant aux règles sacrées du Ramadhan. Dans ce même ordre d’idées, il faut relever cette autre aberration qui consiste à priver les ressortissants étrangers de toute possibilité de se sustenter le jour, en période de jeûne. Cela a été observé y compris dans des hôtels cotés, qui, pour nombre d’entre eux, poussent l’inhospitalité jusqu’à refuser à leur clientèle non musulmane le petit-déjeuner. Que de fois n’avons-nous entendu autour de nous nos aînés évoquer, non sans une certaine nostalgie mâtinée de rage, une Algérie beaucoup plus tolérante, plus ouverte, où il faisait bon vivre malgré tout et où jeûneurs et non-jeûneurs se fréquentaient dans une parfaite indulgence. A la lumière de ce qui vient de se passer à Ben Aknoun, on mesure l’ampleur de la régression accusée par notre société et l’emprise des pratiques inquisitrices qui ciblent avec acharnement les « minorités » de toute sorte (qu’elles soient cultuelles ou culturelles) qui se cramponnent à leur pays, l’Algérie, contre vents et marées. Les exemples de cette intolérance tous azimuts ne manquent pas. On se rappelle de l’épisode de Habiba K., cette citoyenne de Tiaret condamnée en première instance à trois ans de prison. Son tort ? Elle était en possession d’exemplaires de la Bible, elle qui s’était convertie au christianisme. Citons aussi le tollé soulevé par les miniatures qui illustrent l’excellent livre de cheikh Khaled Bentounès, Soufisme, l’héritage commun, une levée de boucliers qui a mobilisé, outre les forces fondamentalistes les plus obscures, des cercles proches du pouvoir. Rappelons également la campagne de fermeture des bars et autres night-clubs au pas de charge et le durcissement des licences d’ouverture de débits de boissons, plongeant nos villes dans un climat de « prohibition ». L’excès de zèle frisant le folklore qui a entouré le Ramadhan des Verts lors de leur stage au cercle militaire de Beni Messous, avant le choc Algérie-Zambie, qui a fait les choux gras de certains médias (ENTV en tête), en a choqué plus d’un avec tous ces reportages gentillets qui s’échinaient à mettre en évidence la piété et l’atmosphère de khouchouâ dans laquelle le groupe évoluait en ce mois sacré. Des titres sont allés jusqu’à comparer le match de dimanche dernier à la bataille de Badr, avec un atavisme consommé où la bigoterie le dispute au populisme en puisant à volonté dans la mythologie fantastique d’un Islam fantasmé.

À QUAND DES "ESPACES NON-JEÛNEURS"?

Question naïve : à quand des espaces non-jeûneurs dans les entreprises, dans les trains longs trajets, voire dans certains espaces publics ? Il ne faut pas rêver, surtout à voir les campagnes policières de chasse aux couples, aux harraga et aux non-jeûneurs se doubler d’un effort médiatique sans précédent pour engouffrer définitivement la société algérienne dans le Moyen-Âge. La tolérance, c’est l’affaire d’institutions fortes, nous semble-t-il, dont les médias sont des acteurs de premier plan. Qu’un quotidien, Ennahar pour ne pas le nommer, joue les procurateurs bondieusards en mettant, dans sa Une d’hier, un jeune sur le point de mordre dans un sandwich, cela n’a qu’un nom : la délation. Le journal titre en grosse manchette : « Des cafés et des restaurants bafouant la sainteté du Ramadhan en plein jour. » Dans le reportage qui pointe du doigt la Kabylie comme bastion de la chrétienté et fief des anti-Ramadhan (un thème cher à une certaine presse à sensation), l’auteur du papier va jusqu’à dénoncer à la police un groupe de récalcitrants pas très emballés par le rite du carême. Mais les services de police n’ont pas jugé utile de rééditer l’action musclée de leurs collègues de Ben Aknoun, regrette le cafteur. Moralité : il apparaît urgent, dans cette Algérie déboussolée, cette Algérie gangrenée par la haine et l’intolérance, de sonner la révolte des citoyens libres et de susciter la mobilisation de tous afin de récupérer tous ces espaces de liberté cédés.

Par Mustapha Benfodil

ROMAÏSSA VOUS EMBRASSE. Le soir d' Algérie du 8/9

Publié le 09/09/2009 à 04:15 par georgeslondiche
Romaïssa va bien. Elle parle de mieux en mieux,
articulant nettement les mots. Elle marche sans l’aide
de personne. Cette fille qui était presque mourante revit
grâce à Dieu et à votre soutien si précieux. Elle vous dit
merci à tous.
A ceux qui ont rendu possible la délicate intervention
chirurgicale du 10 juillet et celle, non moins délicate, du
30 du même mois qui a pu régler le problème de l'oedème
au cerveau qui l’empêchait de recouvrer sa
santé.
Au gouvernement algérien qui a financé cette coûteuse
intervention (on parle d’un demi-milliard) et qui a
annoncé qu’il continuait à prendre en charge la rééducation
de Romaïssa. Néanmoins, et puisque cette opération
est en cours grâce à l’AME française (Aide médicale
d’Etat), des proches et des amis de la maman de
Romaïssa suggèrent que cette aide algérienne soit
orientée vers l’hébergement et le transport. Mais il faudrait
tout d’abord que le ministère de la Solidarité et les
consulats algériens réagissent aux appels désespérés
de la maman.
A ceux qui ont tout fait pour que sa maman ait un
pécule à son arrivée à Paris. A ceux qui l’on aidée en
dinars. A ceux qui l’ont appelée pour la réconforter.
A l’admirable famille qui l’héberge à Vitry et fait le
tour des mairies et des associations pour faciliter le
séjour de la patiente et de sa maman.
Romaïssa nous charge de vous remercier tous et
vous transmet ces deux photos pour que vous sachiez
que vous ne vous êtes pas mobilisés pour rien ! Mais
elle a toujours besoin de vous, surtout vous qui êtes à
l’étranger pour l’aider à faire face aux frais onéreux de
son séjour parisien.
M. F.

www.lesoirdalgerie.com