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georgeslondiche
Description du blog :
Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
03.03.2008
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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A NOS AMIS DE FERDJIOUA (En mairie de Sassenage le 4 septembre 2007 18heures

Posté le 03.05.2008 par georgeslondiche


Chers amis de Ferdjioua, de Sassenage et d'ailleurs,
Cinq ans après m'être rendu au consulat algérien de Grenoble pour informer le représentant officiel de l'Algérie de la sortie de "Guerre et "guerre" d'Algérie" un livre dont l'ossature est constituée de deux carnets de route d'un maquisard de la guerre 1954 1962.
Trois après que, répondant à l'invitation du président de l' "Association du Huit Mai 1945" de Ferdjioua, Monsieur Sade MOKRANI Ammar, j'eus rapporté ces carnets là-bas.
Un an, dans quelques jours, après le voyage à Ferdjioua de onze membres de notre association "Mains tendues France Algérie" accompagnés de Monsieur Christian COIGNE maire de Sassenage et de Monsieur Amédée MATRAIRE, l'un de ses adjoints, nous avons le grand plaisir de recevoir des Ferdjioui à Sassenage.
Chers amis de Ferdjioua, vous le savez, il a fallu beaucoup de volonté et de persévérance de votre côté, et du nôtre aussi, pour que vous soyez présent à la fête des communautés de l'agglomération.
Les difficultés que, je n'en doute pas, vous avez rencontrés sont les mêmes que rencontre toute relation, fût-elle des plus sincères, qui s'établit avec l'Algérie.
Il ne servirait à rien de vouloir ignorer ou ne pas tenir compte de cette évidence:
Différence de sociétés, de religions, de mode de vie, de moyens de vie aussi, poids des idées préconçues, des tabous, tout cela fait que la confiance éprouve des difficultés à prendre toute sa place dans la relation.
De plus, il y a les imprévus de la vie.
Après mon premier séjour à Ferdjioua, c'est le maire d'alors, Monsieur BEN CHERIF, qui devait venir à Sassenage à la tête d'une délégation de l'APC.
Hélas, la vie en décida autrement, Monsieur BEN CHERIF fut emporté par une attaque cardiaque.
Je garde un souvenir très fort de la première rencontre que j'eus avec lui au lendemain de mon arrivée à Ferdjioua en 2004.
Il m'avait reçu dans son bureau en compagnie de mon ami AMMAR qui, j'en suis certain, n'a rien oublié de cette entrevue.
Alors que le maire venait de prendre connaissance du message que Christian COIGNE m'avait demandé de transmettre à Ferdjioua, il me dit, après m'avoir demandé comment je trouvais l'Algérie: "Vous voyez, nous sommes une société musulmanne, vous êtes une société chrétienne".
Je lui avait répondu que "la France est une société laïque et que la laïcité garantie à tout citoyen sa liberté de croire ou de ne pas croire".
Si j'évoque ce souvenir, c'est pour montrer que la relation Sassenage Ferdjioua ne date pas d'hier, ni d'avant-hier, et que, dès son début, elle reposa sur des bases ne prétend pas à équivoque.
Quelques mots suffisent à les résumer: Franchise, Respect de l'Autre, Liberté d'expression.
Après le séjour du maire de Sassenage à Ferdjioua, c'était celui de Ferdjioua, Monsieur BOUZERARA qui devait venir à Sassenage.
Nous l'avons invité à cette fête des communautés de l'agglomération, il n'est pas venu.
Quelles que soient les raisons de son absence, notre association la regrette vivement. A lui, ainsi qu'à tous nos amis de Ferdjioua, nous disons que votre séjour à Sassenage est d'abord l'un des premiers éléments du projet que nous avons commencé à concrétiser et que nous saurons faire grandir avec tous ceux qui, à Ferdjioua, à Sassenage et ailleurs, voudront bien y participer.
Les échanges entre l'association "Mains tendues France Algérie" et l'Association du Huit Mai 1945" vont continuer, les échanges entre citoyens des deux villes devront s'intensifier.
Et tant mieux si APC et mairie de Sassenage décident, résolument, de poursuivre dans cette voie.
Ce message sera envoyé à tous les correspondants de notre association, d'Algérie et d'ailleurs.



--

MME ALLIOT-MARIE,MINISTRE DE L' INTERIEUR,A ALGER

Posté le 05.05.2008 par georgeslondiche
EXTRAITS D' UN INTERVIEW AU QUOTIDIEN EL WATAN.
"je suis très heureuse de venir une nouvelle fois à Alger et de rencontrer à nouveau Yazid Zerhouni. Je veux remercier les autorités algériennes et tous les Algériens de leur chaleureux accueil. ... Aujourd’hui ministre de l’Intérieur, je mesure pleinement l’importance capitale de notre relation. La sécurité de chaque pays dépend dans une large mesure de la situation internationale. ..... Je souhaite renforcer notre coopération dans ce domaine bien sûr, mais aussi dans d’autres. Nous pouvons par exemple accroître la coopération décentralisée entre communes françaises et algériennes. Ce sera l’objet de mon discours cet après-midi devant les présidents d’APC et les chefs de daïra. Je souhaite que nous allions de l’avant, ensemble, en confiance...........
, nous luttons ensemble contre les mêmes menaces. Nous le faisons en totale confiance. Il faut le souligner, car la confiance est essentielle face aux défis actuels. Nos services de sécurité ont de nombreuses occasions d’agir en commun. Rien ne serait possible sans l’échange d’informations. Je peux vous dire que quand il s’agit de la sécurité de nos deux pays, il n’y a aucune restriction d’un côté ou de l’autre. La connaissance mutuelle des hommes qui y travaillent est essentielle et permet autant de « victoires invisibles »....... Les autorités algériennes ont mené un long et difficile combat contre le terrorisme. Je veux rendre hommage à toutes les forces sécuritaires qui ont participé à la lutte contre ce fléau, souvent au péril de leur vie. Mes pensées vont aussi à tous les Algériens qui ont été tués par des frappes barbares et aveugles. Je pense aux victimes des attentats du 11 avril et du 11 décembre à Alger, à celles des attentats commis hors de la capitale...... . Le recours aux attentats suicides dont les victimes ciblées sont civiles vise à obtenir, nous le savons, un choc médiatique. La menace n’est donc plus la même, mais elle n’a pas disparu. Le terrorisme peut-il déstabiliser la région ? Je ne le pense pas, mais il faut être vigilant. Aucun pays ne peut s’affranchir de lutter contre ce fléau ou contre la radicalisation. Nous devons, tous ensemble, Etats européens, Etats du Maghreb et de la zone sahélienne, coopérer étroitement et efficacement, pour identifier, poursuivre et neutraliser les terroristes. Il ne faut pas les laisser s’installer dans des zones désertiques « sanctuarisées ».
.... L’immigration clandestine peut avoir des conséquences dramatiques pour les intéressés, pour le pays d’origine, pour le pays d’arrivée. L’Algérie, terre de transit, est d’ailleurs maintenant confrontée à la même situation. Notre politique doit être concertée. La France et l’Algérie ont intérêt à faciliter la délivrance de visas permettant de circuler plus facilement entre elles. D’importants progrès ont été faits dans ce domaine et nous allons continuer.Nous devons aussi faire comprendre aux jeunes que leur avenir est à construire dans leur pays........ Avec l’Algérie, notre relation, y compris dans le domaine migratoire, conservera son caractère exceptionnel. C’est dans cet esprit de respect et de confiance que nous travaillons".

LE SERMENT D' UN DIRIGEANT DU PARTI COMMUNISTE ALGERIEN

Posté le 05.05.2008 par georgeslondiche
SERMENT
Je jure sur la raison de ma fille attachée
hurla,nt au passage des avions
Je jure sur la patience de ma mère
Dans l' attente de son enfant perdu dans l' exode
Je jure sur la bonté d Ali Boumendjel
Et le front large de Maurice Audin
Mes frères mes espoirs brisés en plein élan
Je jure sur les rêves généreux de ben M' Hidi et d' Inal
Je jure sur le silence de mers villages surpris
Ensevelis à l' aube sans larmes sans prières
Je jure sur les horizons élargis de mes rivages
A mesure que la plaie s' approfondit hérissée de lames
Je jure sur la sagesse des moudjahidines maître de la nuit
Je jure sur la certitude du jour happé par
la nuit transfigurée par l' aurore,je jure sur les vagues déchaînées de mes tourments
Je jure sur la colère qui ,embellit nos femmes
Je jure sur la haine et la foi qui entretiennent la flamme
Que nous n' avons pas de haine contre le peuple français.

Bachir HADJ ALI
ALGER le 15 décembre 1960.

LE COMBAT ALGERIEN

Posté le 06.05.2008 par georgeslondiche
Alors vint une grande saison de l'Histoire
Portant dans ses flancs une cargaison d'enfants indomptés
qui parlèrent un nouveau langage
et le tonnerre d'une fureur sacrée
On ne nous trahira plus,
on ne nous mentira plus,
on ne nous fera pas prendre des vessies peintes
de bleu,de blanc et de rouge
pour les lanternes de la Liberté :
Nous voulons habiter notre nom
vivre ou mourir sur notre terre mère.
Nous ne voulons pas d'une patrie marâtre
et des riches reliefs de ses festins.
Nous voulons la patrie de nos Pères
la langue de nos Pères
la mélodie de nos songes et de nos chants
sur nos berceaux et sur nos tombes.
Nous ne voulons plus errer en exil
dans le présen,sans mémoire et sans avenir
Ici et maintenant
nous voulons
libres à jamais sous le soleil,dans le vent
la pluie ou la neige,
notre patrie:l'ALGERIE.

Jean El Mouhouv AMROUCHE,
née le 7 février 1906 à IGHIL ALI (Petite Kabylie), décédé le 16 avril 1962



Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

Posté le 07.05.2008 par georgeslondiche
L’ENVERS DU DECOR (L' EXPRESSION du X? Mai 2008)


Les algériens sont-ils devenus masochistes ?

Les japonais portent des brassards pour revendiquer leurs droits. Ailleurs les gens défilent pacifiquement en portant des banderoles

Les griefs que peuvent porter les algériens à leur administration sont très souvent plus que justifiés. Du mauvais accueil à l’abus de pouvoir en passant par l’incompétence, les passe-droits et la gangrène bureaucratique sans oublier la corruption, les services publics rassemblent une densité telle de points noirs au centimètre carré qu’ils pourraient leur décrocher la meilleure place au Guiness des records. A commencer par l’administration locale dont les élus, à de rares exceptions, ne pensent qu’à leurs petites et grandes affaires et affichent envers leurs administrés une hypocrite attention avant les élections qui se transforme aussitôt le scrutin connu par le plus grand mépris qui dure tout au long du mandat. L’administration centrale n’est pas en reste avec son refus de communiquer, d’absence de réception des citoyens, son appétit démesuré pour la paperasse. Telle une coquille difficile à ouvrir, elle cache en réalité ses lacunes et son incapacité chronique à jouer pleinement son rôle. A régler les problèmes des citoyens.
Tout ceci est vrai.
Tellement vrai que la réforme des structures de l’Etat engagée s’avère elle-même ardue. Très ardue. Tant les résistances sont fortes. Imaginez un instant que le jour où l’administration fonctionnera convenablement, où les droits et les devoirs tant des citoyens que de l’administration seront réellement respectés, que restera-t-il de la considération surfaite dont bénéficie aujourd’hui le plus petit des bureaucrates ? Rien ! Il ne pourra plus monnayer son « service ». Il ne fera plus l’objet de l’attention portée aux personnes que tout le monde voudrait avoir dans son carnet d’adresses. Ce statut fait de modestie et de salaire pour toute richesse, le bureaucrate le rejette avec la dernière énergie.
Tout ceci est vrai.
Tellement vrai que l’expression du mécontentement des citoyens dépasse le droit pour devenir obligation.
Le problème réside dans le mode d’expression. Les japonais portent des brassards pour revendiquer leurs droits. Ailleurs les gens défilent pacifiquement en portant des banderoles. Ce qui se passe en Algérie n’a rien à voir avec un quelconque mode d’expression. Brûler une poste ou saccager un centre de formation professionnelle c’est ne plus pouvoir le lendemain effectuer un retrait CCP. C’est voir son enfant privé de formation faute de centre. Non les algériens ne sont pas masochistes. Les émeutes auxquelles on assiste un peu partout dans le pays et pour un oui ou pour un non ne peuvent être que nuisibles à la population. Elles ne sont pas et ne seront jamais un mode d’expression. Les terroristes aussi, dans les années 90 ciblaient les édifices publics. Leurs actions ont simplement changé de « support ». Il est très facile de pousser des adolescents en groupe dans la violence. Le procédé repose sur le même principe que celui des chauffeurs de salle lors des galas ou des concerts. On l’a vu, cela peut partir d’un pétard comme à Berriane ou d’une catastrophe naturelle vieille de 30 ans comme à Chlef. Le but est de maintenir ouverte la plaie et ne pas laisser la cicatrisation de la douloureuse fitna qui nous a déchiré durant plus d’une décennie. La maintenir ouverte dans l’espoir de pouvoir rendre possible sa résurgence. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les révélations faites par Maître Ksentini sur les actions subversives de certaines ONG et médias étrangers. L’Algérie en paix, l’Algérie qui se reconstruit, l’Algérie qui se développe n’est pas du goût de certaines officines qui ont d’autres projets de malheurs pour nous. La crise économique et la crise alimentaire qui secouent le monde ne sont pas fait pour épargner notre pays. Ce qui embête le plus les commanditaires de ces nouvelles calamités est le fait que nous avons réussi jusque là à esquiver les effets. A défaut d’émeutes de la faim qui sont entrain de secouer nombre de pays on nous « sert » les émeutes des dos d’ânes. Ah si l’on pouvait apprendre rapidement à manifester comme les japonais ! ZH.

"On l' appela PREMIER NOVEMBRE".

Posté le 08.05.2008 par georgeslondiche

Ce n' est pas un poème au sens propre du terme mais s' en est un d' un certain côté. Du côté de cette année 1962 et de cette Fédération de France du FLN (Front de Libération National) qui tint une grande place dans le combat pour l' Indépendance de l' Algérie.
C' est le titre d' une plaquette édité en 1962 par l' "Amicale des Algériens en France". Texte de Malek HADDAD sur des images de B. ETHEL.
Le texte est assorti de photos que j' ai traduit par des phrases entre quillemets pour permettrent une bonne compréhension du texte.

On l' appela PREMIER NOVEMBRE.

En ces temps-là dans mon jardin les statues s' évertuées à ressembler aux Algériens.

Sur le manuscrit complice de nos montagnes ils dédicaçaient la longue phrase et s' écoulaient comme un torrent remonterait à sa source. (En face de ces phrases, une longue file de soldats de l' ALN).

Dans ce trou ils avaient cru enterrer leur crime ou cacher leur faute.

Les voleurs apportent toujours cette fausse prudence à enfouir leur butin.

Et j' éprouve quelque vertige à savoir mon enfant dans cet écrin, je me console, je fais confiance à cette terre, je lui confie mes lendemains. ( En face de ces deux phrases un trou, une tombe rudimentaire dans laquelle une pelle et une main jettent de la terre).

Il avait fait la guerre comme un avant-propos et préfacé la raisond' un chef-d' oeuvre.

Je crois qu' il cherche à mieux se souvenir.

Ce geste scrupuleux, je sais qu' il respecte un manuscrit.

Cette paix toute neuve, toute chaude, le ciel a couronné de palmes le présent qui commence.

Dans la logique des mots, le mot Culture vérifie et venge sa noble ambiguïté.

Ce murmure en mon jardin, c' est peut-être une cigale, c' est sans doute un Souvenir qui rôde. (En face de ces lignes, des moissonneurs).

Et ces géants modestes, ces tisseurs de drapeaux, ceux-là qui donnèrent une leçon de morale au monde, une leçon d' Histoire, à l' ombre des grands arbres ils prennent leur première leçon de lecture.

Ils apprennent à lire cette légende qu' ils ont écrite.

Nous avions l' impression qu' ils défonçaient les murs. Ils veulent voir. Il voient très loin.

Je le sais, dans leur effort redonnant un sens au temps maudits.., ils ne se voûtent plus que pour apprendre. ( En face de ces lignes, des hommes sont penchés sur des livres).

Il m' avait dit nous ferons des maisons. L' Homme refuse sa taille pour affirmer son altitude. (En face, un bâtiment en construction).

Il sait se mettre à la hauteur de son sourire éternellement posé sur la chose bien faite.Dans son sourire satisfait, il prend ses distances et sa vraie liberté. (En face, un menuisier).

Ils sont tous mes fils. Ils se saluent, ils se réjouissent, ils se reconnaissent, ils se connaissent, ils s' acclament. Ils me représentent.

Je sais pourquoi ils sont partis. Je sais comment ils reviendront.

Dans les bureaux de poste de GENNEVILLIERS, de NANTERRE ou d' ailleurs, chaque fois qu' ils envoient un mandat à la maison, ils renouvellent leurs lettres de créance. Ils ont franchi la misère.

Et leurs mains levées ont la majesté de l' audace.

Bientôt, ils vous étonneront encore les enfants d' Algérie. C' est avec des pavés qu' ils jouent à la marelle.( En face des enfants jouent).

Il ne sait pas la haine, il apprivoise son pardon.

ALGER mon gros souci, ALGER rebaptise sa destinée.

ALGER mon gros village. Square PORT-SAÏD O ma rue des Arabes.-En fase, deux hommes attablés devant un café).
(Sur une grande banderole tendue entre deux poteaux, cette phrase en arabe et en français en lettres majuscules: "JE SAIS LIRE, JE SAIS ECRIRE, JE PEUX ÊTRE ALPHABETISATEUR).

Rien n' est plus difficile que de signer son nom.

S' il fallait ma croyance, alors je croirais en toi. ( En face, un homme écrit, un autre a cessé d' écrire et a les yeux levés au ciel).

La Revanche de l' Autre. En face, une jeune fille, bras croisés sur un cahier d' écolier).

La revanche de l' autre a le goût de la Vie. Le soleil est venu dans la magie de son évidence.

Il n' y a plus d' orphelins dans mon jardin. (En face, un groupe de fillettes).
Ce sourire est le résultat des fleurs. ( En face, le sourire éclatant d' une jeune fille).

Premier Novembre. Il était un jour qu' on appela PREMIER NOVEMBRE.

Vous avez le droit de dire au monde, cet enfant enfanté par votre longue patience. (En face, un groupe de femmes votent).

Des mots qui font de la mitraille.

Des mots qui font de la musique.

Et puis mon coeur au Caire. Et mon coeur à Cuba.

Le vent levé de la Casbah soufflant dessus la terre devient symphonie vers Addis-Abéba.

Mon fils n' est pas mort.

Il est entré dans l' Histoire et la légende qui ne ressemblait pas aux autres jours, un jour qu 'on appela PREMIER NOVEMBRE.

Le matricule Premier Novembre a préparé ton rêve.

Paix sur la terre aux blés de bonnes volonté. (En face, une meule de blé).


Un an avant mon premier retour en Algérie.

Posté le 08.05.2008 par georgeslondiche
Cinq ans après l' "Année de l' Algérie en France".

An 2003: Pour marquer, sur le plan régional, cette "Année de l' Algérie", une association de Grenoble (AMAL) avait édité "Mon Algérie", un livre fait des réponses d' une vingtaine de personnes sollicitées pour répondre à cette question: "Quel regard portez-vous sur l' Algérie?".
Depuis, par deux fois, je suis retourné en Algérie, réalisant ainsi l' espoir que je disais à la fin de ma réponse: Aller en Algérie et y voir si le pays était bien tel que je le voyais.
De ces deux séjours (seul en 2004, en compagnie de douze personnes dont le maire de Sassenage et l' un de ses adjoints, en 2006) je revins avec la certitude qu' une relation officielle pouvait s' établir entre une ville d' Algérie, Ferdjioua, et une de France, Sassenage.
Aujourd' hui, alors que cette relation tarde à se confirmer officiellement, je ne crois pas inutile de rappeler le contenu de ma réponse. Mon regard portait sur la jeunesse, les Français d' Algérie, les Harkis, la repentance,l' armée, les religions; autant de sujets brûlants, il y a cinq et qui le sont toujours.
Autant de sujets propices aux clichés, aux idées- reçues; autant de sujets qui ne facilitent pas la compréhension entre la France et l' Algérie.
Voici donc la partie de ma réponse abordant ces sujets:

"Il est impossible, aujourd' hui, de porter un regard sincère sur l' Algérie sans le poser sur sa jeunesse. Les jeunes aspirent légitimement au progrès social, au confort, aux loisirs mais ne sont-ils pas induits en erreur sur les conditions d' existence des jeunes de France et d' autres pays, par les paraboles et une partie de la presse algérienne?
Tous ces jeunes nés longtemps après l' Indépendance, connaissent-ils le prix, de sang et de souffrances, payé par leurs aînés pour libérer l' Algérie du colonialisme?
Connaissent-ils le nom de ce Pied-Noir guillotiné le 17 février 1957?
Il n' avait tué personne, il avait posé un engin explosif dans les vestiaires de l' usine à gaz d' Alger, où il travaillait, en prenant soin qu' elle n' explose que lorsqu' il n' y aurait plus personne dans les lieux.
Il était communiste et s' appelait Fernand Yveton.
En France, combien de rues portent son nom? Et en Algérie?
Tous les Pieds-Noirs ne furent bpas, loin s' en faut, engagés dans la lutte pour l' Indépendance mais il y en eut. Quand je regardes l' Algérie aujourd' hui, je pense à ce peuple pied-noir qui ne su pas écouter l' un des siens: Albert Camus.
S' ils ne sont plus très jeunes, s' ils ne sont oas citoyens algériens, ne sont-ils pas, eux aussi, enfants de la terre algérienne, ces hommes et leur famille auxquels
l' Agérie n' accorde pas l' autorisation de retourner au pays ne fusse que pour un voyage?Je veux parler des harkis, soldats perdus avant même d' avoir été soldats.
Hier, tromppés par la France; aujourd' hui, délaissés par elle.
Si je comprends que l' Algérie ne doit pas oublier, je sais, pour en avoir côtoyé durant mon service militaire, que tous n' étaient pas de sadiques personnages mais je n' ignore pas qu' il faut peu de choses pour, d' un brave type, faire un salaud.
L' Histoire est toujours implacable, impitoyable pour les vaincus et la colère, même légitime, des foules, n' entend jamais raison quand elle se déchaîne.
C' est pour tout cela que je crois à la repentance -ce mot tant redouté de toute la classe politique française et, je le crains, de la classe politique algérienne- indispensable à la concorde entre nos deux pays.
"Repentance", "Concorde", Des mots? et, de surcroît, très controversés?
Des mots certes, mais qui traduisent bien les sentiments et les intentions de ceux qui croient à un avenir serein et fructueux des rapports entre la France et l' Algérie.
Quand je regarde l' Algérie d' aujourd' hui, je vois ces réfugiés politiques qui ont demandé asile à la France. Menacés par les groupes terroristes ou tracassés par les autorités algériennes et parfois -j' en connais- par les deux à la fois- ils vivent loin de leur Algérie en se demandant quand ils pourront y retourner, y vivre.
Aujourd' hui, la France devient de plus en plus avare envers eux (réduction d' allocations, d' aide aux soins).
Devant ces détresses morales et matérielles, je suis triste mais je veux croire que les incompréhensions, entre démocrates algériens, finiront par se dissiper.
Quand je regarde l' Algérie d' aujourd'hui, c' est aussi son armée que je vois.
Une armée souvent critiquée, accusée de corruption, d' abus de pouvoir et, même de tortures et de crimes.
Mais je remarque que ces accusations sont portées par des personnes n' étant pas sous sa protection car, le plus souvent, résidant hors d' Algérie.
Je remarque aussi que cette armée est composée à 80 0/0 d' appelés.
Alors je repense aux 80 0/0 d' appelés dont je faisais partie en 1958, 1959, 1960. Une armée composée de 80 0/0 d' appelés ne peut pas retourner ses armes contre son peuple.
Qu' est-ce qui ressemble le plus à un appelé de vingt ans qu' un autre appelés du même âge?
Quelle que soit leur nationalité, tous les jeunes n' ont-ils pas plus de ressemblances que de différences? Ma comparaison entre appelés algériens et français ne va pas plus loin.
L' armée française combattait pour conserver ce que les gouvernements français d' alors considéraient comme trois départements français.
L' armée algérienne combat pour défendre la nation algérienne.
Constater cela, ne m' empêche pas de m' interroger sur le sort des disparus en Algérie, sur les événements de Kabylie.
Par ailleurs, je remarque que lorsque des organisations françaises s' en vont, sur place, se faire une idée de l' Algérie, elles accepent,sans rechigner, la protection de l' armée pour circuler dans le pays.
Sans doute, cette armée de l' Algérie n' est-elle pas innocente de tout excès, tension ou manoeuvre politique mais sans elle, sans son action, que serait devenue l' Algérie?
Aurais-je pu les voir et les écouter, ces jeunes filles algériennes, à l' occasion d' une représentation que leur groupe donnait dans le cadre de l' Année de l' Algérie en France, dans une ville de l' Isère?
Ce n' est pas sans émotion que j' ai entendu ces artistes venues de Mostaganem jouer "Kassanem".
Combien de français savent que c' est l' hymne nationale algérie?
Je n' apprécie pas particulièrement les hymnes nationaux. Je trouve leirs paroles toujours d' une virilité belliqueuse, mais je respecte ce qu' ils représentent.
Mon émotion étaitbforte quand j' ai lancé très haut: "C' est la Marseillaise algérienne". Le public a applaudi.
Voilà, j' ai essayé de dire clairement qu' elle était ma vision de l' Algérie d' aujourd' hui.
J' aurais pu, j' aurais dû, peut-être, dire ce que je pense des religions en général et de celle qui est la plus importante en Algérie, l' Islam en particulier.
Si l' athée que je suis, ne l' a pas fait ce n' est pas par souci d' éviter un sujet qui gênerait mon regard sur l' Algérie mais, simplement, parce que je ne veux pas ajouter dd l' incompréhension entre ce que je ne crois pas et ce que croient ceux qui ont foi en la religion qui, par le nombre de ses fidèles, est devenue la deuxième de France.
Religion chrétienne,religion juive, Islam, Laïcité, un débat est ouvert en France sur leur juste place dans la société.
Un tel débat serait-il possible en Algérie?
Je l' ignore et, pour l' heure, je pense que l' Algérie a d' autres soucis.
Nul doute que l' Algérie d' aujourd' hui ne soit encore loin de celle dont rêvaient les chouhadas qui, les armes à la mains ou les mains vides, sous la torture ou les bombardements, tombèrent, par centaines de milliers, di premier novembre 1954 au 19 mars 1962.
Je continue à regarder l' Algérie et j' espère pouvoir dire un jour comment je l' ai trouvé en allant, là-bas, me rendre compte si elle est bien telle que je la vois aujourd' hui:
DEBOUT, SOUVERAINE ET COURAGEUSE. Avril 2003.

Reçu de Gérard et Lucette.

Posté le 10.05.2008 par georgeslondiche
Avec Gérard et Lucette, nous nous sommes rencontrés, la première fois, suite à leur lecture de "Guerre et "guerre" d' Algérie".
Tous deux faisaient partie du séjour à Ferdjouia en octobre 2006. Ils y sont retournés en ce printemps 2008.
Merci à eux de m' avoir autorisé à mettre leur message sur ce blog.

To: georges.londiche
Sent: Saturday, May 10, 2008 12:52 PM
Subject: Amities


Cher Georges,

Je pense que vendredi dernier comme nous vous avez regardé FR3 Thalassa sur la côte du coté de Jijel, cela nous a rappelé notre promenade sur la route de la corniche il y a déjà trois semaines.

Nous avions décidé de faire ce voyage au printemps, pour retrouver les souvenirs qui me restaient de cette région à cette période de l’année. Pour le départ de Lyon nous avons eu le choix de nos places, nous nous sommes installés à gauche de l'avion, comme tu l'avais conseillé pour prendre une photo du pont à notre arrivée à Constantine. Pas de chance l'avion n'a pas tourné dans le bon sens pour la photo, mais j'ai pensé à toi lors de notre visite à Constantine. Souad et Lucette faisaient du shopping (comme d’habitude) dans les rues marchandes, les magasins ne manquaient pas. Avec Ammar nous avons fait une bonne promenade à pied dans les anciennes rues au cœur de la ville, j’avais de vagues souvenirs de ces visites de Constantine, elles étaient rares et il fallait être sous escorte militaire pour s’y rendre depuis Feidj M’Zala…
Dés les premiers jours de notre arrivée à Ferdjioua, le rendez-vous était pris avec Achour pour nous faire visiter Sétif, Bejaia, la petite Kabylie ses origines. A notre arrivée à Sétif nous avons visité le centre ville, le parc. L’après midi nous avons pris la direction du Hammam Guergour à cinquante kilomètres, très réputé pour ses sources thermales, après la plaine des hauts plateaux les montagnes de Kabylie, un régal pour les yeux, nous sommes rentrés à la nuit.

Le lendemain matin nous prenions la direction Bejaia, le nez contre les vitres de la voiture et les commentaires de notre ami Achour, il ne fallait surtout ne rien manquer. Kherrata, ces gorges , ces tunnels, nous avons fait une petite halte pour mieux admirer ce paysage. Ensuite c’était la descente sur Tichy et ensuite Bedjaia, où depuis la place Gueydon nos avons pu admirer le port et fait une petite promenade dans les rues voisines. Notre chauffeur a eu bien du mal à trouver la petite route pour nous conduire au cap Carbon , là dans un environnement magnifique les singes en toute liberté descendaient de la montagne avec leurs petits sur le dos, ils viennent côtoyer les visiteurs pour réclamer un peu de la nourriture. Nous sommes ensuite descendu sur une petite plage de galets, où quelques jeunes se donnaient aux joies de la baignade. De là, Achour et notre chauffeur décident de nous faire passer par Jijel et cette fameuse route « la corniche » pour rentrer sur Ferdjioua. Effectivement cela aurait été dommage de louper une telle beauté de paysage, derrière chaque virage une nouvelle vue aussi magnifiques les unes que les autres, après Jijel le soleil commençait à se cacher il était temps de nous hâter pour rentre sur Ferdjioua où Ammar, Souad et les enfants nous attendaient.

Ici le printemps est bien avancé, la plaine de Beni Guéchat n’a rien à voir avec celle que nous avions vu en ce mois de fin octobre 2006. C’est comme à Ferdjioua, la construction va bon train (comme dans toute l’Algérie), nous sommes accueillis par la nouvelle ville et ses nouveaux quartiers, c’est là que notre ami Ammar suit les travaux de sa maison qu’il fait construire avec son jeune frère sur un terrain familiale.

Les amis nous les avons rencontré, certains à la terrasse d’un café autour d’un thé ou d’une gazouse comme ils disent, d’autres sur les marches devant un magasin en attendant son ouverture, nous nous étions mis au rythme de Ferdjioua.

Ces rencontres étaient beaucoup plus intimes, le fait qu’ils nous aient invités chez eux, nous présentaient leurs familles leurs enfants, c’est quelque chose d’exceptionnel, qui nous a très touché.

Tu vois Georges, «mains tendues France Algérie» est terminé en tant qu’association, mais ce que nous avons vécu avec Lucette est exceptionnel, et tout ça grâce à ton initiative de prendre la direction de Ferdjioua pour rendre les carnets du maquisard.

Le djebel Bou Cherf veille toujours sur Ferdjioua.

En espérant que les relations entre les mairies de Sassenage et Ferdjioua puissent se concrétiser, cela ne se fera pas aussi vite que nous l’espérions.

je te quitte, embrasse bien fort Loulou de notre part
Amicalement Gérard & Lucette

A MES CORRESPONDANTS

Posté le 11.05.2008 par georgeslondiche


D' Algérie ou de France, vous êtes devenus trop nombreux pour que je puisse m' adresser, personnellement, à chacun d' entre-vous.

C' est toujours avec beaucoup de plaisir que je reçois vos messages dont je regrette que certains soient devenus de plus en plus espacés.

Sans doute, est-ce dû au temps qui passe mais pas seulement.

Cesser de répondre à des messages, n' est-ce pas une forme de réponse à une correspondance que l' on ne souhaite plus?

Aprés tout, n' est-ce pas une forme - certes pas courageuse- de liberté d' expression?

Quoi qu' il en soit, les graines semées avec la publication de "Guerre et " guerre" d' Algérie" se sont transformées en plantes.
Certaines de ces plantes (relations personnelles, associations) n' ont pas résisté aux incompréhensions et aux divergeances d' opinions; d' autres continuent de grandir comme en témoigne le message mis, samedi 10 Mai 2008, sur le blog "coeurs ouverts france algerie" dans la rubrique "L' information du jour".

L' information que contient ce message m' a donné l' idée de m' adresser à vous aujourd'hui. Pour que vous en preniez connaissance car cette information est un regard sur l' Algérie comme nous en montre rarement les médias.
A sa lecture, on comprend tout ce qu' elle représente, pour moi, de certitudes et d' espoir.

Ceux d' entre-vous dont notre relation passe uniquement par La Poste, recevront cette information par ce canal. A eux, comme à tous, je demande de faire connaître "coeurs ouverts france algerie" à leurs amis et relations.

Ce blog est ouvert à la libre expression de tous les amis de l' Algérie.

A noter que la diffusion de "Guerre et "guerre" d' Algérie" continue son bonhomme de chemin. Sa lecture, ou sa relecture, est un excellent moyen pour constater que son contenu est toujours d' actualité. Cela aussi, je vous demande de le faire savoir autour de vous.

Très cordialement à tous. georges Londiche.

Gros mensonges sur un site sassenageois.

Posté le 17.05.2008 par georgeslondiche
Le "copié-collé", intégral, de l' annonce mensongère que l' on peut y lire ce samedi 17 mai 2008 tant qu' elle n' est pas encore supprimée quand son auteur comprendra l' énormité des mensonges:

"Les liquidateurs de l'association Mains Tendue France Algérie
proposent à la mairie de lui verser ses fonds provenant des versements des adhérents et des subventions du conseil général et de la mairie.

Le conseil municipal doit délibérer.
Les derniers adhérents actifs avaient proposés d'affecter ces fonds à l'envoie des livres mis à disposition par l'école des Pies pour la ville de Ferdjioua où l'association comptait de nombreux amis. Un gros travail de coordination avait déjà été réalisé dans ce sens.
Ces livres finiront-ils au pilon à la fin de l'année scolaire ?"

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