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georgeslondiche
Description du blog :
Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
03.03.2008
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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Présentation de "Guerre" et "guerre" d' "Algérie".

Posté le 26.03.2008 par georgeslondiche


--

Une remarque sur le site de

Posté le 26.03.2008 par georgeslondiche
Ce jour, mercredi 26 mars 2008, les termes me mettant en cause ainsi que ma famille ont disparu du site de l' association "Mains tendues France Algérie".
Sans commentaire de ma part.

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Posté le 31.03.2008 par georgeslondiche
l'histoire de fedj-m'zala
Histoire de cessenon et d'ailleurs avec des textes d' actualité

Dissolution de l' association

Posté le 05.04.2008 par georgeslondiche
ce jour quatre avril 2008, l' assemblée générale a voté la dissolution de l' association "Mains tendues France Algérie". Cette dissolution était devenue inévitable du fait de trop d'avis divergeants, au sein de sa direction, sur la façon d' entretenir une relation avec l' Algérie.
La relation entre Sassenage et Ferdjioua ne s' en poursuivra pas moins et ce, avec l' engagement plus avant des mairies des deux villes.
Cela devrait pouvoir se faire dans le cadre de la "coopération décentralisée" un concept nouveau et déjà mis en oeuvre par Sassenage et une ville du Maroc.

reçu le 6 janvier 2005

Posté le 09.04.2008 par georgeslondiche
Posté le 04.03.2008 par georgeslondiche
Je vois que ton voyage a été fructueux tant en amitié que par les interviews qui t’ont permis de préciser ton point de vue sur le rôle des combattants du FLN et de celui de l’armée française.

Robert B..., Brains-sur-Vilaine

L' ENNEMI INTIME

Posté le 20.04.2008 par georgeslondiche
Je n'ai pas vu le film "L'Ennemi intime" mais ce que j'ai pu en lire dans la presse, et voir à la télévision, m'ont confirmé que, plus de quinze ans après la sortie du livre "La guerre sans nom", son coauteur (avec le cinéaste BertrandTavernier) Patrick ROTMAN continuait, comme dans le livre, de souvent travestir la vérité quand il ne faisait pas carrément dans la fiction. A preuve ces passages de son livre:
"la guerre s'est terminée dans un fiasco épouvantable. On a laissé les mains libres au parti le plus dur"....."je ne suis pas sûr que le paysan algérien ait gagné au change" (Propos d'un ancien appelé rapportés page 137 de "La guerre sans nom").
Et cette "fable" à propos des barricades d'Alger( 24 janvier 1960):
"Les régiments parachutistes, 1er REP et 1er RCP, chargés du maintien de l'ordre, refusent de monter à l'assaut des "barricades" (page 189 de "La guerre sans nom").
Et aujourd'hui, en 2007, ces commentaires relevés dans la presse française:
"La plupart (des appelés) ont accepté l'inacceptable. D'où leur sentiment de honte, de lâcheté. Combien de fois ais-je vu des types de soixante ans, défaits, qui s'effondraient en larmes, incapables jusque là de s'extérioriser, de se confesser à leurs proches, leurs femmes, leurs enfants? Car c'est de l'ordre de l'indicible, de la négation de l'homme".
Ainsi raconté, la guerre d'Algérie fait des appelés des personnages à la conduite morale plus que douteuse.
J'ai participé à cette guerre, contre laquelle je fus dès son début, mais je n'éprouve aucune responsabilité, fusse-t-elle morale, à y avoir participé.
Ce n'est pas par hasard que j'ai intitulé mon livre -je devrais écrire "notre livre" tant il doit beaucoup aux carnets d'un maquisard de l'ALN- "Guerre et "guerre" d'Algérie".
"On rêve d'un film à deux visages montrant la vision du FLN" ...."Il faudrait que ce soit les Algériens qui le fassent. Mais il n'y a pas que chez nous que cette guerre reste taboue. Les Algériens entretiennent toujours le mythe d'un FLN représentant du peuple et menant une guerre de libération nationale, sans se demander jusqu'à quel point la fin justifie les moyens".(Le Monde 3 octobre 2007).
Une fois de plus, le FLN et les Algériens -du moins ceux auxquels pense l'auteur de l'article sans avoir l'honnêteté de les citer- sont calomniés.
"Si le FLN avait été irréprochable, comme les résistants en France qui n'ont jamais massacré de population civile, la guerre aurait été très différente" (Extrait de l'interview de P. ROTMAN par le journal l'Humanité Dimanche du 4 au 10 octobre 2007).
Autrement dit:" Si la guerre fut ce qu'elle fut, ce fut d'abord de la faute à la sauvagerie du FLN".
Le quotidien algérien EL WATAN dans son édition du 7 octobre 2007, écrivait, sans aucune remarque comme si ces affirmation ne supposaient pas d' être nuancées: "Par ailleurs, le film a levé un petit voile sur les massacres perpétrés également par le FLN contre les populations civiles musulmanes. Égorgement de militants du MNA (mouvement national algérien), assassinats de réfractaire et de tous ceux qui refusaient de payer l'impôt révolutionnaire ou aider les maquisards, tous les moyens étaient bons pour soumettre la population civile et l'impliquer dans la guerre".
Suit une référence à la revue "Historia" qui fait le décompte des victimes musulmanes du FLN entre 1954 et 1962: 17.000 morts et 13.000disparus auxquels il faut ajouter 4000 musulmans tués en métropole".
Et le journaliste de terminer son article en citant, sans aucun commentaire, ce passage de la revue Historia:" Sans oublier l'affaire Mélouza où le FLN avait abattu 374 villageois proches du MNA en 1957 et l'opération "bleuïte" en 1958, destinée à purger le maquis des traîtres. Menée par le colonel Amirouche au sein de la wilaya 3, elle a fait entre 2000 à 3000 victimes".
Quel responsabilité du FLN, et à quel niveau de l'organisation, dans la tragédie de Mélouza? Je n'en sais rien mais ce que je sais, c'est qu'Amirouche n'y était pour rien et que l'affaire dite de la "bleuïte" fut montée de toutes pièces par les services de renseignements français. ( Voir "Guerre et "guerre" d'Algérie).
Que l'on ne vienne pas me dire que je m'en suis tenu à "des extraits de phrases sorties de leur contexte"; c'est souvent l'argument de gens qui craignent de regarder le dit contexte dans sa totalité.
Devant ce "Platon de la guerre d'Algérie" comme l'écrit le journaliste du quotidien l'Humanité (page "culture" du 3 octobre 2007) qui cite "les confrères de Studio", une question me vient à l'esprit: Pourquoi ce film n'a pas été tourné coproduit avec des cinéastes algérien?
Question saugrenue? Ah, bon.

Une liberté toujours menacée.

Posté le 24.04.2008 par georgeslondiche
J' ai cru pouvoir en user, non sans une certaine retenue due au bon sens, en mettant, sur ce blog, des articles de presse pouvant intéresser ceux qui, citoyens français ou algériens, souhaitent plus de compréhension et d' amitié entre les deux nations.
Moins d' un mois après la création de ce blog, me sont arrivées des mises en garde portant, essentiellement, sur la possibilité technique de modifier un article en en ôtant, ou en y ajoutant, un ou plusieurs passages, voire qu' un mot et ainsi faisant, déformer le sens de l' article en question et donc, la pensée de son auteur.
Ne voulant pas épiloguer sur le bien-fondé de ces mises en gardes, dont certaines venues de quelques uns de mes amis connus, j' ai choisi de supprimer la rubrique "Presse" et de la remplacer par celle intitulée "Ma liberte d' expression". J' ose espèrer que d' évoquer un article de presse ne m' attirera pas de nouvelles "mises en gardes".
Cette rubrique est ouverte à tous à condition de respecter les lois en vigueur et à condition aussi d' accepter que l' adresse mails de l' intervenant soit indiquée.
Cela dit, je me réserve le droit de refuser de mettre en ligne un texte avec lequel je me trouverais, par trop, pas d' accord.
Cela, parce que si je souscris à la devise de Voltaire "Je ne suis pas d' accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire", je souscris aussi, quand les circonstances l' imposent, à celle de Saint-Just "Pas de liberté aux ennemis de la liberté".
Le livre d' or est un premier endroit pour que le visiteur y inscrive son sentiment sur le contenu du blog et y dise ce qu' il en attend ou espère.
J' adresse un amical salut au journaliste, d' un grand quotidien algérien, auquel j' avais demandé l' autorisation de publier ce qu' il avait écrit et qui me répondit: "Pas de problème, c' est fait pour être connu".

FAIRE CONNAÎTRE CE BLOG.

Posté le 25.04.2008 par georgeslondiche
Aux amis de ce blog, recommandez-le en indiquant que la plus meilleure façon de le trouver est de rechercher, sur Google: coeurs ouverts france algerie page 4.

UNE DES RAISONS DE LA CREATION DE CE BLOG.

Posté le 26.04.2008 par georgeslondiche
MESSAGE ENVOYE LE 15 FEVRIER 2008.

Aux adhérents et amis de "Mains tendues France Algérie",

Moins de deux mois après l' élection d' une nouvelle présidente, celle-ci démissionnait quelques heures après la démission de la trésorière.
Coincidence? Autre chose?
Pourquoi ces démissions -aussitôt, suivies d' autres- alors que le but de la modification des statuts de l' association, à savoir, plus de facilités pour changer de président, avait été atteint?
Pourquoi ces démissions alors que, sans cacher ma déception et, je dois le dire, une certaine amertune, j' avais promis à nos amis d' Algérie, d' aider la présidente à faire avancer la relation Sassenage Ferdjioua?
Une chose fut de désavouer ma conception des rapports avec l' Algérie, tout autre était de la remplacer autrement que par des mots et des intentions.
Je l' ai souvent dit et le pense toujours: De part la diversité d' opinions de ses membres, y compris à sa direction, l' association avait quelque chose d' unique et ce, parmi toutes les associations ayant, de près ou de loin, un rapport avec l' Algérie.
ce "quelque chose" était la liberté d' expression qui, toujours, arrivait à passer par dessus les différences d' opinions.
Pour moi, c' était la preuve de la capacité de notre association à faire face et à surmonter toutes les difficultés.
Certains m' ont reproché d' avoir abusé de cette liberté. Comme si la liberté d' expression devrait avoir d' autres limites que celles du respect des personnes et devrait étendre ce respect à des différences d' opinions sur les sociétés, les moeurs, les philosophies, les religions, bref, les croyances des uns et des autres.
Lors du séjour à Ferdjioua (Treize personnes dont le maire de Sassenage et l' un de ses adjoints) j' ai vraiment cru que les difficultés rencontrées par notre association étaient définitivement écartées.
De fait, elles n' allaient cesser de grandir et leur nombre d' aller en augmentant.
Je pense nécessaire de rappeler les principales et dans l' ordre de leur apparition.
L' un des deux jeunes d' Algérie, invités conjointement par la mairie et notre association, à l' occasion de la fête des communautés 2006, ne rentra pas en Algérie.
Avait-il mûrit un projet de rester en France ou céda-t-il aux sirènes de militants grenoblois de la cause des "réfugiés politiques algériens", toujours est-il qu' il devint un argument de plus pour ceux qui ne cessent de présenter l' Algérie comme un pays dans lequel les droits de l' homme seraient continuellement bafoués par les dirigeants de l' Etat.
La deuxième difficulté, de loin la plus négative pour la relation Sassenage Ferdjioua, fut le comportement de l' un des participants au voyage à Ferdjioua qui, au retour, mis en ligne, sur son blog et pour illustrer le compte-rendu de son voyage, des photos, ne lui appartenant même pas, au mépris de ma demande, et de celle de Ferdjioui, de ne pas mettre des photos sur des sites sans en avoir demandé l' autorisation aux intéressés.
Sa réponse à l' un de mes messages de protestation fut un dessin représentant la liberté, en Algérie, entourée de hautes murailles. Le message était clair et montrait l' opinion que ce personnage, sûr de ses convictions, avait de l' Algérie.
Opinion qu' il s' était bien gardé d' émettre quand nous étions à Ferdjioua se contentant d' y apparaître comme un ancien combattant qui dénonce les horreurs de la guerre mais qui met les combattants des deux camps sur le même plan des responsabilités morales.
Ce qui l'amène, comme il le dit lui-même dans un film témoignage sue la guerre d' Algérie, à ne toujours pas regretter de ne pas avoir donné à boire à un prisonnier alors qu' il était sous-officier responsable d' un groupe de soldats appelés qui se restauraient devant un prisonnier à bout de force.
Ces deux événements ne sont pas les seuls à avoir fait que l' association n' existe pratiquement plus aujourd' hui.
S' il est exact que la décision de créer l' association fut prise par plusieurs personnes, il ne faut pas oublier que ce fut au retour de mon premier voyage à Ferdjioua et ne pas oublier non plus, que le but de ce voyage fut d' y présenter " Guerre et "guerre" d' Algérie", d' y rapporter les carnets cités dans ce livre et, à la demande du maire de Sassenage, et en son nom, d' y apporter un message d' amitié et d' essayer d'y établir des contacts en vue d' une collaboration officielle entre les deux villes.
Apprenant le résultat de l' élection au poste de président de l' association, le maire de Sassenage rappelait, dans un message (Huit janvier 2008) à l' association, que celle-ci " a donc pour objectif d' étendre et de donner une raison au livre de Georges".
Je sais gré au maire d' avoir, non sans un certain courage politique en cette période électorale, rappelé cette vérité. Rappel qui lui valu quelques observations sévères venues de membres de l' association, observations lui spécifiant que si l' association avait pour objet de faire la promotion de ce livre, il fallait le mettre dans ses statuts.
Autrement dit, l' association ne rassemble pas des personnes autour d' un livre.
Cela est tout à fait exact mais, il faut le rappeler encore, c' est ce livre qui a ouvert une porte vers Ferdjioua, porte qu' il a passée avant tout membre de l' association et pour cause, l' association fut créée après sa présentation à Ferdjioua.
Voilà les trois principaux motifs qui ont, plus ou moins, amené l' association à envisager sa dissolution.
Sans doute, y en a-t-il d' autres; pour les connaître vraiment, il eut fallu que ceux qui ont quitté l' association disent clairement pourquoi à tous les adhérents.
L' Algérie et la France, leur passé commun, leurs différences de société, ce que pourraient réaliser ensemble ces deux nations, tout cela est tellement source de passions que je n' ai jamais, ne serait-ce que tenter, d' influencer Algériens et Français en faveur de ce que je crois nécessaire pour une relation durable entre nous tous.
Je m' en suis toujours tenu aux faits tels que je les percevais et, je l' espère, tels qu' ils étaient, et de dire ce que j' en pensais.
Aujourd' hui, certains proposent de mettre l' association "en sommeil"; Le premier février, j' ai voté contre la dissolution car j' espèrais que parmi tous les adhérents ils s' en trouveraient pour accepter de faire partie du bureau, condition légale, et indispensable, pour mettre une association en "sommeil".
A ce jour, à ma connaissance, personne ne s' est porté volontaire. Je ne l' ai pas été car j' ai toujours dit que je ne serai jamais le président d' une association-fantôme.
Une assemblée générale va donc se tenir dans un délai plus ou moins long et chaque adhérent, présent ou lointain, devra dire s' il est pour la mise en sommeil, (si un bureau est constitué) ou la dissolution.
Je voterai pour la dissolution, non pas que je désespère de la relation avec Ferdjioua mais parce que je suis, maintenant, persuadé que c' est la seule solution honnête surtout vis à vis de tous ceux qui ont cru en notre association.
La situation de la trésorerie étant irréprochable, je pense que l' argent devra être remis à la ville de Sassenage avec le souhait qu'il aille au service des aides sociales de celle-ci.
Quant à moi, comme je l' ai fait depuis la première page de "Guerre et "Guerre" d' Algérie", je continue, avec la même franchise, ma relation avec l' Algérie, avec ceux qui à Ferdjioua et ailleurs, me garde leur amitié et leur confiance même quand ils ne partagent pas tous mes points de vue sur leur pays et, encore moins, toutes mes idées. Ces idées, au premier rang desquelles, la liberté d' expression et la laïcité,ces deux principes s' excersant dans le respect des personnes. Ces idées que je défends en toutes circonstances et que je souhaite voir partagées par le plus grand nombre mais que je ne veux ni imposer ni voir imposées à qui que soit.
Amitié à tous. Londiche georges auteur de "Guerre et "guerre" d' Algérie".



De mon ami Pierre BOISGONTIER

Posté le 29.04.2008 par georgeslondiche
Je conserve soigneusement la photocopie d' une lettre manuscrite que Pierre Boisgontier m' avait montrée en me disant: " Lis, c' est ma réponse à ton ami."
Cette lettre était adressée à l' un de mes tout premiers correspondants en Algérie qui, m' ayant remis un livre, dont il était l' auteur, m' avait demandé de l' offrir, en son nom, à l' auteur de la "Quatrième de couverture" de "Guerre et "guerre" d' Algérie".
Dans le débat actuel, et souvent délétère, sur les religions, les propos de Pierre m' apparaissent comme des repaires, comme autant de précieux points d' appui pour tous ceux, dont je suis, pour lesquels le surnaturel n' est rien d' autre que le fruit de l' imagination de certains, fruit devenu conviction chez ceux qui les ont cru.
Comment faire connaître ces propos tout en respectant l' anonymat du destinataire de la lettre?
Comment le faire sans risquer de se voir accusé d' avoir "sorti les phrases de leur contexte"?
Je crois y être arrivé en ne citant ni le livre, ni son auteur qui, s' il le souhaite, pourra s' exprimer sur ce blog qui lui est ouvert.
Comme il est ouvert à tous les amis de l' Algérie.

LA LETTRE DE PIERRE BOISGONTIER.

Cher Monsieur,
Mon très cher ami Georges Londiche m' a confié votre livre (...) en me disant que vous aviez insisté pour avoir mon avis.
J' avoue que je suis assez peu compétent en matière de méditation. Déformation scientifique (ingénieur) j'' ai beaucoup plus manié les mathématiques, la régle à calculer puis l' ordinateur que tout ce qui ressemble à de la poésie.
Mais j' ai lu votre livre une première fois et je le relie tout en vous écrivant.
D' abord, vous avez eu raison de franchir le pas et d' écrire sur ce sujet.
Bien des gens pensent qui ne disent rien et leurs pensées restent inconnues, non seulement des autres mais d' abord d' eux-même; une pensée qui n' est pas dite à autrui n' a, pour moi, que très peu d' existence parcequ' elle n' a pas affronté l' extérieur.
On ne peut soi-même juger avec certitude, s' il n' y a pas dialogue et cela permet de valider, d' affirmer, et de rendre fécond des choses qui, autrement, ne sont que des variations du potentiel électrique et chimique de notre cerveau.
Il faut du courage pour écrire, c' est grâce au courage de Georges que vous l' avez rencontré, c' est grâce au vôtre qu' il m' est donné, aujourd' hui, de vous écrire.
La deuxième chose qui me frappe dans votre écriture, c' est sa manière d' aborder la méditation. Pour moi, cette approche se rattache à la tradition franciscaine, de Saint -François qui est souvent représenté entouré d' oiseaux de toutes espèces. Ainsi en va-t-il des paragraphes successifs tous intitulés "à propos de..." multiples choses". Cette façon de méditer renvoie à la liberté de l' esprit et se sépare de la méditation religieuse telle qu' elle qu' on me l' a enseigné il y a bien longtemps.
Le thème de la méditation était toujours le même: "De la grandeur de Dieu et de la petitesse de ses créatures".
Ce type de méditation est toujours en vigueur dans bien des lieux de prières des grandes religions actuelles.
J' en cherche encore l' intérêt de ce que j' appelle le mano-idéisme".
Un dernier aspect de vos méditations mérite, d' après-moi, d' être encore plus souligné, je dirais qu' il est, peut-être, la chose que je ressens le plus en vous relisant, c' est un grand sens de l' ambivalence des concepts, de leur mobilité, de leur apparition et de leur fluidité. C' est très évident dans tous vos paragraphes; un pris au hasard, (...) vous y niez le paradoxe mais, en même temps, vous le réaffirmé autour de la phrase chef. Et je pourrais multiplier les exemples mais je pense que c' est un peu votre dessein profond et le charme ultime de ce que je ressens finalement comme un grand poème.
Georges m' a dit que vous étiez croyant. Pour ma part, je me contente de penser que le monde et à lui-même sa propre explication, sa propre justification, il est parcequ' il est et, d' un certain point de vue, c' est passer à côté de ce mystère qu' est "le monde" que d' inventer un ou des dieux.
J' ai cet émerveillement du scientifique devant la nature dont l' homme, il l' oublie trop souvent, n' est qu' une partie.
Votre méditation polycentrée, à travers le méli-mélo des mots, évoque, chez moi, l' approche spinozienne d' un Dieu-Monde multiface dans sa matérialité.
Voilà quelques mots sur votre invitation à méditer.
Très cordialement. Pierre Boisgontier.


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