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georgeslondiche
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Evocation des années de guerre 1954-62 Regards sur l'actualité des rapports entre les deux nations.
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03.03.2008
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20.08.2008
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presse

Le quotidien algérien "L' INDEX" du 2 juin 2008.

Posté le 21.07.2008 par georgeslondiche
Onze questions à cœur ouvert avec georges londiche.
A cœur ouvert avec l’auteur d 'un livre intitulé "Guerre et ""guerre"" d’Algérie". Ensemble, nous avons essayé d' aller au fond des choses, en abordant des sujets qui peuvent expliquer le pourquoi des zones d' ombre sur la question des relations, en dents de scie, entre l’Algérie et la France. Deux pays qui ont beaucoup de choses en commun et qui pourraient avoir beaucoup plus de relations dans plusieurs domaines tels que culturel, économique, politique, sportif et bien d' autres, ce qui ne manquerait pas de mieux se comprendre mutuellement.

Après avoir rencontré georges londiche, sur internet, sur son blog "coeurs ouverts France Algérie", nous lui avons demandé s' il accepterait de répondre aux questions que pourrait lui poser un journal algérien.

L’index : présentez-vous aux lecteurs ?

Je m' appelle georges londiche, je ne suis qu' un très simple citoyen français, j' ai eu vingt ans en 1958. Les Algériens qui ont connu cette époque savent ce que cela signifiait pour un jeune Français.

L’index : Jusqu’à très récemment, vous étiez le président d’une association, quel était son but ?

Les statuts de cette association définissaient clairement ce but: "Etablir des relations de compréhension et d' amitié entre la France et l' Algérie". Ce but est, également, bien résumé dans le message que me confia le maire de ma commune quand il apprit que j' allais me rendre en Algérie et qu' il me demanda d' apporter ce message aux Algériens que j'allais rencontrer.

Ce message est un peu à l' origine de la relation qui s' est établie par la suite entre les deux communes; je pense utile de le citer tant force est de reconnaître qu'il est toujours d' actualité; le voici donc dans son intégralité: "Tous ensemble, travaillons à plus de compréhension et de coopération entre tous les pays qui entourent la Méditerranée. Contribuons à la connaissance de nos différences culturelles. Ayons la volonté d' accepter l' autre sans jugement aucun. Faisons le premier pas vers l' ami en laissant de côté toute forme d' idéologie. La paix sur terre et l' amitié entre les peuples sont à ce prix. Sincèrement et de toutes mes forces".


L’index : Que représente pour vous l’Algérie, particulièrement la région de Ferdjioua ?

Pour moi, mais aussi, j' en suis persuadé, pour beaucoup de Français de ma génération, l' Algérie, c' est d' abord une partie de leur jeunesse; c' est un pays dont aucun de nous n' est revenu tel qu' il y était allé. Concernant Ferdjioua, c' est totalement différent. En 1958, mon pays, la France, m' avait mis une arme entre les mains; en 2004, quand je pris l' avion pour Constantine et me rendis à Ferdjioua, sur l' invitation du président d' une association locale (Son site internet, est recommandé sur le blog "coeurs ouverts France Algérie") j' avais, pour seule arme, mon livre "Guerre et "guerre" d' Algérie" une arme de paix. Avoir commémoré, sur la terre algérienne, un certain "5o ème Anniversaire" restera toujours l' un des meilleurs souvenirs que m' a procuré ce livre.



L’index : êtes-vous venu dernièrement en vacance en Algérie, si oui, quelle satisfaction tirez-vous ?

Ce terme de "vacance" ne va pas du tout et ne pourra jamais aller avec les jours que j' ai passés et que j' espère encore repasser en Algérie. Et je ne parle pas des "vacances" de mes vingt ans mais des deux séjours que j' ai faits à Ferdjioua; seul, la première fois et, la deuxième, en compagnie du maire de ma commune, de l' un de ses adjoints, de mon épouse et de ma fille-ainêe ainsi que de huit membres de l' association aujourd 'hui dissoute. Pour moi, aller en Algérie sera toujours plus un combat que des vacances, un combat pour la paix et la compréhension mutuelle. Cela dit, je pense que les Français ne doivent plus craindre de se rendre en Algérie, y compris pour y passer des vacances. Mais je pense aussi que l' Algérie doit, tout en veillant à ne pas laisser trop "bétonner" des sites naturellement propices au tourisme, faire beaucoup d' efforts pour développer celui-ci. Et, ces efforts n' incombent pas qu' aux dirigeants du pays et aux responsables du tourisme.

L’index : Pourquoi spécialement un livre sur la guerre d’Algérie, plusieurs décennies après ?

D' abord, pour répondre aux mensonges et calomnies qui sont déversés sur les combattants de l' ALN et du FLN (de l' époque), depuis novembre 1954; mensonges et calomnies qui perdurent aujourd' hui. Ensuite, pour restituer, à l' Algérie, les carnets de routes d' un maquisard de l' ALN, carnets trouvés en 1960 par l' un de mes compagnon de service militaire qui me les montra, me les confia, quarante ans après, alors que le hasard nous avait fait nous retrouver.

L’index : L’Algérie est la France se déclarent particulièrement liées par l’histoire et la géographie, pourquoi de part et

D’autres, l’on n’arrive pas à donner une impulsion nouvelle aux relations bilatérales ?

Parce que, et mon expérience personnelle le prouve, la méfiance est encore très grande des deux côtés et que cette méfiance est très habilement entretenue et exploité par ceux qui principalement pour des raisons politiques ou religieuses, quand ce n' est pas les deux à la fois, en France mais aussi en Algérie, ne veulent pas d' une relation entre les deux pays.

L’index : La restitution de toutes les archives de l' époque coloniale, à l’Algérie pose problème, pourquoi selon vous ?

C' est un sujet que je ne suis guère capable de commenter. Je pense qu' il appartient à des historiens sérieux et reconnus par les deux parties de travailler, en commun, à lever ce problème.

L’index : Pourquoi la France, pays de démocratie, refuse-t-elle de demander pardon à l’Algérie alors qu' elle l' a fait avec d' autres pays dont Israël en particulier?

Oui, la France devrait avoir le courage de demander pardon pour les crimes commis sous les 130 années de colonialisation et pour le colonialisme lui-même. C' est d' ailleurs une des raison spour lesquelles j' ai parlé de repentance dans mon livre.

L’index : Ne croyez vous pas que la contribution des indigènes français « Algériens « à la libération de la France, les événements sanglants du 8/05/45 et du 20/08/55 ainsi que les déclarations du général Ausaresse sur la torture pratiquée en Algérie et l’assassinat masqué en suicide de Larbi Ben M’HIDI pour ne citer que ce chef de guerre, plaident pour une repentance de la France vis à vis des crimes commis?

Oui, bien évidemment et c' est, précisément, pour cela que j' ai employé, sciemment, le mot repentance allant jusqu'à la réclamer pour les deux pays. Pas dans la même proportion, bien sûr, mais parce que dans un conflit, même dans une guerre de libération nationale, aucune des parties n' en sort exempte de crimes. Certes, l' Algérie n' a pas à se repentir de son combat libérateur, cette guerre de sept années menée ,jusqu'à la victoire, contre la France, celle du colonialisme, pas celle qui défend les Droits de l' hommes, mais je pense que cela l' honorerait de dire, haut et fort, qu' elle se repend des crimes commis dont certains, contre son propre peuple. N' oublions pas MELOUZA.

Il ne m' étais pas facile de répondre à cette question dans un simple interview, à distance de surcroît, mais je ne m' y suis pas dérobé. Au risque de choquer, j' ai exprimé ma pensée sans en ôter ce qui peut apparaître comme une volonté de mettre, concernant la repentance, l' Algérie sur le même plan que la France.

L’index : Georges Londiche est-il partant pour la publication d’autres livres ?

Je ne le pense pas mais je serais d' accord pour participer à la rédaction d' un ouvrage réalisé, en commun ,par des Français et des Algériens.



L’index : Un dernier mot, pour dire, en toute liberté, ce qui vous passe par le cœur ?

Ce qui me passe par le coeur? Pour le savoir, le plus simple pour bien me connaître est de lire "Guerre et "guerre" d' Algérie" et de visiter régulièrement le blog "Coeurs ouverts France Algérie". Ce blog est ouvert à tous les amis de l' Algérie et Français et Algériens, ou autres, peuvent s' y exprimer en toute liberté. Tout visiteur comprendra que je me réserve le droit de supprimer tout commentaire qui porterait atteinte à une relation loyale entre la France et l' Algérie. Mais je ne supprimerai rien sans en donner la raison à son auteur.

Ce qui me passe par le coeur, c' est aussi la crainte que j' éprouve actuellement devant les dangers qui pèsent encore sur l' Algérie malgré que les "Tangos" aient été, pratiquement, mis hors d' état de nuire par l' Armée, la Gendarmerie, les Patriotes et l' immense majorité du peuple.




Propos recueillis par S.OUDINA









--

LA REVOLUTION SILENCIEUSE DES FEMMES.

Posté le 20.07.2008 par georgeslondiche

Quotidien algérien L' EXPRESSION du 19 Juillet 2008.

Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

ELLES DOMINENT LA SANTÉ, L’ÉDUCATION, LA JUSTICE ET L’UNIVERSITÉ

Cette métamorphose de la société algérienne ne semble s’opérer qu’à certains niveaux.

Avec un taux de 67% sur le total des lauréats ayant réussi à la session 2008 du baccalauréat, le sexe féminin a largement pris l’avantage sur son opposé masculin, marquant ainsi une nouvelle agora féminine algérienne. Cette tendance féminine qui s’exprime depuis quelques années renseigne sur une mutation profonde de la société algérienne et face à laquelle le sexe masculin reste impuissant.
Pas un seul secteur n’est épargné. L’Education, la Santé, la Justice, l’Université et même les affaires. Il faut dire que certains secteurs d’activités sont plus féminisés que d’autres, tels que l’enseignement et l’éducation où elles constituent plus de 50% de l’effectif.
Leur participation est de 58% dans le domaine de la santé. 3300 juges en Algérie sont des femmes. 1100 d’entre elles remplissent leurs fonctions aux quatre coins du pays. Plutôt reluisant.
Plus de 50% de l’effectif de la justice en Algérie sont des femmes. Plus de 54% des femmes issues de l’université de droit exercent en qualité de notaires qui activent pleinement dans ce secteur, selon la même source.
En 2007, l’université d’Alger, a elle seule, a vu quelque 861 jeunes filles prêter serment pour devenir ainsi des avocates. Plus encore, cette tendance au travail s’exprime dans d’autres secteurs puisque plus de 64% des bénéficiaires de prêts de l’Agence nationale de la gestion du microcrédit (Angem) sont des femmes. C’est dire que si la femme algérienne est également présente dans les affaires, elle n’a pas volé cette place. Elles sont environ 6000 femmes gérantes d’entreprises en Algérie.
Mais rien n’est parfait. Avec tous ces chiffres révélateurs, la femme est toujours marginalisée dans la prise de décision en Algérie. La raison est qu’elle n’arrive pas, du moins pour le moment, à investir le monde politique.
Actuellement, 30 femmes occupent la place de députée au Parlement et 5 autres députées siègent au Conseil de la nation. Une représentativité qualitative et quantitative très loin de la réalité de la société algérienne. Cet écart est d’autant plus prononcé au sein des effectifs de nos partis politiques. Entre le discours et la réalité, il y a un grand fossé. A ce jour, aucun parti politique n’a osé présenter plus de 25% de candidates à une joute électorale. Juste une simple question: pourquoi la décision revient-elle aux hommes dans une société où ce sont les femmes qui réussissent? Après avoir combattu auprès de leurs frères pour libérer le pays, c’est maintenant une autre révolution que mènent les femmes algériennes, celle d’occuper le parvis de l’Algérie. Occupant tous les rangs et présente sur tous les fronts, la femme algérienne confirme de jour en jour sa présence dans une société en pleine «mutation». Une mutation enviée par plusieurs pays dans le monde arabe et musulman.
Il faut souligner qu’en certains de ces pays le débat et la question cruciale sont: faut-il permettre à une femme d’avoir un permis de conduire? faut-il laisser les femmes voter?
Toutefois, cette métamorphose de la société algérienne ne semble s’opérer qu’à certains niveaux, excluant les autres de tout changement.
En effet, cela fait des générations que les femmes algériennes jouissent du droit de vote et du droit d’occuper une charge, sans pour autant que cela traduise l’égalité dans la représentation politique, les femmes étant peu nombreuses pour pouvoir avoir une véritable influence sur les structures du pouvoir façonnant la société.
Cependant, le développement de la société algérienne et de ses moeurs mais aussi l’augmentation ou plutôt le doublement de la population féminine par rapport à la population opposée, n’ont «presque» rien changé à cette situation, puisque le nombre de femmes siégeant à l’Assemblé populaire nationale, au Sénat mais aussi dans les partis politiques, reste «dérisoire» comparé à l’ensemble féminin qu’elles représentent.
C’est donc dans le domaine de la prise de la «représentativité» et de la «décision» que tout le travail reste à faire pour effacer l’écart qui se creuse entre les hommes et les femmes.

Yasmine ZOUAGHI

L' EXPRESSION du 1 Juin 2008

Posté le 24.06.2008 par georgeslondiche
CULTURE

6 ES RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE BÉJAÏA
Au nom des femmes...
01 Juin 2008 - Page : 21



Dans ce documentaire, le cinéaste porte un regard saisissant et tendre, plein d’admiration à ces femmes, signant là, un des temps forts de ces rencontres placées sous le signe de la femme.

La Maison de la culture, Taos-Amrouche de Béjaïa continue à fêter le cinéma, entre ses murs, en projetant des films et documentaires des plus éclectiques et en suscitant de plus en plus l’intérêt du public boujiote. Les ateliers et master class initiant les stagiaires à l’art de la réalisation sont les plus sérieux dans ce domaine. L’apprentissage se fait doucement et sûrement. On ne le dira jamais assez. Ces ateliers constituent le nerf de la guerre de toute rencontre cinématographique, même si il faut le reconnaître, quelques jours seulement ne suffisent pas pour tout maîtriser des rouages cinématographiques mais c’est bien un début pour inculquer ce virus de l’image. Le ciné-journal qu’encadre la pétillante Yasmine Chouikh en est la preuve patente de la vivacité de ces jeunes dynamiques assoiffés de cinéma qui caressent le doux rêve de se perfectionner dans ce métier si noble. Aussi, outre le long métrage La maison jaune de Ammor Hakkar, qui continue à glaner des prix et à être sollicité ça et là pour la simplicité du propos qu’il développe, la beauté et la poésie des images, un autre film, un documentaire celui-là, a bien nourri le débat à la suite de sa projection au cours de vendredi après-midi. Un débat riche et contradictoire entre femmes et hommes...Il s’agit d’ Allez Yallah! De Jean-Pierre Thorn. Avec plusieurs documentaires au compteur, ce réalisateur signe ici une oeuvre utile qui traite de la liberté citoyenne des femmes et de leur mouvement actif pour arracher leurs droits. Ainsi, tourné au Maroc, en France et en Tunisie notamment, Allez Yallah! suit des femmes dans leur périple, que ce soit en bus, à pied, ou en taxi, ou encore sous des tentes dressées dans chaque localité, différentes et à même de dispenser aux femmes analphabètes savoir et conseils médicaux.
Des femmes qui n’ont pas hésité à braver les dangers et sillonner les routes dans des caravanes, pour aller à la rencontre d’autres femmes comme elles. Allez Yallah! Accompagne, en effet des femmes de la Caravane des droits des femmes, laquelle a été conçue et organisée par La Ligue démocratique des droits des femmes (Lddf/Maroc).
Musulmanes ou non, elles étaient toutes là pour prodiguer conseils, crier leur indignation, témoigner et contribuer ainsi à réveiller les consciences. Jeunes et vieilles, dans une ambiance de fête et de joie, elles se sont donné la main pour faire passer un message clair: non à la violence, à la misère, à l’assujettissement, à la hogra etc, en attendant que les autorités daignent les écouter...Virginité, égalité des sexes, affranchissement des codes sociaux «tribaux», dira cette femme médecin, française, qui affirme que le certificat de virginité est illégal en France, aussi problème socioéconomique, violence contre les femmes, montée de l’intégrisme dans les quartiers défavorisés en France...le film de Jean-Pierre Thorn brasse tout cela à la fois, une multitude de sujets, en rendant parfois le sujet ambigu et le propos du film assez flou et incohérent finalement. Tourné en 2004, ce film, sorti en 2006, n’a pu être tourné en Algérie, même s’il évoque notre pays en filigrane. Ces femmes représentantes du film se sont contentées de dire: «On n’a pas pu». Celles-ci sont Christine Chaumont et Atika Bouriyah de l’Association femmes contre les intégrismes, ainsi que Maya Azegag, d’Algérie, représentante de l’Association femmes en communication. «On défend la laïcité. Je suis athée mais je ne le crie pas sur tous les toits. je revendique seulement ma citoyenneté, donc mes droits. C’est l’utilisation maladroite de la religion, à des fins politiques, c’est ça ce que le film dénonce. Il ne critique pas l’Islam...Ce n’est pas l’objet du film, mais plutôt une ouverture vers le respect de l’autre» dira Christine. «Ce film sert à prévenir les femmes. C’est pour que ce qui s’est passé en Algérie, ne se produise pas au Maroc» dira une autre. Le film, certes d’actualité, pèche parfois par trop d’attention «pédagogique», le contraire de son but, en confrontant femmes émancipées et vieilles dépassées, qui sont là pour soutenir «leurs filles» de façon aveugle et non pas réfléchie. Cependant, au regard de la régression des mentalités, dans souvent des cas, suite à la tragédie nationale, ce film vient encore une fois, confirmer de la nécessité du combat des femmes, qui chez nous, un code de la famille baptisé de «l’infamie» renvoie les femmes, à l’époque moyenâgeuse comparé à celui de nos voisins maghrébins.
Porté par une bande musicale signée entres autres, BAM et Sapho, le film se coule dans un moule vivant, étonnemment riche de propos contradictoires, comme celui-là complètement décalé de cette lycéenne qui affirme: «La femme n’est pas obligée de travailler ou faire des études et si mon mari me donne une claque, ce n’est pas grave»...
Bref, on a tout entendu dans ce film, qui a choisi de finir avec cette image symbole de «conciliation» dans l’amour, à travers cette sculpture montrant deux corps, un homme enlaçant une femme...

O. H.

Deux articles qui étaient dans

Posté le 24.06.2008 par georgeslondiche
Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.Posté le 07.05.2008 par georgeslondiche
L’ENVERS DU DECOR (L' EXPRESSION du X? Mai 2008)


Les algériens sont-ils devenus masochistes ?

Les japonais portent des brassards pour revendiquer leurs droits. Ailleurs les gens défilent pacifiquement en portant des banderoles

Les griefs que peuvent porter les algériens à leur administration sont très souvent plus que justifiés. Du mauvais accueil à l’abus de pouvoir en passant par l’incompétence, les passe-droits et la gangrène bureaucratique sans oublier la corruption, les services publics rassemblent une densité telle de points noirs au centimètre carré qu’ils pourraient leur décrocher la meilleure place au Guiness des records. A commencer par l’administration locale dont les élus, à de rares exceptions, ne pensent qu’à leurs petites et grandes affaires et affichent envers leurs administrés une hypocrite attention avant les élections qui se transforme aussitôt le scrutin connu par le plus grand mépris qui dure tout au long du mandat. L’administration centrale n’est pas en reste avec son refus de communiquer, d’absence de réception des citoyens, son appétit démesuré pour la paperasse. Telle une coquille difficile à ouvrir, elle cache en réalité ses lacunes et son incapacité chronique à jouer pleinement son rôle. A régler les problèmes des citoyens.
Tout ceci est vrai.
Tellement vrai que la réforme des structures de l’Etat engagée s’avère elle-même ardue. Très ardue. Tant les résistances sont fortes. Imaginez un instant que le jour où l’administration fonctionnera convenablement, où les droits et les devoirs tant des citoyens que de l’administration seront réellement respectés, que restera-t-il de la considération surfaite dont bénéficie aujourd’hui le plus petit des bureaucrates ? Rien ! Il ne pourra plus monnayer son « service ». Il ne fera plus l’objet de l’attention portée aux personnes que tout le monde voudrait avoir dans son carnet d’adresses. Ce statut fait de modestie et de salaire pour toute richesse, le bureaucrate le rejette avec la dernière énergie.
Tout ceci est vrai.
Tellement vrai que l’expression du mécontentement des citoyens dépasse le droit pour devenir obligation.
Le problème réside dans le mode d’expression. Les japonais portent des brassards pour revendiquer leurs droits. Ailleurs les gens défilent pacifiquement en portant des banderoles. Ce qui se passe en Algérie n’a rien à voir avec un quelconque mode d’expression. Brûler une poste ou saccager un centre de formation professionnelle c’est ne plus pouvoir le lendemain effectuer un retrait CCP. C’est voir son enfant privé de formation faute de centre. Non les algériens ne sont pas masochistes. Les émeutes auxquelles on assiste un peu partout dans le pays et pour un oui ou pour un non ne peuvent être que nuisibles à la population. Elles ne sont pas et ne seront jamais un mode d’expression. Les terroristes aussi, dans les années 90 ciblaient les édifices publics. Leurs actions ont simplement changé de « support ». Il est très facile de pousser des adolescents en groupe dans la violence. Le procédé repose sur le même principe que celui des chauffeurs de salle lors des galas ou des concerts. On l’a vu, cela peut partir d’un pétard comme à Berriane ou d’une catastrophe naturelle vieille de 30 ans comme à Chlef. Le but est de maintenir ouverte la plaie et ne pas laisser la cicatrisation de la douloureuse fitna qui nous a déchiré durant plus d’une décennie. La maintenir ouverte dans l’espoir de pouvoir rendre possible sa résurgence. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les révélations faites par Maître Ksentini sur les actions subversives de certaines ONG et médias étrangers. L’Algérie en paix, l’Algérie qui se reconstruit, l’Algérie qui se développe n’est pas du goût de certaines officines qui ont d’autres projets de malheurs pour nous. La crise économique et la crise alimentaire qui secouent le monde ne sont pas fait pour épargner notre pays. Ce qui embête le plus les commanditaires de ces nouvelles calamités est le fait que nous avons réussi jusque là à esquiver les effets. A défaut d’émeutes de la faim qui sont entrain de secouer nombre de pays on nous « sert » les émeutes des dos d’ânes. Ah si l’on pouvait apprendre rapidement à manifester comme les japonais ! ZH.


EXTRAITS D' UN INTERVIEW AU QUOTIDIEN EL WATAN.

MME ALLIOT-MARIE,MINISTRE DE L' INTERIEUR,A ALGERPosté le 05.05.2008 par georgeslondiche
"je suis très heureuse de venir une nouvelle fois à Alger et de rencontrer à nouveau Yazid Zerhouni. Je veux remercier les autorités algériennes et tous les Algériens de leur chaleureux accueil. ... Aujourd’hui ministre de l’Intérieur, je mesure pleinement l’importance capitale de notre relation. La sécurité de chaque pays dépend dans une large mesure de la situation internationale. ..... Je souhaite renforcer notre coopération dans ce domaine bien sûr, mais aussi dans d’autres. Nous pouvons par exemple accroître la coopération décentralisée entre communes françaises et algériennes. Ce sera l’objet de mon discours cet après-midi devant les présidents d’APC et les chefs de daïra. Je souhaite que nous allions de l’avant, ensemble, en confiance...........
, nous luttons ensemble contre les mêmes menaces. Nous le faisons en totale confiance. Il faut le souligner, car la confiance est essentielle face aux défis actuels. Nos services de sécurité ont de nombreuses occasions d’agir en commun. Rien ne serait possible sans l’échange d’informations. Je peux vous dire que quand il s’agit de la sécurité de nos deux pays, il n’y a aucune restriction d’un côté ou de l’autre. La connaissance mutuelle des hommes qui y travaillent est essentielle et permet autant de « victoires invisibles »....... Les autorités algériennes ont mené un long et difficile combat contre le terrorisme. Je veux rendre hommage à toutes les forces sécuritaires qui ont participé à la lutte contre ce fléau, souvent au péril de leur vie. Mes pensées vont aussi à tous les Algériens qui ont été tués par des frappes barbares et aveugles. Je pense aux victimes des attentats du 11 avril et du 11 décembre à Alger, à celles des attentats commis hors de la capitale...... . Le recours aux attentats suicides dont les victimes ciblées sont civiles vise à obtenir, nous le savons, un choc médiatique. La menace n’est donc plus la même, mais elle n’a pas disparu. Le terrorisme peut-il déstabiliser la région ? Je ne le pense pas, mais il faut être vigilant. Aucun pays ne peut s’affranchir de lutter contre ce fléau ou contre la radicalisation. Nous devons, tous ensemble, Etats européens, Etats du Maghreb et de la zone sahélienne, coopérer étroitement et efficacement, pour identifier, poursuivre et neutraliser les terroristes. Il ne faut pas les laisser s’installer dans des zones désertiques « sanctuarisées ».
.... L’immigration clandestine peut avoir des conséquences dramatiques pour les intéressés, pour le pays d’origine, pour le pays d’arrivée. L’Algérie, terre de transit, est d’ailleurs maintenant confrontée à la même situation. Notre politique doit être concertée. La France et l’Algérie ont intérêt à faciliter la délivrance de visas permettant de circuler plus facilement entre elles. D’importants progrès ont été faits dans ce domaine et nous allons continuer.Nous devons aussi faire comprendre aux jeunes que leur avenir est à construire dans leur pays........ Avec l’Algérie, notre relation, y compris dans le domaine migratoire, conservera son caractère exceptionnel. C’est dans cet esprit de respect et de confiance que nous travaillons".
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Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

Posté le 23.06.2008 par georgeslondiche
Quotidien algérien L' EXPRESSION du 26 Mai 2008.

C’est quoi être musulman?

«Il est -mon coeur- couvent pour les moines, temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins, tablettes de la Torah et livre du Coran. Je suis la religion de l’Amour.» Ibn Arabi (1165 -1240)

Le cas de la dame de Tiaret jugée pour s’être convertie au christianisme et avoir sur elle des exemplaires de la Bible, donne froid dans le dos. Est-il possible que dans l’Algérie de 2008 les responsables civils et politiques soient devenus à ce point iniques, irresponsables, inconscients? Sinon, comment expliquer leur silence sur ce «procès de sorcières» dont la presse nationale s’est fait largement l’écho?
De quelque point de vue que l’on se place, celui du droit comme celui du Saint Coran, le procès fait à cette jeune femme est condamnable à plus d’un titre.
Bien sûr que la consécration par la Constitution de l’Islam comme religion de l’Etat n’est en rien contradictoire avec la liberté du culte qu’elle garantit par ailleurs. Mais plus encore, le Coran ordonne de croire et de respecter les autres religions du Livre: «Ainsi font les croyants.
Tous croient en Dieu et Ses anges, Ses écritures et Ses Envoyés, sans faire aucune différence entre Ses Envoyés» (sourate El Bakara, verset 285).
Dans ce sens, l’Islam protège la liberté du culte et la foi individuelle.
Le Coran rappelle que la diversité religieuse relève de la volonté du Créateur: «Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique, mais Il voulait vous éprouver en ses dons» (sourate Houd verset 118-119). Les exégètes et autres théologiens de l’Islam sont unanimes sur la liberté du culte consacrée par l’Islam.
L’histoire de l’Islam dans ses moments de gloire entre le VIIe et le XVe siècles a été un exemple de coexistence des principales religions que sont le christianisme et le judaïsme.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est le procureur de Tiaret qui a requis trois ans de prison pour la jeune dame qui, dans le cas d’espèce, vient de violer la Constitution et les principes de l’Islam.
Je ne sais si le chef du gouvernement, M.Abdelaziz Belkhadem, faisait allusion à cette malheureuse de Tiaret en déclarant jeudi passé, à l’occasion du lancement du programme des récitants du Coran, que «la société algérienne a pour Constitution le Coran».
Ce dont je suis certain par contre, comme la majorité de mes concitoyens, c’est que mon pays n’est ni une République islamique, ni une République laïque, ni une monarchie, ni une anarchie...Mon pays tourne en rond, perd ses derniers repères.
En agissant ainsi, la justice de mon pays donne raison à tous les anti-Islam et autres intégristes. Ici, en Europe chrétienne, je vois autour de moi de nouvelles mosquées se construire, je vois combien les responsables politiques écoutent et aident les musulmans, combien ils subsidient les associations musulmanes de bienfaisance, combien leurs télévisions offrent chaque dimanche matin des tribunes aux théologiens et chercheurs musulmans, combien il y a de librairies spécialisées dans la littérature musulmane, combien...combien!
Que puis-je leur répondre lorsqu’ils me parleront de la jeune femme de Tiaret? Rien. Mais, surtout comment puis-je leur faire aimer l’Islam?
Leur dire que c’est un message de tolérance, de pardon et de paix! Dites-moi comment?

M B.


Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

Posté le 26.05.2008 par georgeslondiche
Quotidien algérien LE SOIR D' ALGERIE du 26 mai 2008.

Arrêté en possession de 5 kilos de cocaïne pure, l’homme au bras tatoué d’une croix a été condamné pour…

…prosélytisme

Il ne passe pas un jour sans que je ne lise dans un journal que le «tribunal de Boumerdès a condamné à la peine capitale un groupe terroriste» ou que le même tribunal a «confirmé en appel la condamnation à vie d’un émir du GSPC». Je trouve que l’existence même de ce tribunal est miraculeuse. Je ne connais ni de près ni de loin les magistrats qui composent cette structure de Boumerdès. Mais je tenais à leur rendre hommage. Faire condamner à mort des tangos par les temps qui courent, c’est un acte de courage et de bravoure. Décider en appel, dans une affaire d’émirs du GSPC, de commuer leur condamnation à vie en peine capitale, c’est proprement héroïque. Mais en même temps, il faudrait leur dire à ces magistrats de Boumerdès. Il faudrait les prévenir. Il faudrait les alerter. L’heure — l’heure algérienne s’entend — n’est pas à faire condamner les tangos. L’heure algérienne semble s’être réglée sur la montre de Belkhadem. Et Abdelaziz a dit. Et Abdelaziz a parlé. Sur un ton clair. Sans fritures sur sa ligne à haute tension à travers laquelle il rêve de nous faire tous frire un jour : «La Constitution algérienne, c’est le Saint Coran !» Dans ce décor-là, il n’est jamais bon, amis magistrats de Boumerdès, d’en faire baver aux braves combattants des montagnes. Je sais et je suis profondément convaincu que vous jugez en votre âme et conscience la vermine terroriste, lui administrant la seule peine susceptible d’être appliquée à ces monstres. Mais les choses ont changé. Et les 70 kilomètres qui vous séparent de la capitale vous ont sûrement empêchés de prendre connaissance des principaux changements. L’Algérie au nom de laquelle vous rendez la justice, vous dites le droit, cette Algérie-là, par la voix de Abdelaziz Belkhadem, vient de décréter le Coran texte constitutionnel régissant le pays. Et selon les saintes écritures, on ne condamne pas les combattants du djihad. N’est-ce pas ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Islamisme d’État et république alibi.

Posté le 26.05.2008 par georgeslondiche
Quotidien algérien LIBERTE du Lundi 26 Mai 2008.

Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

Les récits d’agents de police soulevant le tapis de sous les pieds de chauffeurs de Logan pour vérifier s’il n’y a pas inscrit, en relief, un signe qui ressemble au nom d’Allah, ont peut-être fait sourire. L’affaire des deux personnes prises en flagrant délit de repas, un jour de Ramadhan, arrêtées et jugées, n’est plus que le souvenir d’un incroyable zèle de représentants de la loi. Une récente enquête d’El Watan a établi qu’une méthodique opération de fermeture d’établissements de restauration et de débits de boissons est entreprise à l’échelle nationale dans le dessein manifeste d’appliquer le rigorisme islamiste à la société. La Constitution, qui stipule que l’islam est religion d’État, commande, de ce fait, que les institutions œuvrent à faciliter la pratique de la foi, en même temps qu’elle garantit, d’ailleurs, l’exercice d’autres cultes. Mais, dans les faits, cette mission a été redéfinie en fonction des projections politiques des régimes successifs, voire en fonction des convictions doctrinales des dirigeants.
L’action publique, à l’origine circonscrite à l’organisation du culte et à son enseignement, s’est engagée dans le chemin aventureux de l’instrumentalisation politique de la foi populaire. Contre les velléités modernistes et démocratiques, d’abord.
Depuis quelques décennies, des réseaux putschistes transnationaux, prônant la résurrection d’un islam fondamentaliste, se sont créés avec l’intention de déposer les régimes des pays musulmans. L’Algérie fut une de leurs premières cibles. Le pouvoir dispute l’arme de la religion à ces nébuleuses révolutionnaires en se montrant bon promoteur de la pureté religieuse qui doit régner en terre d’islam. Il le fait avec un zèle parfois contenu, parce que les conditions historiques de la naissance de l’État national soutiennent une perspective républicaine et parce que le contexte international est plus propice aux libertés qu’à l’inquisition.
Mais le mouvement de fond que le pouvoir algérien privilégie est celui qui vise l’adoption de l’État théocratique, un peu par conviction anti-démocratique de nos dirigeants et un peu parce qu’ils croient ainsi neutraliser leur contestation islamiste. Il y a donc une part de stratégique et une part de tactique dans l’islamisation, au sens intégriste de l’État et de la société.
Sans pouvoir aller franchement au bout de sa reconversion, la République s’est donné une nouvelle mission : celle de vigile de la foi.
Lorsque le Chef du gouvernement proclame que la “Constitution de la société algérienne, c’est le Saint Coran”, il proclame sa véritable conception de l’État algérien. La Constitution légale, dont l’existence tient aux raisons historiques et conjoncturelles énoncées plus haut, n’est qu’un moyen ou une contrainte, selon qu’on vise la prise de pouvoir ou sa conservation.
Dans un contexte où le fait du prince — de l’émir — tient de mode de gouvernance, l’État théocratique se consolide souvent au prix du déni de la Constitution et de la loi de la République.
La preuve, pour juger Habiba, on n’a pas eu besoin de puiser dans la loi le chef d’accusation de “pratique sans autorisation d’un culte non musulman”. Si les lieux de culte sont soumis, par la loi, à autorisation, il est peu probable que la foi personnelle le soit aussi.

M. H.

Article mis en lignes avec l' autorisation de son auteur.

Posté le 24.05.2008 par georgeslondiche
L' EXPRESSION du 24 Mai 2008.

HABIBA ET LA FOSSE AUX LIONS.

La scène de Habiba face aux juges parce que chrétienne va rester longtemps comme une image infamante.
Lire que cette jeune fille répondait à la cour qu’elle était chrétienne et dans l’amour de Jésus laisse l’image de la foi, de la conviction, de la fidélité de son côté.
Ne parlons pas du désastre de cette phrase prêtée à un magistrat qu’elle avait le choix entre la prison et sa foi.
Comment ne pas se souvenir des premiers chrétiens sommés de choisir entre leur foi et la fosse aux lions par les maîtres de Rome et qui, pourtant, auront raison de l’Empire et de ses lions ?
Comment le gouvernement va-t-il s’y prendre pour expliquer qu’il ne réprime pas la liberté de conscience, la liberté du culte garantie par la Constitution et qu’il ne cherche aucunement à frapper d’ostracisme les chrétiens d’Algérie, notamment ceux qui ont activement, et courageusement, participé à notre guerre de libération?
De tous les points de vue, Habiba a déjà gagné la bataille et les autorités ne pourront plus que présenter des explications confuses dans le style qu’elle a pratiqué un culte sans autorisation.
L’ égalité garantie des citoyens suppose au moins que les musulmans que nous sommes doivent demander le même sésame pour se rendre à la mosquée.
Pourtant, nous ne savons pas si Habiba qui est catholique, appartient àl’Eglise d’Algérie, tout à fait légale et officielle, ou si elle adhère à l’une de ces églises évangélistes européennes ou américaines et dont le prosélytisme est plus d’essence politique que religieux.
Mais cela, il fallait l’expliquer à notre peuple, lui dire qu’il existe aux Etats-Unis 168 associations, églises,groupes religieux unis par deux liens principaux :

1/ Leur intégrisme absolu et leurconviction qu’il faut réaliser toutes les promesses de la Bible dont le retour des juifs à la terre promise et qui fait d’eux des sionistes intégristes.

2 / Leur activisme auprès des autorités américaines pour intervenir partout dans le monde où ils estiment le recours à la force nécessaire à la réalisation de leurs buts.
Ils ont été hyperactifs dans le déclenchement de la guerre contre l’Irak, ils sont hyper-actifs au Darfour où ils ont attisé et compliqué le conflit et poussent à l’intervention, ils le seront au Maghreb car leur prosélytisme s’étend à tous les pays de la région.
Mais le gouvernement est incapable d’en appeler à la conscience du peuple algérien pour toutes les raisons que vous connaissez.
Comment expliquer aux Algériens que le mouvement sioniste est majoritairement chrétien quand on l’a réduit pendant des décennies à un phénomène purement juif ? Deux intellectuelles algériennes étaient estomaquées d’apprendre qu’aux USA, les évangélistes constituaientl a force essentielle du sionisme et du lobby sioniste.
Cela change les perspectives du tout au tout et met devant des difficultés inattendues. Car prévenir un peuple d’un danger, c’est forcément lui offrir une issue, une alternative,
une vision et donc le faire participer, l’élever au rang d’acteur, mener un débat et même si ce débat n’est pas acceptable pour le pouvoir.
Il ne lui reste plus que de lutter contre un ennemi qu’il n’ose pas nommer (de peur des
Américains et de l’évangéliste Bush ?)en frappant Habiba.
Et de perdre surtous les plans de la bataille parce qu’il n’a frappé que Habiba au cas où elle appartiendrait à une église évangéliste.
Encore une lampiste qui paye.

M. B.

AU SECOURS, VOLTAIRE!

Posté le 23.05.2008 par georgeslondiche
LE FIGARO du 20 mai 2008, sous le titre "Une offensive anti-chrétienne en Algérie", nous informait qu' une Algérienne, Habiba Kouider, était accusée de "pratiquer un culte non musulman, sans autorisation" et que trois ans de prison seront requis contre elle.

Le 22 mai, EL WATAN titrait "La foi religieuse est-elle soumise à autorisation?"
De son éditorial intitulé "Inquiètante dérive" chaque Algérien et amis étrangers de l' Algérie devraient retenir ces extraits:
"aucune Autorité n' intervient pour mettre le holà à ce climat délétère qui nuit gravement à l' image de marque de l' Algérie...Aucune voix, malheureusement, ne s' élève pour dénoncer cette "chasse aux sorcières".....Pourquoi un tel silence même chez les forces démocratiques?"

Et en France? Que disent, que font, les organisations habituellement si promptes à souligner ce qui ne va pas en Algérie et à taire ce qui y va bien?

Fidèle à sa liberté d' expression et à sa loyauté, sans faille, avec l' Algérie "Coeurs ouverts France Algérie" s' élève contre une telle atteinte à la liberté de conscience.

Autre information:
Soutien à la liberté d' expression et hasard du calendrier, le 21 mai RAMA YADE, secrétaire d' état aux droits de l' homme, a remis le prix Simone de Beauvoir à TALISMA NASREEN.

"Je ne suis pas d' accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire" VOLTAIRE.

Article mis sur ce blog avec l' autorisation de son auteur.

Posté le 20.05.2008 par georgeslondiche
L' EXPRESSION (Quotidien national algérien).
Ben M’hidi, le héros immortel
19 Mai 2008

La dernière révélation du général Aussaresses sur l’implication de François Mitterrand dans l’assassinat de Larbi Ben-M’Hidi remet sur le tapis la «face cachée de la France». François Mitterrand était, à cette époque, ministre de la justice de la France. Pays des droits de l’homme.
De la Révolution de 1789. Un pays dont les principaux responsables pourtant n’hésitent pas à recourir aux exécutions sommaires maquillées en suicides. Le plus troublant dans l’histoire et s’agissant de la liquidation physique de Ben M’hidi est qu’on a l’impression d’avoir affaire à deux France.
D’un côté, un colonel de l’armée française à l’époque, en l’occurrence Bigeard, rend les honneurs militaires à son illustre prisonnier qu’était Ben M’hidi et de l’autre un officier, Aussaresses, qui se faisait appeler le commandant O, prend la relève pour assassiner, sur ordre, ce même prisonnier.
C’est l’unique fois où la France se met dans cette situation durant la guerre de Libération nationale. Il y a eu, certes, le piratage de l’avion transportant Ben Bella et ses compagnons. Il y a eu, aussi, le poste de transmission piégé qui ôta la vie à Ben Boulaïd, cet autre héros de la Révolution. Il y a eu tant et tant de liquidations sommaires, qui ne glorifient pas la France, de combattants algériens au cours des huit années de lutte. Mais, jamais il n’y a eu une telle dualité de comportements d’officiers français dans une même affaire. A l’exception toutefois de l’affaire Dreyfus qui fut, elle, une affaire strictement franco-française.
Rien à voir avec l’Algérie.
Ben M’hidi aura réussi, même dans sa mort, à servir l’Algérie pour avoir mis à nu les deux faces de la France. Grâce à lui, on comprend mieux pourquoi De Gaulle a envoyé des barbouzes combattre l’OAS après le cessez-le-feu. Grâce à lui, on comprend mieux aussi le «il faut que les élections se poursuivent» de Mitterrand alors chef de l’Etat français surpris par la démission du Président Chadli en janvier 1992. Grâce à lui, que d’événements troubles trouvent leur explication! Même les aveux d’Aussaresses s’expliquent et on peut dire, d’ores et déjà, qu’ils n’ont rien à voir avec un quelconque remords pour soulager sa conscience.
D’ailleurs, il dit lui-même qu’il ne regrette pas son crime. Grâce à Ben M’hidi aussi on comprend mieux l’échec du traité d’amitié avorté. Et de beaucoup d’autres faits.
C’est sur cette dualité française que devraient se pencher nos historiens. Pour mieux comprendre le présent et envisager l’avenir.
Que notre jeunesse sache que le sacrifice de Ben M’hidi doit toujours être l’éclairage avec lequel elle devra lire l’histoire de l’Algérie. D’avant, pendant et après l’occupation.

Zouhir MEBARKI

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