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georgeslondiche
Description du blog :
Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
03.03.2008
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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Ma liberte d expression

DE TOUT COEUR AVEC CE COMMUNIQUE.

Posté le 20.08.2008 par georgeslondiche
ALGERIE.
Suite au communiqué du président de la République française.

Article publié par LE FIGARO du 20 de ce jour, 20 Août 2008.

ATTENTAT A ALGER: 43 morts et 45 blessés

Source : AFP
19/08/2008.
.
L'attentat suicide perpétré mardi matin devant une école de gendarmerie des Issers (est d'Alger) a fait 43 morts et 45 blessés, selon un nouveau bilan provisoire du ministère algérien de l'Intérieur.

Parmi les personnes tuées dans cet attentat figurent 42 civils et un gendarme, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que 32 blessés sont des civils et 13 des gendarmes.

C'est l'attentat le plus meurtrier depuis huit mois en Algérie, avec un bilan supérieur à celui des attentats simultanés perpétrés le 11 décembre 2007 à Alger contre des bâtiments officiels qui avaient fait 41 morts.

L'attentat des Issers n'a pas été revendiqué.

Le président Nicolas Sarkozy a condamné "avec la plus grande vigueur" cet attentat, dans un communiqué.

"Après l'attentat qui vient une nouvelle fois de frapper l'Algérie, faisant de nombreuses victimes aux Issers, le président de la République condamne avec la plus grande vigueur les violences barbares et aveugles dont le peuple algérien continue de souffrir", écrit M. Sarkozy.

Il "adresse au Président Bouteflika, ainsi qu'aux familles des victimes, à leurs proches et au peuple algérien tout entier, ses plus sincères condoléances", ajoute le communiqué.

Le chef de l'Etat tient également "à assurer l'Algérie de la pleine solidarité de la France et de tout son soutien dans sa lutte contre le terrorisme".



--

Quotidien algérien LIBERTE du 13 Août 2008.

Posté le 15.08.2008 par georgeslondiche
Mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

DE TEHERAN A ZEMMOURI.
Par :Mustapha Hammouche


L’actualité engendre parfois de frappantes coïncidences. On ne peut alors éviter de voir le rapport entre ces événements que le hasard a synchronisés.
Il faut oser croire que ce n’est pas à la légère qu’en 1993, l’?tat algérien décide de rompre toute relation avec l’Iran. Il fallait nécessairement que l’implication de ce pays dans le déclenchement de la guerre terroriste contre l’Algérie fût établie pour que les autorités d’alors en viennent à cette décision extrême et pour que la rupture durât jusqu’en 2000.
De ce fait, les dernières frappes du terrorisme islamiste, celle de Tigzirt et celle particulièrement meurtrière de Zemmouri, survenues au moment où notre Président se trouvait à Téhéran, devaient forcément nous rappeler que ce pays, et d’autres ?tats, officiellement “frères” et “amis”, ont une responsabilité directe dans l’épreuve sanglante que les Algériens n’ont pas fini de traverser.
Bien sûr, la diplomatie consiste à ne pas dire les choses qui fâchent. C’est du moins le cas quand elle entretient les rapports entre les régimes, pas quand elle exprime les intérêts stratégiques des nations. Bien sûr, le temps est à l’oubli et la performance consiste, en matière de dégâts des islamistes, à fermer les yeux sur les faits qui dérangent. Des minutes de l’Assemblées nationale de l’époque témoignent encore du fait que l’idéologie et l’intérêt supérieur d’une nation ne font pas toujours bon ménage.
La réconciliation nous commande donc de néantiser l’agression intégriste. Après tout, si elle nous cible toujours, c’est parce que nous ne sommes pas encore tous acquis à l’islamisme. Et le pouvoir, faute de lui présenter un peuple entièrement uniformisé aux normes islamistes, l’appelle à se concilier avec une société pour l’instant imparfaite. En attendant de généraliser les standards fondamentalistes au pays entier. Chose à laquelle il s’attelle avec une certaine réussite : la notion d’ordre public, jadis basé sur la promotion de la citoyenneté, s’est progressivement traduite en une fonction de moralisation religieuse. C’est cela le sens culturel de la réconciliation. On ne donne pas que de l’argent et de l’immunité aux terroristes ; on leur aménage l’espace culturel pour qu’ils s’y sentent bien ; on pourchasse les couples illégaux ; on impose le hidjab à la plage ; on ferme les débits de boissons… Tout cela se fait sournoisement, sans même légiférer, mais avec une efficacité qui n’est plus à démontrer.
C’est cela la politique de réconciliation avec l’intégrisme, une réconciliation politique qui ressemble fort à une conversion idéologique. C’est normal, alors, qu’un régime comme celui de Téhéran ait la cote. Pas besoin de repentir de ce côté-là, même si les répliques de son engagement des années 1990 en Algérie se font encore ressentir jusqu’à Zemmouri.
N’est-ce pas que la politique extérieure n’est que la traduction de la politique intérieure à l’étranger ?

M. H.



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EN HOMMAGE A MAHMOUD DARWITCH (13 Mars 1941-9 Juillet 2008)

Posté le 15.08.2008 par georgeslondiche
Ce poème qu' il écrivit, en 1964, sur le thème d' un formulaire israëlien que devait remplir les Palestiniens.

IDENTITE

Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d'enfants : huit
Et le neuvième... arrivera après l'été !
Et te voilà furieux !
Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j'ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d'écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n'irai pas quémander l'aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !

Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille - je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines...
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l'effusion de la durée
Avant le cyprès et l'olivier
...avant l'éclosion de l'herbe
Mon père... est d'une famille de laboureurs
N'a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan - être
Sans valeur - ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux... couleur du charbon
Mes yeux... couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
...elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c'est
L'huile d'olive et le thym
Mon adresse :
Je suis d'un village isolé...
Où les rues n'ont plus de noms
Et tous les hommes... à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !

Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as raflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
...à ce que l'on dit !

DONC

Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n'ai pas de haine pour les hommes
Que je n'assaille personne mais que
Si j'ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !

LIBERTE D' EXPRESSION, AU GRAND JOUR, EN ALGERIE.

Posté le 14.08.2008 par georgeslondiche
ARTICLE PUBLIE AVEC L' ACCORD DE SON AUTEUR.

MIS SUR CE BLOG POUR MONTRER LA VIVACITE DE LA LIBERTE D' EXPRESSION EN ALGERIE.

ARTICE PARU LE 13 AOÛT 2008. DANS LE QUOTIDIEN ALGERIEN "LE SOIR D' ALGERIE".

LUI, AU MOINS DIT CE QU’IL VA FAIRE ET FAIT CE QU’IL DIT !

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Avis aux parents d’élèves. La rentrée des classes est fixée au 13 septembre. Et ce jour-là, vous n’aurez aucune peine à repérer les enseignants de vos enfants.

Des zombies avec des sparadraps partout !

C’est assez fou cette histoire. Comme si nous nous attendions à ce que Abdekka ne donne pas de gages appuyés à l’islamisme. M’enfin ! L’homme est logique avec lui-même. D’ailleurs, il est peut-être le seul à n’avoir pas dévié d’un centimètre de la trajectoire qu’il s’est tracée et qu’il a expliquée ouvertement, en public. On ne va tout de même pas aujourd’hui lui faire reproche de s’être incliné jusqu’à s’en rompre les lombaires sur la tombe de Khomeiny ? Ne sont surpris par ce genre de «pèlerinages » que ceux qui, il n’y a pas longtemps, faisaient de gros yeux lorsque nous affirmions que Boutef’ est porteur d’un projet islamiste. Nous étions alors traités d’excités infantiles, ne comprenant rien à la finesse diplomatique et à la roublardise politique. Aujourd’hui, patatras ! Gueule de bois au lendemain de déclarations enflammées de Abdekka sur l’apport extraordinaire de Khomeiny à la civilisation universelle et à la sagesse qui doit commander tous les peuples. Ben non m’sieur dames ! Faut pas arrondir les yeux en énormes sphères toutes faites d’étonnement horripilé. Quand on élève des tangos, assassins de femmes, enfourneurs de bébés et violeurs de gamines au rang de «valeureux combattants », c’est la moindre des choses que d’aller ensuite se recueillir sur la tombe du parrain de ces valeureux combattants. Sur ce point-là précis, Boutef’ est le plus honnête d’entre nous, le plus «droit» dans ses bottes, et le moins hypocrite. Il a des amis. Il a des opinions. Il les assume. Publiquement. Que je sache, il n’est pas allé dans le mausolée iranien en cachette, en catimini, et en effaçant ses pas après son passage pour ne pas être pris en flagrant délit. Il n’a jamais fait de serment sur les tombes des victimes de Madani Mezrag ou de Bénaïcha, leur promettant que les crimes ignobles des GIA et du GSPC seront vengés et punis. On ne peut pas en dire autant de ceux qui, aujourd’hui, l’accompagnent, avalent ce voyage à Téhéran jusqu’à la dernière goutte sans rien dégorger, et qui étaient, pourtant, en 1995 parmi les plus humides des yeux, au bord des tombes. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site lesoirdalgerie.com

Deux histoires envoyées par une amie du blog. Merci Naïma.

Posté le 08.08.2008 par georgeslondiche
Un prof avait l'habitude, en fin d'études, de donner un cordon violet sur lequel on pouvait lire "Qui je suis fait toute la différence" imprimé en lettres dorées.

Il disait à chaque étudiant à cette occasion pourquoi il l'appréciait et pourquoi le cours était différent grâce à eux.

Un jour, il a l'idée d'étudier l'effet de ce processus sur la communauté, et envoie ses étudiants remettre des cordons à ceux qu'ils connaissent et qui "font la différence".

Il leur donne 3 cordons en leur demandant ceci :

"Remettez un cordon violet à la personne de votre choix en lui disant pourquoi elle fait la différence pour vous, et donnez-lui deux autres cordons pour qu'elle en remette un elle-même et ainsi de suite. Faites-moi ensuite un compte-rendu des résultats."

L'un des étudiant s'en va, et va le remettre à son patron (car il travaillait à mi-temps) un gars assez grincheux, mais qu'il appréciait.

"Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous faites, pour moi vous êtes un véritable génie créatif et un homme juste. Accepteriez-vous que j'accroche ce cordon violet à votre veste en témoignage de ma reconnaissance ?"

Le patron est surpris, mais répond "Eh bien, euh, oui, bien sûr..."

Le garçon continue "Et accepteriez-vous de prendre des 2 autres cordons violets pour les remettre à quelqu'un qui fait toute la différence pour vous, comme je viens de le faire ? C'est pour une enquête que nous menons à l'université. "D'accord"

Et voilà notre homme qui rentre chez lui le soir, son cordon à la veste. Il dit bonsoir à son fils de 14ans, et lui raconte :"Il m'est arrivé un truc étonnant aujourd'hui. Un de mes employés m'a donné un cordon violet sur lequel il est écrit, tu peux le voir, "Qui je suis fait toute la différence". Il m'en a donné un autre à remettre à quelqu'un qui compte beaucoup pour moi. La journée a été dure, mais en revenant je me suis dit qu'il y a une personne, un seule, à qui j'aie envie de le remettre. Tu vois, je t'engueule souvent parce que tu ne travailles pas assez, que tu ne penses qu'à sortir avec tes copains et que ta chambre est un parfait foutoir... mais ce soir je voulais te dire que tu es très important pour moi. Tu fais, avec ta mère, toute la différence dans ma vie et j'aimerais que tu acceptes ce cordon

violet en témoignage de mon amour.

Je ne te le dis pas assez, mais tu es un garçon formidable !"

Il avait à peine fini que son fils se met à pleurer, pleurer, son corps tout entier secoué de sanglots. Son père le prend dans ses bras et lui dit "Ca va, ça va... est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ?" "Non papa... mais.. snif... j'avais décidé de me suicider demain. J'avais tout planifié parce que j'étais certain que tu ne m'aimais pas malgré tous mes efforts pour te plaire. Maintenant tout est changé...".

"Un enfant qu'on approuve apprend à s'accepter "Un mot prononcé avec bienveillance engendre la confiance. Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur. Un bienfait accordé avec bienveillance engendre l'amour .

UNE HISTOIRE DE THEILLERE.

Une jeune femme, Nicole, a une promotion dans son travail. Les commentaires commencent et vont bon train.

"Elle a eu le poste parce qu'elle est mignonne. Elle a dû taper dans . d'un chef." "Avec le peu d'expérience qu'elle a elle ne mérite vraiment pas ce poste." "Savez-vous ce qu'elle a fait un jour? - Elle s'est trompée..." etc.

Nicole rend visite à son père le week-end. Ce dernier est antiquaire. Elle lui raconte son stress, les moqueries et le questionnement qui est le sien après toutes ces attaques sournoises. "Mais pourquoi te laisses-tu atteindre par ces collègues?" "Ils connaissent bien le travail, ont plus d'ancienneté que moi..." "Ecoute ma chérie, j'ai un service à te demander, et cela va te changer un peu les idées.

Pourrais-tu aller au marché demain matin vendre cette théière en faïence? Je viens de la récupérer dans une vente et j'aimerais m'en débarrasser. Mets-la à 90 euros minimum s'il te plaît." "90 euros, ce n'est pas excessif, comme prix?" "Ecoute, compte tenu du prix que je l'ai payée, il me faut cela. Ca te fera un petit exercice de vente."

Le lendemain Nicole passe sa matinée à essayer de placer la théière, rien à faire. Quelques personnes s'y intéressent, mais aucune ne se décide. Quand elle raconte cela à son père, il lui dit: "Maintenant prend cette théière et visite 5 de mes confrères, rue Notre-Dame, mais cette fois-ci, tu leur demande seulement ce qu'ils seraient prêts à payer et TU NE LA VENDS PAS.

Aussitôt dit aussitôt fait. Le premier lui propose 400 euros, d'autres plus et l'un va même jusqu'à 800 euros!!! Nicole n'en revient pas.

Son père lui demande : "Pourquoi n'arrivais-tu pas à la vendre 90 euros ce matin?" "Parce que je me suis adressé à une clientèle de gens qui ne connaissaient pas le "Staffordshire", et ignoraient sa vraie valeur" "Et pourquoi mes confrères t'ont proposé autant?" "Parce qu'ils sont des professionnels. Ils ont tout de suite vu que ce pot datait de 1760. Il a donc une grande valeur."

"Bien maintenant pense à tes collègues. Pourquoi leur confies-tu le droit de juger ta propre valeur? Sont-ils des experts?" "Non"

"Vois-tu ma chérie, ne laisse jamais les jugements de ceux qui ne sont pas des experts t'atteindre.

Ecoute seulement les jugements de professionnels ou d'experts en nature humaine.

Et tu verras que ta valeur est bien plus grande que tu ne l'imagines."

2002-2008, la même liberté d'expression.

Posté le 31.07.2008 par georgeslondiche
Vous pouvez télécharger et écouter le quart d'heure d'émission enregistré, en 2002, par la station de radio New's FM. A l'occasion de la sortie de "Guerre et "guerre" d' Algerie" en cliquant sur ce lien:

http://dedikam2.com//telechargement.php?clef=7730939d5afc34e087280f9cb773ddd9


J.N. Vialle-Suquet - New's FM (2002) / Archives EPRA.

HARO SUR LE DIRECTEUR DE CHARLIE-HEBDO?

Posté le 30.07.2008 par georgeslondiche
"La liberté d' expression est au service de la liberté tout court",

"La laïcité ne doit pas servir de prétexte pour insulter ceux qui entretiennent un lien avec telle ou telle religion"

Ne serait-ce que pour ces deux phrases, extraites de l' éditorial de Charlie-Hebdo de ce mercredi 30 juillet 2008, je suis solidaire de son directeur; cela ne m' empêche pas d' avoir, parfois, sur tel ou tel sujet, une opinion différente, voire opposée à la sienne.
Après tout, n' est-ce pas, cela la liberté d' expression?

"Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire; c' est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudisseents imbéciles et aux huées fanatiques".
Jean JAURES aux lycéens d' ALBI le 30 Juillet 1903.

N' est-ce pas toujours d' actualité?

Envoyé, ce jour, au quotidien algérien L' EXPRESSION.

Posté le 24.07.2008 par georgeslondiche
J' apprécie l' EXPRESSION pour le sérieux et la pertinence de ses articles.
Ce n' est pas le cas pour celui intitulé "Voyage au pays de l' intolérence" paru ce jour 23 07 2008.
L' outrance de ses propos ne fait pas honneur à ce journal.
Je tenais à vous le dire. Bien cordialement. Londiche.

INTERVIEW AU JEUNE QUOTIDIEN ALGERIEN "L' INDEX"

Posté le 20.07.2008 par georgeslondiche
Cet interview est rapporté, sur ce blog, dans son intégralité. Le journaliste m' a posé les questions qu' il a voulues et j' y ai répondu sans détours.
Aucune de mes réponses n' a été supprimée ou modifiée. Je tiens à le souligner et à remercier le journaliste et L' INDEX pour avoir respecté ma totale liberté d' expression.
Voici donc le texte complet de cet interview publié le 2 juin 2008.

ONZE QUESTION A COEUR OUVERT AVEC GEORGES LONDICHE.

A cœur ouvert avec l’auteur d 'un livre intitulé "Guerre et ""guerre"" d’Algérie". Ensemble, nous avons essayé d' aller au fond des choses, en abordant des sujets qui peuvent expliquer le pourquoi des zones d' ombre sur la question des relations, en dents de scie, entre l’Algérie et la France. Deux pays qui ont beaucoup de choses en commun et qui pourraient avoir beaucoup plus de relations dans plusieurs domaines tels que culturel, économique, politique, sportif et bien d' autres, ce qui ne manquerait pas de mieux se comprendre mutuellement.

Après avoir rencontré georges londiche, sur internet, sur son blog "coeurs ouverts France Algérie", nous lui avons demandé s' il accepterait de répondre aux questions que pourrait lui poser un journal algérien.

L’index : présentez-vous aux lecteurs ?

Je m' appelle georges londiche, je ne suis qu' un très simple citoyen français, j' ai eu vingt ans en 1958. Les Algériens qui ont connu cette époque savent ce que cela signifiait pour un jeune Français.

L’index : Jusqu’à très récemment, vous étiez le président d’une association, quel était son but ?

Les statuts de cette association définissaient clairement ce but: "Etablir des relations de compréhension et d' amitié entre la France et l' Algérie". Ce but est, également, bien résumé dans le message que me confia le maire de ma commune quand il apprit que j' allais me rendre en Algérie et qu' il me demanda d' apporter ce message aux Algériens que j'allais rencontrer.

Ce message est un peu à l' origine de la relation qui s' est établie par la suite entre les deux communes; je pense utile de le citer tant force est de reconnaître qu'il est toujours d' actualité; le voici donc dans son intégralité: "Tous ensemble, travaillons à plus de compréhension et de coopération entre tous les pays qui entourent la Méditerranée. Contribuons à la connaissance de nos différences culturelles. Ayons la volonté d' accepter l' autre sans jugement aucun. Faisons le premier pas vers l' ami en laissant de côté toute forme d' idéologie. La paix sur terre et l' amitié entre les peuples sont à ce prix. Sincèrement et de toutes mes forces".


L’index : Que représente pour vous l’Algérie, particulièrement la région de Ferdjioua ?

Pour moi, mais aussi, j' en suis persuadé, pour beaucoup de Français de ma génération, l' Algérie, c' est d' abord une partie de leur jeunesse; c' est un pays dont aucun de nous n' est revenu tel qu' il y était allé. Concernant Ferdjioua, c' est totalement différent. En 1958, mon pays, la France, m' avait mis une arme entre les mains; en 2004, quand je pris l' avion pour Constantine et me rendis à Ferdjioua, sur l' invitation du président d' une association locale (Son site internet, est recommandé sur le blog "coeurs ouverts France Algérie") j' avais, pour seule arme, mon livre "Guerre et "guerre" d' Algérie" une arme de paix. Avoir commémoré, sur la terre algérienne, un certain "5o ème Anniversaire" restera toujours l' un des meilleurs souvenirs que m' a procuré ce livre.



L’index : êtes-vous venu dernièrement en vacance en Algérie, si oui, quelle satisfaction tirez-vous ?

Ce terme de "vacance" ne va pas du tout et ne pourra jamais aller avec les jours que j' ai passés et que j' espère encore repasser en Algérie. Et je ne parle pas des "vacances" de mes vingt ans mais des deux séjours que j' ai faits à Ferdjioua; seul, la première fois et, la deuxième, en compagnie du maire de ma commune, de l' un de ses adjoints, de mon épouse et de ma fille-ainêe ainsi que de huit membres de l' association aujourd 'hui dissoute. Pour moi, aller en Algérie sera toujours plus un combat que des vacances, un combat pour la paix et la compréhension mutuelle. Cela dit, je pense que les Français ne doivent plus craindre de se rendre en Algérie, y compris pour y passer des vacances. Mais je pense aussi que l' Algérie doit, tout en veillant à ne pas laisser trop "bétonner" des sites naturellement propices au tourisme, faire beaucoup d' efforts pour développer celui-ci. Et, ces efforts n' incombent pas qu' aux dirigeants du pays et aux responsables du tourisme.

L’index : Pourquoi spécialement un livre sur la guerre d’Algérie, plusieurs décennies après ?

D' abord, pour répondre aux mensonges et calomnies qui sont déversés sur les combattants de l' ALN et du FLN (de l' époque), depuis novembre 1954; mensonges et calomnies qui perdurent aujourd' hui. Ensuite, pour restituer, à l' Algérie, les carnets de routes d' un maquisard de l' ALN, carnets trouvés en 1960 par l' un de mes compagnon de service militaire qui me les montra, me les confia, quarante ans après, alors que le hasard nous avait fait nous retrouver.

L’index : L’Algérie est la France se déclarent particulièrement liées par l’histoire et la géographie, pourquoi de part et

D’autres, l’on n’arrive pas à donner une impulsion nouvelle aux relations bilatérales ?

Parce que, et mon expérience personnelle le prouve, la méfiance est encore très grande des deux côtés et que cette méfiance est très habilement entretenue et exploité par ceux qui principalement pour des raisons politiques ou religieuses, quand ce n' est pas les deux à la fois, en France mais aussi en Algérie, ne veulent pas d' une relation entre les deux pays.

L’index : La restitution de toutes les archives de l' époque coloniale, à l’Algérie pose problème, pourquoi selon vous ?

C' est un sujet que je ne suis guère capable de commenter. Je pense qu' il appartient à des historiens sérieux et reconnus par les deux parties de travailler, en commun, à lever ce problème.

L’index : Pourquoi la France, pays de démocratie, refuse-t-elle de demander pardon à l’Algérie alors qu' elle l' a fait avec d' autres pays dont Israël en particulier?

Oui, la France devrait avoir le courage de demander pardon pour les crimes commis sous les 130 années de colonialisation et pour le colonialisme lui-même. C' est d' ailleurs une des raison spour lesquelles j' ai parlé de repentance dans mon livre.

L’index : Ne croyez vous pas que la contribution des indigènes français « Algériens « à la libération de la France, les événements sanglants du 8/05/45 et du 20/08/55 ainsi que les déclarations du général Ausaresse sur la torture pratiquée en Algérie et l’assassinat masqué en suicide de Larbi Ben M’HIDI pour ne citer que ce chef de guerre, plaident pour une repentance de la France vis à vis des crimes commis?

Oui, bien évidemment et c' est, précisément, pour cela que j' ai employé, sciemment, le mot repentance allant jusqu'à la réclamer pour les deux pays. Pas dans la même proportion, bien sûr, mais parce que dans un conflit, même dans une guerre de libération nationale, aucune des parties n' en sort exempte de crimes. Certes, l' Algérie n' a pas à se repentir de son combat libérateur, cette guerre de sept années menée ,jusqu'à la victoire, contre la France, celle du colonialisme, pas celle qui défend les Droits de l' hommes, mais je pense que cela l' honorerait de dire, haut et fort, qu' elle se repend des crimes commis dont certains, contre son propre peuple. N' oublions pas MELOUZA.

Il ne m' étais pas facile de répondre à cette question dans un simple interview, à distance de surcroît, mais je ne m' y suis pas dérobé. Au risque de choquer, j' ai exprimé ma pensée sans en ôter ce qui peut apparaître comme une volonté de mettre, concernant la repentance, l' Algérie sur le même plan que la France.

L’index : Georges Londiche est-il partant pour la publication d’autres livres ?

Je ne le pense pas mais je serais d' accord pour participer à la rédaction d' un ouvrage réalisé, en commun ,par des Français et des Algériens.

L’index : Un dernier mot, pour dire, en toute liberté, ce qui vous passe par le cœur ?

Ce qui me passe par le coeur? Pour le savoir, le plus simple pour bien me connaître est de lire "Guerre et "guerre" d' Algérie" et de visiter régulièrement le blog "Coeurs ouverts France Algérie". Ce blog est ouvert à tous les amis de l' Algérie et Français et Algériens, ou autres, peuvent s' y exprimer en toute liberté. Tout visiteur comprendra que je me réserve le droit de supprimer tout commentaire qui porterait atteinte à une relation loyale entre la France et l' Algérie. Mais je ne supprimerai rien sans en donner la raison à son auteur.

Ce qui me passe par le coeur, c' est aussi la crainte que j' éprouve actuellement devant les dangers qui pèsent encore sur l' Algérie malgré que les "Tangos" aient été, pratiquement, mis hors d' état de nuire par l' Armée, la Gendarmerie, les Patriotes et l' immense majorité du peuple.


Propos recueillis par S.OUDINA






PAS LE DROIT D' OUBLIER.

Posté le 14.06.2008 par georgeslondiche
Un an, déjà, que le 14 juin 2007 le quotidien français LIBERATION rapportait cette horrible nouvelle:
"DUA KHALIL, 17 ans, lapidée par sa famille devant la police, à BASHIQUE, ville kurde rattachée à MOSSOUL".
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