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georgeslondiche
Description du blog :
Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
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Blog Société
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03.03.2008
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UN MINISTRE ALGERIEN REAGIT A l' AFFAIRE TIBEHIRINE.

Publié le 20/07/2009 à 08:06 par georgeslondiche
Actualités : ZERHOUNI, PREMIER OFFICIEL ALGÉRIEN À RÉAGIR À L’AFFAIRE TIBHIRINE :
«C’est du théâtre japonais»

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a réagi, hier, aux accusations du général français à la retraite François Buchwalter mettant en cause l’armée algérienne dans l’assassinat des moines de Tibhirine. Nourredine Yazid Zerhouni a qualifié cette affaire de «pièce de théâtre de marionnettes japonais dont la scène se trouve en France». Alger a fini par réagir officiellement aux accusations du général français à la retraite François Buchwalter.
Une réaction tout en ironie à mettre sur le compte du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. «Cela me rappelle le kabuki, le théâtre de marionnettes japonais. Un souffleur se tient dans l’arrière salle et se charge de dicter les paroles. Cette scène se trouve en France et moi je suis ministre à Alger», a déclaré Nourredine Yazid Zerhouni en marge d’une rencontre avec une délégation chinoise qui s’est déroulée hier au Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique de Bouzaréah. Zerhouni n’en dira pas plus. Souffleur, marionnettes, scène, théâtre… pour le ministre, la réapparition de l’affaire des moines de Tibhirine n’est, en définitive, qu’une farce à la française. Même ironiques, ses propos ont l’avantage de briser le silence assourdissant imposé par les autorités algériennes au sujet de cette affaire. Reste qu’en appliquant cette stratégie, le gouvernement algérien a réussi à transformer ce dossier en scandale politique franco-français. Nicolas Sarkozy a été le premier à foncer tête baissée suite aux «révélations» du général François Buchwalter. «Je vous dis une chose, je veux la vérité. Les relations entre les grands pays, elles s’établissent sur la vérité et non pas sur le mensonge (…). On ne peut pas dire que l’amitié entre les peuples et entre les pays peut résister aux mensonges. Il faut faire la lumière, il n’y a rien à cacher. En tout cas, de mon point de vue, je suis vraiment déterminé à ce que la lumière soit faite», déclarera dans un premier temps le président français. Quarante-huit heures plus tard, Sarkozy change totalement de ton. «Je n’ai accusé personne. Je veux que justice soit faite (…) Pourquoi voudriez-vous que mes relations avec le président algérien s’en trouvent bouleversées ? La justice est saisie, que la justice dise la vérité. Moi je m’en tiens quand même au communiqué, je crois numéro 44, du GIA en 1996 revendiquant l’assassinat des moines.» Les jours suivants, les réactions des responsables français en poste à l’époque des faits viendront démentir la version «qui-tu-quiste» de Buchwalter. A l’instar de celle de l’ancien ministère des Affaires étrangères, Hervé de Charette. «Cette version, je ne peux pas la contester plus qu’une autre, elle est quand même au quatrième degré : c’est l’homme qui a vu l’homme, qui a vu l’homme qui a tué l’ours.» L’affaire tourne ensuite à la polémique entre l’ancien juge antiterroriste, Jean-Louis Bruguière et l’avocat Patrick Baudouin. «En réalité, depuis le début, cet avocat veut démontrer que les services algériens sont impliqués dans ces meurtres avec la participation de la France ; la droite, alors au pouvoir, étant évidemment complice... Me Baudouin ne défend pas l'intérêt des victimes en se faisant de la publicité avec une polémique purement idéologique», explique le magistrat dans un entretien accordé à la presse parisienne. Aujourd’hui, à la lueur des déclarations de Zerhouni, il serait utile de savoir qui se cache derrière le souffleur-marionnettiste du kabuki français.
Tarek Hafid
www.lesoirdalgerie.com



Un journaliste "amoureux fou de son pays" et qui le dit très fort.

Publié le 19/07/2009 à 07:04 par georgeslondiche
"LE SOIR D' ALGERIE" Dimanche 19 Juillet 2009. Pause-Café
Bonnes et joyeuses vacances…

…Ailleurs ! Car, ici, il n’y a plus de joie depuis longtemps. Pour en fabriquer une de temps à autre, artificielle et prétentieuse, ils organisent des carnavals et autres «zerdas» sans lendemain…

Bonnes et joyeuses vacances en Tunisie, premier pays d’accueil des Algériens ! Les dames pourront se baigner en maillot, comme toutes les femmes libres du monde, et les hommes prendre leur bière partout, sans tomber sur les scellés du wali de Annaba qui a fermé «Le Bamako» après… 50 années d’activité. Paraît-il, il dérangerait les morts d’à-côté. Tous les walis qui sont passés par là, Chaïbout, Sidi Saïd, Ghozali, Laâlaouna, etc. ne respecteraient donc pas les morts !
Bône sans «Le Bamako», c’est triste comme tout ! D’ailleurs, mes amis annabis me disent qu’ils connaissent actuellement la plus ratée des saisons estivales depuis l’indépendance. Et grâce à qui ?
Bon, j’arrête là, parce que je pars en vacances. «Pause-Café», «Vox populi» et «Chroniques d’un Terrien» seront absentes pour quelques semaines. Et comme je suis maso, je reste en Algérie.
Maso ou amoureux fou de ce bled…

farahmaâmar@ymail.com

P. S. : une pensée pour Romaïssa qui a connu des complications après son opération. Nous sommes avec toi, ange de Chlef !

www.lesoirdalgerie.com

LE SOIR D' ALGERIE 18/7/2009. SUR L' ASSASSINAT DES MOINES

Publié le 18/07/2009 à 06:29 par georgeslondiche
Actualités : TÉMOIGNAGE DE BUCHWALTER SUR L’ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE.

Solde de comptes entre services français ?

Ceux, le général Buchwalter et ses égéries tapies dans l’ombre parisienne, qui ont reformulé, treize années après, l’interrogation autour de l’assassinat des moines de Tibhirine, se sont englués dans la nasse dans laquelle ils ont voulu prendre l’armée algérienne. La tentative leur a été plus que dommageable. Mais pourquoi ont-ils tenté le diable ?
Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Dans cette affaire, il serait pour le moins léger que de conclure à la seule sénilité d’un général à la retraite. Ayant officié en tant qu’attaché de défense à l’ambassade de France à Alger au moment des faits, Buchwalter restait le seul et le plus à même de prétendre à valider une autre version sur l’assassinat des moines de Tibhirine impliquant l’armée algérienne. Déposant devant le juge Trévidic, il était, à n’en point douter, dans ce rôle. Sauf qu’il joua piètrement, au point de ne produire, au bout de la déposition, qu’un babillage tout juste bon à servir de passe-temps aux mégères. Du coup, indubitablement, ce sont tous les attendus de son témoignage qui partirent à vau-l’eau. La campagne pour le «qui-tue-qui ?» ne s’est pas relancée. Après quelques ratées, la machine est retombée en panne. Le général Buchwalter ne semble avoir eu le souci de produire une version vendable sur l’assassinat des moines de Tibhirine. D’ailleurs les experts militaires, algériens comme français, ont ri de ses affabulations à propos d’hélicoptères qui mitraillèrent un bivouac, touchant les 7 religieux au niveau de tout le corps sauf à la tête. De là apparaît que Buchwalter a eu pour rôle de seulement produire une thèse et que d’autres se chargeraient de la doter des prolongements à même de servir leurs desseins inavoués. On le comprend aisément maintenant qu’on sait que c’est l’avocat de la partie civile, Me Baudouin, qui a fourni à la presse française les éléments de la déposition de Buchwalter. On n’ébruite pas par amusement et sans calculs précis les secrets d’une instruction judiciaire. Si Me Baudouin l’a fait, c’est qu’il était plus qu’intéressé par la relance du fameux «qui-tue-qui ?» Mais qui pouvait profiter d’une relance de la campagne pour le «qui-tue-qui ?», du moins à quoi pouvait-elle servir ? Ancien de la DST, Yves Bonnet a fourni un élément d’analyse, une piste à explorer. Intervenant dans la récente polémique soulevée par la déposition de Buchwalter, Yves Bonnet a rappelé la mésentente qui envenimait à l’époque des faits la relation entre la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il a noté que la DGSE, à laquelle appartenait le général Buchwalter, avait engagé les négociations avec le GIA, en tenant bien à l’écart le commissaire de la DST à l’ambassade de France à Alger. Yves Bonnet a attesté aussi que la DST entretenait de bonnes relations avec les services de sécurité et de renseignements algériens, contrairement à la DGSE qui, elle, en avait et a toujours des relations «exécrables.» Serait-ce donc ce vieux compte que la DGSE et la DST ont voulu solder à travers cette remise au goût du jour de l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine ? Il n’est pas impensable que ce soit le cas. Une guerre entre services français sur fond de polémique autour de l’assassinat des moines de Tibhirine. Une guerre qui, certainement ne tiendrait pas à l’écart les autorités politiques françaises, du moins celles qui auraient à l’idée d’user de la campagne pour «le qui-tue-qui ?» comme d’un chantage sur les autorités algériennes. Que ce soit pour des desseins proprement politiques ou pour des visées économiques. L’Algérie compte un matelas d’investissements de 150 milliards de dollars. Mais que la tentative de relance de l’affaire des moines de Tibhirine assassinés en 1996 procède de la guerre entre services français ou cache des visées politiques, elle n’aura été, en définitive, qu’une affaire franco-française.
S. A. I.
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LE MINISTRE FRANCAIS DE LA DEFENSE ET "TIBEHIRINE".

Publié le 15/07/2009 à 08:31 par georgeslondiche
Actualités : HERVÉ MORIN, MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE, À PROPOS DE L’ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE :
«Nous n’avons pas trouvé trace de la note du général Buchwalter»

François Buchwalter, le général français à la retraite qui, à travers une affabulation sur l’assassinat des moines de Tibhirine, s’essaya vainement à relancer la campagne pour le «qui-tue-qui ?» en Algérie, pourrait n’avoir, en vérité, jamais expédié, comme prétendu, une note à sa hiérarchie. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a indiqué, hier, qu’aucune note de l’ex-attaché militaire en Algérie sur les massacres des moines de Tibhirine n’a encore été retrouvée au ministère de la Défense.
Sofiane Aït Iflis - Alger Le Soir) - Après le président Sarkozy qui avait dit s’en tenir au communiqué n° 44 du GIA, dans lequel l’exécution des moines était annoncée et revendiquée, et après l’ambassadeur de France en Algérie qui a désengagé la France officielle des assertions de Buchwalter, c’est au tour du ministre français de la Défense, Hervé Morin, de jeter le discrédit sur l’ancien militaire en Algérie. «J’ai eu une note hier lundi, ndlr) disant qu’on n’a toujours pas encore retrouvé cette note, puisqu’elle date d’une bonne douzaine d’années», a déclaré, en effet, Hervé Morin, hier, sur les ondes de la radio RTL, ajoutant que «c’est une note qui n’a pas été transmise au Quai d’Orsay, qui a été transmise à la direction du renseignement militaire (…), j’ai demandé aux services de retrouver cette note». A sa manière, le ministre français de la Défense a noté la légèreté du tuyau que Buchwalter aurait envoyé. «Il n’y a aucune raison qu’on aille cacher une analyse faite par un attaché de défense qui était en poste en Algérie», a affirmé encore Hervé Morin, soulignant que cette éventuelle note «fait référence à des gens qui auraient dit que, à des gens qui auraient dit eux-mêmes que…». Autrement dit, c’est la fameuse histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Il n’y a pas meilleure façon de souligner l’ubuesque dans la déposition de Buchwalter devant le juge Trévidic. Car, à bien comprendre Hervé Morin, même si la prétendue note existait, elle ne constituerait nullement une information, tant elle se résumerait à un colportage. En effet, dans sa déposition devant le juge le 25 juin dernier, l’ancien attaché de défense au niveau de l’ambassade de France à Alger dit avoir été mis dans la confidence par un officier de l’armée algérienne qui, lui-même, tenait l’information de son frère, chef d’escadrille, et qui aurait fait partie des patrouilleurs qui auraient mitraillé le bivouac des moines. C’est par ce ouie-dire que le général à la retraite avait tenté de raviver la campagne du «qui-tue-qui ?». Mais ça ne pouvait que faire flop, tant il ne tombait pas sous le bon sens que 7 moines mitraillés depuis un hélicoptère puissent être touchés partout sauf au niveau de la tête. D’ailleurs, les experts militaires, y compris des anciens de la DST, n’ont pas manqué de développer des contre-arguments techniques. Et, en plus de battre en brèche l’assertion du général, selon laquelle les corps des moines ont été dissimulés parce qu’ils portaient des impacts de balles, les experts ont noté qu’un hélicoptère ne se pose jamais en plein maquis pour identifier la cible qu’il vient d’abattre. Même le commun des mortels n’est pas crédule au point de gober ce scénario à la «Platoon» d’un général qui se serait fait violence durant treize ans avant de soulager, dit-il, sa conscience torturée.
S. A. I.

www.lesoirdalgerie.com

AFFAIRE DES MOINES: AFFAIRES D' ETAT

Publié le 13/07/2009 à 06:57 par georgeslondiche
QUOTIDIEN "LE SOIR D' ALGERIE" du 13 Juillet 2009

Vox populi : Affaire des moines : affaires d'État !

Ça commence par les déclarations d’un général retraité de la GSE, les services secrets français, ancien attaché de défense à Alger, puis s’enchaîne l’intervention d’un ancien chef du gouvernement et enfin, la déclaration de Sarkozy sur le mensonge et la vérité entre grands Etats et sur la levée du secret défense. Ça ressemble à une orchestration haute voltige ! Mais c’est avant tout l’ouverture des hostilités, dans le silence accablant des autorités algériennes.
Mais que dit le témoignage du général Buchwalter ? Qu’un officier algérien lui a raconté que son frère lui a raconté… De même sur le meurtre de l'évêque d'Oran, Mgr Claverie, en 1996, qu’il lie, sans preuves aux auteurs du même crime : «L’armée algérienne !» Voilà que la manipulation subsensorielle de l’opinion chemine vers la schématique du «qui-tue- qui !», où les réseaux islamistes de Genève, Paris, Berlin, Madrid et Londres ont été exploités à souhait. Bientôt ce sera le tour des «attentats de Paris», «le détournement de l’avion d’Air France, les massacres… » S’il n’y a aucune nouvelle preuve tangible dans ce dossier, une certitude est maintenant soulignée d’un trait officiel qui ne souffre plus aucun doute : Les autorités françaises, ses services d’intelligence en premier ordre, étaient dès le début acquises aux thèses de la fameuse nouvelle «question» du «qui-tue-qui ?». Souvenons-nous du premier rapport condamnant les autorités algériennes de l’organisation de défense des droits de l’homme, qui n’est venu… qu’en 1997. Souvenons-nous aussi du témoignage de “Nicole Chevillard (journaliste, Risques internationaux) : «Après les attentats de Paris, j’ai été appelée pour consultation par la DST dirigée officiellement par Philippe Parent. Raymond Marthe, un spécialiste des questions algériennes, qui était présent, défendait les positions des services algériens. Philippe Parent, proche de Juppé, me demande, en 1995, une étude pour voir comment faire fléchir les généraux algériens et leur faire accepter les accords de Rome.» [Voir : Débat sur Françalgérie à Paris : La France accusée de complicité http://www.algeriedz. com/article839.html]. Ensuite, toute la déferlante de témoins qui obtenaient quasi-automatiquement le statut de réfugié en France, qui était refusé à des intellectuels algériens menacés par les islamistes, témoins devenus auteurs de livres, célèbres, sur la thèse du «qui-tue- qui ?»… La liste est longue mais elle atteste du double jeu de la politique française : une position officielle quasi neutre ou affichant un «soutien au peuple algérien contre le terrorisme », et une autre officieuses derrière les ONG et certains groupuscules pour faire avancer la thèse de l’implication «organisée» et «délibérée» de l’armée algérienne dans les exactions contre la population… et par extension, l’Etat algérien auquel il a été désormais taillé, par un travail de longue haleine, un costume sur mesure de «pouvoir militarisé». En parallèle, c’est toute la rhétorique sur les «bienfaits de la colonisation» avec la relégation au degré de simples erreurs — et peut-être sous forme de dommages collatéraux, voire de «bavures» — de cette «mission civilisatrice de la France» qui est déployée pour couvrir les véritables chefs d’inculpation que retient encore l’Histoire et qu’une rive de la Méditerranée reproche à l’autre : les innommables crimes contre l’humanité de la colonisation ! Que des individus, quel que soient leur habit, leur culte ou leur origine, eurent été assassinés et qu’on veuille connaître toute la vérité et faire appliquer la justice est une chose, que les jeux de pouvoir, les manigances des services d’intelligence et les intrigues à peine feutrées des grandeurs nationalistes s’en mêlent pour des objectifs inavoués, c’en est une autre ! Mais si coup pour coup il fallait répondre : souvenons-nous aussi du huitième mort de Tibhirine, le journaliste David Contant, de la campagne de calomnie organisée par les mêmes officines dont il est établi qu’il eut été victime… Posons-nous aussi la question sur les circonstances de sa mort. Car s’il y a des journalistes qui ont la conscience de chercher à savoir ce dont a été vraiment victime leur confrère, ils se rendraient sur le lieu de son dit suicide. L’immeuble est fait d’une façade raide, qui ne permet pas à une personne qui se jette de tomber chez le voisin du dessous. Et même si les secrets de la physique ne nous ont peut-être pas tout révélé, comment peut-on envisager qu’une personne qui se jette de son balcon et tombe chez le voisin du dessous se relève pour retenter ce geste si dur et si impensable qui est de mettre fin à sa vie ? Cela ressemble au suicide à deux balles dans la tête ! Comment peut-on ignorer que le défunt avait fait état d’être suivi par les services secrets français juste avant le drame ? Alors qu’il revenait d’un voyage et comptait publier une enquête contre la thèse officieuse qui faisait rage dans les cercles maîtres-penseurs parisiens ? Ainsi soit-il, puisque des journalistes, comme la justice d'un Etat dit de droit et des lumières, (!) accordent le rôle de témoin à des personnes qui avouent n’avoir rien vu et puisque, ainsi, les plus grandes enquêtes se bâtissent sur les plus simples polémiques.
L. G.
www.lesoirdalgerie.com

LE SOIR D' ALGERIE (11 juillet 2009) et le "QUI TUE QUI?".

Publié le 11/07/2009 à 06:04 par georgeslondiche
Pause-Café

Un été algérien

Je t’écris ces quelques lignes pour te dire que ce n’est pas seulement la presse coloniale qui déraille. Même le chef de là-bas s’en mêle : tirs croisés sur l’ANP et hostilité manifeste vis-à-vis de l’Etat d’ici, traité de menteur !
En d’autres circonstances, l’ambassadeur de là-bas, ici, aurait été convoqué au ministère des Affaires étrangères et les voix les plus autorisées auraient recommandé à M. Sarkozy de s’occuper des affaires de son pays qui sont légion. S’il a envie de farfouiller dans les poubelles du renseignement et de la manipulation de là-bas, il aura certainement de quoi s’occuper pour un bon bout de temps. Et s’il veut s’émouvoir des «crimes» de guerre et autres spécialités sionistes, il n’a qu’à feuilleter le dernier épisode de la barbarie israélienne à Ghaza ! Quant aux «bévues» des militaires, ce n’est pas ce qui manque en Irak et en Afghanistan, à moins que la vie des moines soit plus précieuse que celle de centaines de femmes et d’enfants tombés sous le tir de missiles mal orientés !
Non, ce n’est pas la recherche de la vérité qui est à l’ordre du jour. S’il y a un État qui a bel et bien menti — au cas où cette bévue est prouvée — c’est bien l’État français qui a camouflé les rapports du sieur spécialiste en manip ! Ce qui est recherché en vérité, c’est le ternissement de l’image de marque de l’ANP, une armée qui continue de combattre courageusement l’hydre intégriste, pour l’honneur de l’Algérie républicaine, mais aussi pour la sécurité du Maghreb et de… la France !
Si cette armée dérange tant, c’est qu’elle continue de constituer une force nationale solide opposée aux plans de l’impérialisme et de ses monstrueuses créations, comme Al-Qaïda ! Cette armée est la fille de la glorieuse ALN qui a chassé la France coloniale de nos terres et redonné sa dignité au peuple algérien ! C’est cette armée qui a imposé un pouvoir révolutionnaire en 1965 pour mettre fin au culte de la personnalité et à l’anarchie ; réengageant l’Algérie dans la voie de la révolution. Il en coûta à l’impérialisme de nouvelles et cuisantes défaites sur le plan économique, avec la reconquête de nos richesses nationales et la nationalisation des secteurs stratégiques. Il s’en suivit des embargos et des campagnes de déstabilisation pareilles à celle qui ressurgit aujourd’hui en France et dont l’objectif n’est autre que de nous rabaisser davantage après tous les reculs de ces dernières années ! C’est cette armée, soutenue par des patriotes éclairés, qui mit fin, en 1992, à un processus électoral porteur de graves dangers pour la République et que M. Mitterrand voulait voir se poursuivre ! Que ces messieurs, qui n’apprendront jamais les leçons de l’histoire, — «l’impérialisme est un mauvais élève» a dit le général Giap —, et qui continuent à vouloir jouer le rôle de maîtres, sachent que la roue de l’histoire ne tourne jamais dans le sens contraire. Ici et en ces jours, l’ANP se bat contre une organisation terroriste mondiale dont les objectifs ne s’arrêteront pas à la domination de l’Algérie et du Maghreb. Que les stratèges aux mains engluées soudainement dans les fanges de la manipulation et de la désinformation se réveillent à temps ! Contre le monstre, toute hésitation, toute lutte accessoire, toute interrogation du style «qui-tue-qui ?» peuvent être fatales. Aux jeux de coulisses et de frappes dans le dos, nul ne sera gagnant. L’Algérie d’aujourd’hui n’a pas d’histoire en dehors de l’ALN et de l’ANP. C’est dans le maquis que nous avons bâti notre dignité et c’est toujours dans le maquis que nous construisons notre avenir. Ces choix nous sont imposés. C’est pourquoi nous aurons toujours besoin d’une armée nationale populaire pour protéger notre pays contre les appétits des uns et des autres. Quand la France s’attaque à l’ANP, elle s’attaque à tout le peuple algérien. Nos dirigeants peuvent ne pas réagir. Cela ne nous empêche pas de le faire. Nous sommes si près de ce peuple qu’il nous en voudrait si nous ne le faisions pas. Alors, aux généraux de pacotille qui ont perdu les vraies guerres et gagné leurs médailles dans les cabinets du renseignement, nous disons ceci pour terminer : l’Algérie de papa, c’est terminé !
Fini pour de bon !
Farah Maamar
www.lesoirdalgerie.com

MOINES DE TIBHIRINE "L' EXPRESSION" du 9 Juillet 2009.

Publié le 09/07/2009 à 07:19 par georgeslondiche


MOINES DE TIBHIRINE
La France a souillé leur mémoire
09 Juillet 2009

L’offensive menée par Nicolas Sarkozy cache une triste réalité: le suicide du journaliste Didier Contant qui s’apprêtait à démonter la thèse selon laquelle l’Armée algérienne était impliquée dans l’assassinat des 7 moines de Tibhirine.

Nous sommes en février 2004, après un premier sujet publié dans le Figaro Magazine, l’ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma s’apprête à proposer un second reportage à l’hebdomadaire français, fruit d’une longue et minutieuse investigation, qui l’a conduit sur les lieux du drame. Ses conclusions sont sans bavure: les sept moines trappistes ont été enlevés puis assassinés par le GIA (Groupe islamiste armé). Sur le terrain, Didier Contant avait récolté de sérieux témoignages qui battaient en brèche les accusations d’un ombrageux sous-officier déserteur de l’armée nationale, qui mettaient en cause les militaires algériens et les désignaient comme étant les instigateurs du massacre des sept hommes d’église.
Ces révélations de Abdelkader Tigha (patronyme du militaire déserteur) ont été largement exploitées et diffusées par les tenants de la thèse selon laquelle les autorités algériennes de l’époque manipulaient les groupes terroristes armés. Ce fut le cas d’un certain Jean-Baptiste Rivoire, journaliste de son état à Canal+, à ce moment-là, qui préparait une enquête sur le sujet en question. Ses sources: Abdelkader Tigha.
Les investigations de Didier Contant le dérangent au plus haut point. Il faut le court-circuiter. Il le fera de la manière la plus ignoble! Sans hésitation, il fera le tour de toutes les rédactions parisiennes pour faire courir le bruit et accuser injustement Didier Contant d’être un agent des services secrets algériens. Le Figaro Magazine et les autres rédactions ferment leurs portes au Grand Reporter. Pour l’avoir connu et côtoyé, nous pouvons témoigner de son professionnalisme sans complaisance mais surtout de sa sensibilité extrême.
L’hebdomadaire Marianne dans un article intitulé «Un certain lobby médiatique qui s’évertue à dédouaner les intégristes algériens de leurs crimes» commente ainsi cette dramatique histoire: «Sur l’affaire des moines, Rivoire prépare justement un livre avec le dénommé Tigha.
Les investigations de Contant le dérangent. On fait circuler le bruit que Contant est un agent des services secrets. On exerce des pressions sur le Figaro Magazine, qui refuse de publier la seconde partie du reportage de Contant. Ce dernier adresse mail sur mail à ses amis Algériens, les familles victimes du terrorisme. Il craque. Le 15 février, il saute du 7e étage.» Cinq années après la mort de Didier Contant, un communiqué de presse fait savoir que le juge d’instruction, Patrick Ramaël, qui enquêtait sur les circonstances de ce décès a décidé de renvoyer le 5 février 2009 Jean-Baptiste Rivoire devant le tribunal correctionnel de Paris du chef de violences volontaires préméditées. Sarkozy pourrait, peut-être, au cas où l’on saurait pour qui roulait Rivoire et ses reportages, connaître le fin mot de l’histoire sur le terrible assassinat des sept religieux, à moins que le procès tant attendu du journaliste de Canal+ ne soit tronqué. Le sang des moines de Tibhirine a coulé sur cette terre d’Algérie et, est mêlé à celui des dizaines de milliers d’Algériens victimes du terrorisme aveugle.
L’histoire les a déjà hissés au rang de martyrs de l’Algérie post-indépendante. L’histoire retiendra qu’au moment où la France officielle recommandait à ses ressortissants de fuir l’Algérie, eux ont choisi de rester! L’histoire retiendra aussi que c’est pendant que l’Afrique s’est donné rendez-vous à Alger pour attester de ce qu’elle a pu donner à l’humanité que la France officielle a voulu gâcher cette fête planétaire. Comme ce fut le cas à Dakar, ce fameux jour de Juillet 2007 où Nicolas Sarkozy a refusé de prononcer le nom de Cheikh Anta Diop pour désigner l’université de la capitale sénégalaise, mais il ne s’est pas gêné de dire que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme Africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan Africain, qui depuis des millénaires, vit les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connait que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles».
Aujourd’hui, l’homme Africain et Cheikh Anta Diop sont célébrés à Alger tandis que les 7 moines de Tibhirine sont dans le coeur des Algériens. Il viendra ce jour où la France officielle leur demandera «Pardon» et se repentira de ses crimes coloniaux commis en Algérie, n’en déplaise à Sarkozy et aux nostalgiques de l’Algérie Francaise.

Mohamed TOUATI

Quotidien algérien EL WATAN DU 7 Juillet 2009.

Publié le 07/07/2009 à 05:19 par georgeslondiche
IL ACCUSE L' ARMEE ALGERIENNE D' ÊTRE DERRIERE LA MORT DES MOINES DE TIBEHIRINE: LES DELIRES D' UN GENERAL FRANCAIS.

Treize années après, l’assassinat des sept moines de Tibéhirine en mars 1996 refait surface dans un contexte de crise larvée entre Alger et Paris. Depuis deux jours, la presse française fait ses choux gras de la déposition d’un ex-haut gradé de l’armée française. Une déposition qui apporte de l’eau au moulin du juge Marc Trevidic, qui dirige l’enquête ouverte en 2004 à la demande de la famille de l’un des moines assassinés et d’Armand Veilleux, ancien procureur général des cisterciens, assistés par l’avocat Patrick Baudouin. L’ex-officier supérieur n’est autre que le général à la retraite François Buchwalter qui, au moment des faits, était attaché militaire à l’ambassade de France à Alger. Les déclarations du général Buchwalter sont elliptiques et déroutantes.
Entendu le 25 juin dernier par la justice française, l’ancien officier de l’armée française rompt son long silence pour pointer un doigt accusateur sur l’armée algérienne en lui imputant la responsabilité dans le massacre des sept moines. Visiblement en manque de preuves palpables, le général insiste sur le fait qu’il s’agissait d’une « bavure » que toute armée peut commettre. « Les hélicoptères de l’armée algérienne ont survolé le bivouac d’un groupe armé et ont tiré, s’apercevant ensuite qu’ils avaient non seulement touché des membres du groupe armé mais des moines. Ils se sont ensuite posés. Ils ont pris des risques. Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles. Ils ont appelé par radio le CTRI de Blida », a déclaré le général devant le juge Marc Trevidic. Ses propos, rendus publics en premier lieu par le journal de droite française Le Figaro et le site Mediapart, ont vite été relayés par les agences de presse et d’autres médias français. D’où le général a-t-il obtenu un tel « élément d’information » aussi grave ? M. Buchwalter a affirmé qu’il s’agissait de « confidences » d’un ancien militaire algérien, dont le frère avait été aux commandes d’un hélicoptère lors de l’attaque. Des confidences qu’il avait eues quelques jours après les obsèques des moines. Dans sa déposition, le général à la retraite a précisé avoir écrit tout cela dans des rapports adressés au chef d’état-major des armées français et à l’ambassadeur de France en poste à Alger au moment des faits, Michel Lévêque. Les propos de M. Buchwalter, qui ne sont pas étayés par des preuves matérielles, s’inscrivent en faux contre la version des faits révélée à l’époque.

Quand les Français négociaient avec Djamel Zitouni...

Les sept religieux français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé de Notre-Dame-de-l’Atlas, au sud d’Alger, ceinturé de maquis terroristes. Une zone qui avait connu auparavant des massacres tels celui du 14 décembre 1993 où 12 ouvriers croates avaient été égorgés à quelques kilomètres du monastère. L’enlèvement des moines a été revendiqué le 26 avril 1996 par le Groupe islamique armé (GIA) alors dirigé par Djamel Zitouni, qui proposait d’échanger les moines contre Abdelhak Layada, détenu. Le GIA aurait envoyé un « messager », un certain Abdullah, à l’ambassade de France à Alger afin d’ouvrir des négociations, comme rapporté à l’époque par les médias. Ce messager aurait remis au représentant de la DGSE une cassette audio dans laquelle on entendait la voix des moines ainsi qu’un texte signé de leurs mains. L’entretien aurait duré une heure et demie. Un système de contacts téléphoniques était mis au point de telle sorte que le GIA puisse rappeler. Et l’ambassade se serait engagée dans des négociations sans en informer les autorités algériennes, qui tentaient de leur côté de trouver les traces des ravisseurs. Plus d’un mois plus tard, le GIA annonçait dans un communiqué avoir décapité les captifs le 21 mai, en accusant le gouvernement français d’avoir « trahi » les négociations. Mais le gouvernement algérien s’est refusé à confirmer l’information. Neuf jours plus tard, il annonça la découverte des seules têtes des moines, retrouvées près de Médéa, détachées des corps disparus. Les têtes reposaient sur un fond de satin blanc et étaient chacune accompagnées d’une rose. Omar Chikhi, un émir des GIA repenti, affirma en 2001 que les moines ont été bien assassinés par Zitouni et ses acolytes sans l’accord de l’autre faction du GIA. Selon Omar Chikhi, c’est cette faction rivale qui s’en était prise à Zitouni et l’avait éliminé le 26 juillet 1996.Mais si les moines ont été criblés de balles tirées d’hélicoptères comme le disait le général Buchwalter, comment se fait-il qu’aucune victime n’ait été touchée à la tête ? Aussi, selon un ancien militaire algérien qui a requis l’anonymat, dans de telles opérations par hélicoptère, on tire plutôt sur des « coordonnées », ce qui « rend difficile de savoir ce qui est dedans »...

L’assassinat de Mgr Claverie et la thèse du « qui tue qui ? »

Dans le procès-verbal signé le 25 juin, le général Buchwalter avait même imputé de manière indirecte le meurtre, le 1er août 1996, de l’évêque d’Oran, Pierre Claverie, aux autorités algériennes : « Vous savez comment il est mort. Il a changé son billet au dernier moment. Très peu de gens étaient au courant. » « Les autorités n’appréciaient pas sa liberté de ton tant à l’égard des islamistes que du pouvoir algérien », a indiqué cet attaché de défense à Alger de 1995 à 1998. Pourquoi ? Selon lui, parce que Mgr Claverie « pensait à l’implication du pouvoir algérien » dans la mort des sept moines ! Cela peut-il être considéré comme argument appuyant une telle accusation à peine voilée ? Il faut dire que ce général à la retraite n’est pas seul dans ce qui s’apparente à une campagne de dénigrement de l’Etat algérien. L’ex-Premier ministre UMP, Jean-Pierre Raffarin, s’est prononcé pour une levée du secret-défense dans cette affaire. « Il faut qu’on connaisse vraiment ce qui s’est passé. C’est une affaire très douloureuse », a-t-il déclaré, appuyant ainsi l’appel de l’avocat des parties civiles, maître Patrick Baudouin, à la levée du secret-défense. Pour Me Baudouin, le témoignage de l’ancien général français est « une preuve qu’il y a eu dissimulation » de la part d’Alger et de Paris.

Il estime que ce témoignage est « crédible » et « constitue une avancée très significative dans ce dossier ». « C’est la confirmation de ce que nous disons depuis l’origine, que c’est l’omerta qui a prévalu au nom de la raison d’Etat », a-t-il indiqué à la presse. Outre les rapports rédigés par François Buchwalter au chef d’état-major des armées, l’avocat Baudouin compte également demander les auditions d’Hervé de Charette (à l’époque ministre des Affaires étrangères), celle d’agents des services du renseignement français ainsi qu’une nouvelle audition de Michel Lévêque, ambassadeur à Alger au moment des faits. Le Président français a de son côté réagi sur cette affaire. Interrogé à l’issue d’un sommet franco-britannique à Evian (Haute-Savoie), M. Sarkozy a demandé de laisser la justice faire son travail. « Il y a un juge d’instruction qui est en charge de ce dossier, la justice est saisie. Les déclarations de ce témoin ont été faites devant un juge. Laissons la justice faire son travail », s’est-il contenté de dire. Du côté d’Alger, c’est l’omerta. Toutes nos tentatives de joindre des responsables au niveau du ministère de la Défense nationale se sont avérées vaines. Les déclarations du général Buchwalter sont-elles fiables ? Pourquoi n’a-t-il parlé que maintenant ? Pour quelle raison sa déposition a été largement relayée par les médias français ? Si les moines avaient été victimes d’une bavure, pourquoi le GIA a-t-il revendiqué leur assassinat ? Que s’est-il passé après que le messager du GIA se soit présenté à l’ambassade de France à Alger ? Beaucoup de zones d’ombres qui méritent d’être élucidées.

Par Mokrane Ait Ouarabi

AU LENDEMAIN DES PROPOS D' UN GENERAL FRANCAIS.

Publié le 07/07/2009 à 05:12 par georgeslondiche

Quotidien algérien L' EXPRESSION du 7 Juillet 2009.

L’AFFAIRE DES MOINES DE TIBHIRINE
Les affabulations d’un général français
07 Juillet 2009 - Page : 3
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Sans dévoiler l’identité de sa source pour des raisons de sécurité, un général français atteste avoir recueilli les confidences d’un «Monsieur X» qui attribue l’assassinat des moines à l’armée algérienne.

Quel sens faut-il donner aux «révélations» tardives du général français, François Buchwalter, sur les moines de Tibhirine? L’interrogation est d’autant plus opportune que d’aucuns ne s’expliquent pas le timing de cette intervention. En attribuant l’assassinat des moines à l’armée algérienne, plusieurs années après les faits, cet ancien attaché militaire à l’ambassade de France à Alger ajoute (à dessein?) des complications à des relations algéro-françaises déjà suffisamment controversées.
Dans sa déposition citée hier par le journal français, Le Figaro, proche du président Nicolas Sarkozy, le général Buchwalter avait «confié», le 25 juin dernier, au juge d’instruction Marc Trévidic que l’assassinat des sept moines était une «bavure» commise par l’armée algérienne. Un tel témoignage peut-il être crédible, ou pris pour argent comptant? Le général ne cite aucune source militaire qui lui aurait dévoilé ce «secret» classé défense, ni aucun témoin oculaire présent sur les lieux qui aurait confirmé une telle affirmation.
Dans son témoignage sous serment, ce général indique avoir recueilli - lors de son passage à Alger, comme attaché militaire à l’ambassade de France, entre 1995 et 1998 - les confidences d’un ancien officier de l’armée algérienne, dont le frère était chef d’une escadrille d’hélicoptères affectée à la première région militaire, dont dépendait la région de Tibhirine.
Sans dévoiler l’identité de sa source, ni celle de son frère, le général Buchwalter raconte qu’un «Monsieur X» lui a confié, après l’enterrement des moines en 1996, que son frère qui patrouillait en hélicoptère entre Blida et Médéa dans le cadre d’opérations antiterroristes, lui aurait révélé que l’armée a tiré sur un bivouac qui ressemblait à un groupe djihadiste armé. «Ils ont donc tiré sur le bivouac. Ils se sont ensuite posés (...). Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles», a expliqué le général français au juge, dont les propos ont été rapportés par la presse française dont Le Figaro. Il y a cependant comme un défaut, le témoignage de l’ancien militaire français n’est au final qu’un témoignage de seconde main, M.Buchwalter rapporte un oui-dire que rien ne vient confirmer.
Ce nouveau témoignage ne précise en aucun cas les conditions de l’enlèvement et encore moins les auteurs du rapt, curieusement passés sous silence par le témoin. D’ailleurs, la thèse d’une «bavure» de l’armée algérienne a été qualifiée par le même quotidien «d’une possible mise en scène sordide, décidée au plus haut niveau du pouvoir» français. Or, l’enlèvement des moines de Tibhirine a été revendiqué le 26 avril 1996 à l’époque par le chef du Groupe islamique armé (GIA), «Abou Abderrahmane Amine», alias Djamel Zitouni. En 2004, une commission rogatoire internationale n’a retenu et validé que la thèse selon laquelle les moines ont été liquidés par les groupes islamistes.
Mieux encore, la République française a envoyé des émissaires, mandatés à l’époque par Alain Juppé, Premier ministre, et Charles Pasqua ministre de l’Intérieur, à son ambassade à Alger pour mener des «négociations» avec les éléments du GIA afin de procéder à la libération des moines. Le GIA avait proposé d’échanger les moines contre ses militants islamistes détenus. Quelques jours plus tard, cette organisation terroriste annonce avoir décapité les captifs - assassinés le 21 mai - les terroristes accusant le gouvernement français d’avoir «trahi» les négociations-. Annonce faite le 23 mai par le GIA, soit deux jours après le crime commis. Interrogé à l’issue d’un sommet franco-britannique sur ces déclarations, Nicolas Sarkozy a répondu qu’il faut laisser la Justice faire son travail.
«Il y a un juge d’instruction qui est en charge de ce dossier, la justice est saisie. Les déclarations de ce témoin ont été faites devant un juge. Laissons la justice faire son travail», a dit le président français dans une déclaration rapportée par l’AFP. Et d‘ajouter: «Que puis-je dire maintenant, si ce n’est compliquer le travail de la justice? Et on verra à l’issue de cette instruction ce qu’il en sera. Que la justice fasse son travail, aille jusqu’au bout de son travail, je n’ai pas d’autres commentaires à faire», a conclu M.Sarkozy. A la lumière de ces données, il y a lieu de s’interroger sur le pourquoi du rebondissement de ce dossier à ce moment, plus précisément. Autrement dit, pourquoi le général François Buchwalter a attendu 13 ans pour révéler «ses secrets d’Etat»? Cette déclaration intervient au moment où les deux chefs d’Etat, Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy, affichent leur volonté de promouvoir et tisser de meilleures relations politico-économiques entre Alger et Paris. Comme en témoignent les deux visites effectuées par le chef de l’Etat français en Algérie et celle qu’effectuerait Abdelaziz Bouteflika à Paris dans le dernier semestre de cette année.
Ainsi, pourquoi et surtout à quelles fins, le général Buchwalter a-t-il apporté de tels témoignages? Pourquoi n’a-t-il pas parlé plus tôt au moment de l’ouverture de l’enquête qui remonte déjà à quelques années? Beaucoup d’ombre entoure un témoignage qui vient, trop à propos. L’avenir apportera, sans doute, une réponse.

Tahar FATTANI

DE BONNES NOUVELLES CONCERNANT ROMAÏSSA.

Publié le 04/07/2009 à 05:39 par georgeslondiche
LE SOIR D' ALGERIE DU 3 JUILLET 2009.

Romaïssa retrouvera l’usage entier de ses membres !

Romaïssa a été finalement admise à l’hôpital de la Fondation Rothschild du 19e arrondissement de Paris. Constatant avec amertume que son état s’était gravement détérioré, trois professeurs ont accouru à son chevet ; ils étaient choqués par le retard mis dans le traitement du dossier médical de la patiente qui aurait dû être hospitalisée plus tôt.
Ce qui aurait pu stopper sa dégénérescence physique. Ils ne comprennent pas que le médecin algérien la traitant ait continué à signaler que son état était «stable» alors qu’il s’aggravait de jour en jour. Une infirmière en chef a éclaté en sanglots en voyant Romaïssa ! Les professeurs qui doivent l’opérer sont catégoriques : Romaïssa retrouvera l’usage entier de ses membres. Mais cela nécessitera une rééducation de deux années ! Après, elle pourra reprendre ses études et mener une vie normale. Néanmoins, elle gardera de petites séquelles au niveau d’un bras… La décision d’opérer la petite Chélifienne devait être prise hier vendredi. Nous apprenons en dernière minute que Romaïssa sera opérée dans le courant de la semaine prochaine. L’intervention étant très lourde (elle durera une journée entière), elle nécessite la mobilisation d’un bloc pour 24 heures et certaines dispositions spéciales. Mme Nadia, sa maman, qui a obtenu le droit de rester au chevet de sa fille durant la période où elle est en réanimation, devra quitter l’hôpital dès la fin de l’opération. Bien qu’elle soit prise en charge par un compatriote originaire de Bouzaréah et habitant Paris, qui n’en est pas à sa première B.A., elle aura besoin de votre aide si vous êtes en région parisienne. Voici son nouveau numéro de téléphone :
- De l’extérieur de la France : 00 33 603 585 172
- De France : 060 358 517 2

www.lesoirdalgerie.com