presse
Publié le 25/11/2009 à 03:22 par georgeslondiche
EL WATAN DU 25/11/2009.
À leur arrivée à l’aéroport Houari Boumediène
Ils racontent leur calvaire au Caire
C’est la délivrance pour ces dizaines d’étudiants algériens résidant en Egypte. Terrorisés par la haine de l’Algérien qui s’est déchaînée au pays des pharaons, ils sont contraints de retourner au pays. A l’aéroport du Caire, ils subissent les pires humiliations. Il est 21h 30 lorsque le Boeing d’Air Algérie, en provenance du Caire, atterrit à l’aéroport international d’Alger. Tous les passagers, une centaine, en majorité des étudiants, ont fui dans la précipitation l’Egypte. Certains, dès leur arrivée, éclatent en sanglots, d’autres encore sous le choc se murent dans un silence éloquent. Tous ont subi les pires humiliations à l’aéroport du Caire, juste parce qu’ils sont Algériens. Les hommes sont déshabillés et laissés debout pendant de longues minutes, les femmes « tripotées » à plusieurs reprises et leurs sacs vidés par des policiers en rage de l’Algérien et les bagages abandonnés sur le tarmac obligeant les passagers à les transporter jusqu’à la soute.
Aucune distinction entre les femmes, les enfants ou les familles des diplomates, censées jouir de l’immunité. Des récits choquants et désolants qui donnent froid dans le dos et suscitent de l’inquiétude pour ceux qui sont encore bloqués dans de nombreuses villes égyptiennes et n’ont pas eu la chance de trouver une place sur les vols d’Air Algérie. Aïcha est étudiante en droit. Elle prépare depuis deux ans un magister en droit international au Caire. Elle jure de ne plus retourner là où elle pensait être chez elle. « Ils jurent tous de tabasser tout Algérien qu’ils trouveront sur leur route. J’étais au marché lorsqu’un groupe d’Egyptiens m’a interpellée. Je me suis enfuie la première fois. La seconde fois, j’étais avec une amie dans un salon de thé et le serveur m’a chassée des lieux. Le propriétaire du magasin d’à côté qui me considérait comme une bonne cliente est venu me dire de ne plus remettre les pieds chez lui, en me menaçant de mort. La propriétaire de la maison que je louais est venue me dire après deux années d’une relation plus qu’amicale, de lui remettre les clés. La haine de l’Algérien s’est vite répandue. J’avais peur de parler et d’être reconnue à mon accent. Je ne pouvais plus vivre dans un tel climat », dit-elle, les larmes aux yeux. Malika est dans la même situation. La gorge nouée, cette étudiante du centre de recherche et d’étude arabe raconte comment après le cauchemar qu’elle a vécu depuis le premier match au Caire, les humiliations se sont poursuivies à l’aéroport. « Ils nous ont parqué dans une salle et laissé pendant des heures, avant de procéder à deux reprises à une fouille corporelle. Aucun respect pour les femmes et les enfants. Ils nous parlaient avec haine. Mon sac a été vidé et même les tubes de dentifrice et de fond de teint. Ils m’ont pris mon parfum et mon déodorant et je passe sur les réflexions déplacées qu’ils nous lançaient. Ils voulaient à tout prix exprimer leur haine à notre égard », raconte Malika, avant de conclure : « Jamais je ne retournerai là-bas même s’ils me coupent les jambes. » Saïda fait partie d’un groupe d’une dizaine d’Algériens envoyés pour un stage de formation d’un mois. Selon elle, les vexations ont commencé dès le premier match joué au Caire, le 14 novembre. « Nous sommes arrivés le 2 novembre au Caire et tout s’est bien passé. Nous étions très bien considérés jusqu’à ce match du 14 novembre. Depuis, nous étions escortés à chaque fois par la police du tourisme. La situation s’est aggravée au point où notre escorte nous a déconseillé de parler ou de nous déplacer seuls. C’était invivable. Nous n’étions en sécurité nulle part. Nous ne pouvions pas continuer à suivre notre formation dans de telles conditions », souligne-t-elle. Samer est un médecin syrien, qui vit en Algérie et qui était en déplacement en Egypte, est la victime collatérale. Tout comme les Algériens, il dit avoir été humilié à l’aéroport du Caire, tout juste parce qu’il prenait le vol d’Air Algérie. « Ils m’ont fouillé à deux reprises avec la manière la plus indigne. Je ne pouvais supporter cet affront. Je me suis senti comme un délinquant. J’étais tellement en colère qu’une fois entré dans la salle d’embarquement j’ai crié de toutes mes forces, One two three viva l’Algérie, juste pour les narguer. » Ahmed est avec sa femme et ses deux enfants. Il rentre définitivement après un séjour de plusieurs années en Egypte. Il travaillait dans une compagnie pétrolière. Son contrat est arrivé à terme, mais il a refusé de le reconduire. Le climat, dit-il, n’est plus le même. Il est devenu dangereux pour les Algériens. Sa femme raconte son calvaire dans les marchés, les rues, les magasins et même dans l’immeuble où elle dit avoir vécu de bons moments avec ses voisins, devenus aujourd’hui ses pires ennemis.
Depuis le match du Caire, c’est la chasse a l’Algérien
« Je ne savais même pas qu’il y avait un match de football. Je faisais mes courses comme d’habitude et je voyais que les marchands, qui me recevaient à bras ouverts avant, me parlaient avec haine et m’insultaient. Je commençais à ne plus décliner ma nationalité. Je leur disais que j’étais Marocaine, et je ne comprenais pas pourquoi l’Algérien était devenu subitement un ennemi. Je suis partie voir des amis égyptiens et durant toute la soirée ils ne parlaient que football. J’ai entendu de tout. Je me suis sentie indésirable. Lorsque j’ai vu les chaînes de télévision égyptiennes et les flots d’insultes contre l’Algérie et les Algériens, j’ai pleuré toute la nuit. Dans la rue, les propos sont plus violents. J’ai compris que notre vie était en danger là-bas. Il fallait coûte que coûte rentrer au pays. Mais notre psychose n’a pas pris fin. A l’aéroport, j’ai senti une telle humiliation que j’avais envie de crier. Jamais je n’ai vécu une telle violence. Je ne comprenais plus rien », raconte cette mère de famille. Un jeune, parti pour une formation d’un mois en psychologie, revient sur ce qu’il qualifie de terrorisme verbal. « Nous étions enfermés dans nos chambres de peur d’être lynchés par les Egyptiens qui se sont lancés dans une véritable chasse à l’Algérien. La propriétaire des lieux avait tellement peur, qu’elle a fini par nous demander de partir. Nous ne pouvions plus vivre dans un tel climat. Ils nous insultaient avec des propos inimaginables, ils nous traitaient de tous les noms et nous promettaient une mort de chiens s’ils nous trouvaient. Nous étions vraiment en danger. » Billel est un jeune étudiant en pharmacie. Il est encore sous le choc. Il était parmi les supporters qui ont assisté au match du 14 novembre au Caire. Son récit est poignant. « Dès que le match s’est terminé, nous sommes sortis du stade. Le premier groupe est monté dans le bus et à peine quelques mètres, la foule a commencé à le caillasser. Les vitres ont sauté en éclats et des blessés criaient. Si ce n’était pas l’intervention des policiers qui l’ont encerclé pour le protéger, il y aurait eu un massacre. Nous nous sommes repliés à l’intérieur du stade et nous sommes restés à l’intérieur jusqu’à 2h du matin, jusqu’à l’arrivée de notre ambassadeur sur les lieux. Il nous a ramené des bus et une escorte pour nous transporter loin de la foule hystérique. Nous sommes restés cachés pendant toute la semaine et après le match de Khartoum la situation s’est aggravée. Des insultes, ils sont passés aux menaces de mort. Nous ne pouvions plus supporter la situation. » Pour l’instant, Billel ne veut plus entendre parler de l’Egypte. Il veut oublier « l’horreur » qu’il a vécue au milieu de ceux qu’il considérait comme ses « frères ». Tout comme cette femme, mère de deux adolescentes, qui, en dépit de son statut d’épouse de diplomate, n’a pas été épargnée. Les larmes aux yeux, elle dit n’avoir pas compris pourquoi tant de haine en quelques jours seulement. « J’ai passé des années là-bas et jamais je n’aurais pensé qu’un jour ceux qui m’aimaient et que j’aimais comme ma famille pouvaient se retourner contre moi avec une telle violence. Il n’y avait aucun respect pour l’immunité diplomatique. L’ambassadeur en personne a été frappé par une foule chauffée à blanc par la presse. L’ambassade est toujours assiégée par les policiers et la chasse à l’Algérien est systématique. Plus grave, au niveau de l’aéroport du Caire, c’était une vraie humiliation. Ils nous ont traités comme des délinquants ou des terroristes. Jamais je n’ai vécu cette violence. C’est indigne de la part d’un pays musulman », déclare cette mère de famille. Si pour l’instant, quelques centaines d’Algériens sont revenus au pays, des centaines d’autres restent bloquées là-bas, notamment parce que les agences de voyages, nous dit-on, refusent de leur vendre des billets. Ils ne peuvent retourner au pays que par Air Algérie. Les autres compagnies étrangères, coûtent trop cher. L’Etat devrait prendre les mesures nécessaires pour leur permettre un rapide retour au pays.
Par Salima Tlemçani
Publié le 21/11/2009 à 07:34 par georgeslondiche
LE QUOTIDIEN D' ORAN 21/11/2009.
L'actualité Autrement Vue :
LES ARENES SANGLANTES.
par Farouk Zahi
Les joutes footballistiques, en passe de constituer les mises à mort des antiques gladiateurs de Rome l'impériale, occupent le plus clair du temps des masses populaires. Que ce soit ici ou ailleurs, le sourd bruit des tambours de la guerre gronde pour chauffer à blanc les gradins. Une transposition temporelle pourrait même, nous faire imaginer une véritable guerre, entre Césarée la mauritanienne et Memphis la pharaonique. Les galères chargées de leurs guerriers martialement harnachées caboteraient dans les deux sens sur le littoral méditerranéen. Pour cette fois-ci, le champ de bataille désigné par le cénacle du football se trouve au pays du Darfour, autre drame guerrier. Les vols charters «gracieusement «affrétés rempliront les gradins des tribunes d' «El-Merrikh», quand une partie des Hadji est presque oubliée sur la longue liste d'attente. Pourquoi cette fièvre vindicative qui se saisit de tout un peuple, que dis-je ? de deux peuples ; alors que la sécurité alimentaire, le réchauffement climatique et pour couronner le tout, une pandémie de fièvre porcine sont aux centres des débats. L'hystérie collective est alimentée par une certaine presse en mal de sensationnel, elle rapporte tout ce qui peut titiller la fibre patriotique. On rappelle le mémorable «hagrouna» qu'avait lancé le président Ben Bella à la veille de la «Guerre des sables» que notre voisin de l'Ouest avait tenté de nous mener. Blatter doit se frotter les mains au vu de cette guerre intestine qui arrange à tous points de vue Netanyahu. Les creusements sous la mosquée d'El-Aqsa ne feront que vite se réaliser, le futur Etat palestinien sera réduit à une rustique coquille vide. Depuis bientôt cinq mois, soit le mois de juin, les belligérants affûtent chacun leurs armes, toutes les préoccupations citoyennes sont à chaque fois ajournées. Des sommes colossales sont injectées dans des dépenses souvent au-delà du bénéfice tiré de ce narcissisme qui tend au burlesque devant les misères de tous les jours. La meilleure réaction au «caillassage» barbare du bus de l'équipe nationale aurait été le refus catégorique de jouer le match, quitte à le perdre par forfait. Malheureusement, nous avons tendu la perche à la FIFA qui ne pouvait pas mieux rêver d'une aussi prodigieuse soumission.
Le soudain regain de sentiment patriotique excessif est candidement justifié, par cette profusion tout azimut des couleurs nationales. Pourtant cette débauche d'énergie patriotique ne s'est exprimée, ni lors des fêtes marquantes de notre histoire contemporaine, ni lors d'autres confrontations internationales dans d'autres disciplines sportives. L'équipe nationale féminine qui, pourtant, a remporté de haute lutte la coupe d'Afrique de volley-ball, est rentrée au bercail presque sur la pointe des pieds. D'aucuns évoqueront l'honneur national bafoué ; ne l'est-il pas assez sur les côtes nord méditerranéennes frileuses de nous voir les envahir et inscrivant ces incursions dans la fantasmagorie d'un Islam rampant, ou dans nos besoins en farine, en lait et en médicaments ? Cet immense flot d'énergie juvénile, ne peut-il pas être canalisé sur les grands chantiers du développement socio-économique et culturel, dans l'intérêt même de cette jeunesse en mal de reconnaissance ?
Il faut voir ces ensembles immobiliers chinois qui poussent tels des champignons, quand les nôtres sont à peine au terrassement. Et pourtant, l'empire du Milieu, dont on dit beaucoup de mal sur les conditions d'exercice des droits de l'Homme, a fait un prodigieux bond en avant qui l'a mené, du bol de riz à d'époustouflantes avancées économiques. Les médecins aux pieds nus sont décidément de lointaine souvenance. Et même si nous battions toutes les équipes du monde et que nous ramenions de Johannesburg, le trophée (encore un attribut du paganisme) de Jules Rimet, aurions-nous atteint les cimes de la quintessence pour alimenter, sans discernement, cette rage de vaincre et quel qu'en soit le prix à consentir ? Nous estil permis moralement d'envoyer, de pleines «cargaisons» de jeunes gens, de jeunes filles au purgatoire ? Et ce n'est plus qu'un simple match de football, enjeu du déplacement massif, mais une aventure qui peut encore nourrir d'autres drames et d'autres rancoeurs. Relevé le défi quand on nous jette le gant est honorable en soit, mais quand la colère s'y met et l'esprit appelle à la vengeance, l'aveuglement ne peut être qu'au rendez-vous. Même la joie est tueuse d'hommes, depuis la rencontre de Blida, combien de personnes ont péri sans aucune agression ? Qui de joie, qui de déception qui d'excès exhibitionniste mortel ou invalidant. «Il n'y a rien de bon ni de mauvais sauf ces deux choses : la sagesse qui est un bien et l'ignorance qui est un mal». - Platon.
Publié le 19/11/2009 à 20:01 par georgeslondiche
LE SOIR D' ALGERIE. 19 novembre 2009.Actualités : La victoire de tout un peuple
Ils l’ont fait ! Les Verts de Rabah Saâdane, une équipe «montée» il y a à peine deux ans dans l’espoir de qualifier l’Algérie à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations devenue un luxe pour un pays jadis roi d’Afrique en football mais qui a fini par n’être plus qu’un point «chaud», un pays où le seul décompte digne d’intérêt était le nombre d’attentats terroristes enregistrés dans la semaine.
Ces Verts-là ont réussi un exploit dont on ne rêve même plus : une qualification pour la Coupe du monde ! Vingt-quatre ans après Mexico 1986, dix-neuf ans après la consécration africaine de 1990 et tant d’années après les humiliations footballistiques mais aussi les tragédies de sang, de désespoir national, cette équipe-là relance le football algérien, certes. Mais pas seulement. Elle a réussi là où tout le monde avait échoué : réconcilier, véritablement et réellement, tous les Algériens avec eux-mêmes d’abord, avec leur pays ensuite et, enfin, avec cette fierté d’être Algérien. L’élan de nationalisme, spontané et tout naturel de ces derniers jours, est le véritable acquis dont nous pouvons être fiers et que nous devons tout faire pour préserver, canaliser et entretenir. A jamais. Comme le font par exemple les Egyptiens. L’Algérie, ce n’est pas le terrorisme, les harraga et la misère sociale. C’est un pays finalement qui peut se hisser au rang des grandes nations dans le monde. Bouteflika est plus qu’interpellé : le peuple algérien est plus grand que les petites manipulations électoralistes, que les tentations équilibristes entre modernistes et islamistes, etc. Depuis quelques jours, ce ne sont pas les «fous de Dieu» qui tiennent la rue mais une génération toute fraîche, toute nouvelle, où la gent féminine tend à être majoritaire...
K. A.
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Publié le 19/11/2009 à 06:02 par georgeslondiche
L' éditorial de L' EXPRESSION (Algérie).
MOMENT D' INTENSE BONHEUR!
19 Novembre 2009
On a gagné! Belle, très belle victoire! Belle, très belle qualification de l’Algérie au Mondial 2010. Très belle car il est maintenant incontestablement prouvé que notre Equipe nationale est supérieure à celle de l’Egypte. Il aura suffi comme cela a été, hier, le cas au Soudan, que les deux équipes se mesurent en terrain neutre. Sans les inqualifiables pressions que font subir les Egyptiens lorsqu’ils reçoivent chez eux. Nous ne nous étalerons pas ici et maintenant sur tout ce qu’ont enduré les Algériens, joueurs et supporters, au Caire le 14 novembre dernier. Nous préférons féliciter nos joueurs pour le bonheur qu’ils nous offrent. Par le haut niveau dont ils ont fait preuve. Par leur motivation et leur combativité sur le terrain. Ils ont droit à la gratitude de tout le peuple algérien. Nous préférons féliciter également notre chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est personnellement impliqué et a promptement réagi par des décisions inédites pour permettre à des milliers d’Algériens de se rendre à Khartoum soutenir l’Equipe nationale. Oui, nous sommes fiers du résultat. Qui peut nous en vouloir de fêter bruyamment cette victoire? Chantons! Dansons! Brandissons l’emblème national! Entonnons Kassaman! C’est la fête! Faisons-là jusqu’à l’épuisement. Mais ne perdons pas la tête. Soyons vigilants! Pour ne pas laisser des trouble-fête se glisser parmi nous et causer des dégâts. Notre magnifique victoire nous expose, qu’on ne s’y trompe pas, aux jalousies de nos détracteurs qui ne manquent pas. Veillons à les débusquer si l’idée de nous gâcher la fête leur venait. Le monde entier nous regarde. Offrons-lui l’image d’un peuple heureux, uni, solidaire et garant d’une civilisation que nous ont fièrement léguée nos ancêtres et à laquelle nous devons veiller précieusement. Offrons-lui aussi l’image d’une grande et forte nation qui sait que cette victoire n’est pas une fin. Que nous sommes conscients que ce qui reste à accomplir entre le 11 juin et le 11 juillet 2010 en Afrique du Sud est encore plus difficile que ce que nous avons accompli jusque-là. Nous aurons le privilège d’assister le 4 décembre prochain à Durban au tirage au sort final qui désignera le groupe que devra rejoindre notre équipe. Mais c’est précisément pour tous ces honneurs et pour poursuivre notre challenge, de toutes nos forces, que nous nous devons de travailler dur. De nous y préparer avec sérieux et beaucoup d’efforts. De grandes équipes nous y attendent. Nous pouvons nous mesurer à elles. Nous le devons. Mais pour cela, il faut que nous nous en donnions les moyens. Aucun effort ne sera de trop d’ici là. Ceci pour nos joueurs. Il nous faudra également préparer nos supporters. Leur expliquer inlassablement que de leur conduite dépend une bonne partie de nos futures victoires. Il faut parvenir à les en convaincre. Cela en vaut vraiment la peine. Nous avons droit à quelques jours de fête. Mais juste après, il faudra se remettre au travail. Juré, promis! Merci les Verts pour ces moments d’intense bonheur! Pour ces moments historiques!
Zouhir MEBARKI
Publié le 19/11/2009 à 05:57 par georgeslondiche
Le Soird' Algérie.
Rubrique "Pause-café" 19/11/2009
ETERNEL NOVEMBRE.
L’Algérie retrouve Novembre. A l’autre bout du Sahara, le Nil, majestueux, lui a ouvert les bras comme pour se faire pardonner… Novembre algérien sous les cieux soudanais, Novembre auréolé de l’étoffe des héros, guirlandé de vert ; ce vert qui court, comme un printemps fleuri, d’El-Kala à Ghazaouet et de Cap-Djinet à Bordj Badji-Mokhtar. A partir de maintenant, nous pouvons écrire, sur les monts et les plaines, sur les oueds et les dunes, ces mots qui brilleront éternellement : «Impossible n’est pas algérien !» J’imagine la joie retrouvée des jeunes d’ici et d’ailleurs. J’imagine leur fierté. J’imagine l’espoir qui renaît de ses cendres sur chaque pouce de mon pays, pour faire reculer la honte et la peur…
Le football a créé le miracle mais nous allons l’oublier un peu pour reparler de ces journées magnifiques où le peuple s’est réconcilié avec lui-même et avec son pays. De mémoire d’Algérien, jamais, au grand jamais, l’emblème national n’a été à pareille fête. Les jeunes ont retrouvé leur Algérie, un territoire, une nation, des couleurs… Qu’on est loin du califat, de la oumma et du drapeau vert ! L’intégrisme a pris uns sérieux coup ces derniers jours, même si beaucoup ont essayé de nous faire oublier que Khartoum est aussi la capitale où l’on flagelle une femme qui porte un jeans !
Belle revanche aussi sur un pouvoir vieilli, dépassé, gâté qui n’a fait que suivre le mouvement. Réalisera-t-il que ce pays a un destin de grande Nation et qu’il faut arrêter de barder les richesses, compter sur les étrangers dans tous les secteurs et marginaliser les compétences nationales ? Comprendra-t-il que cette jeunesse a besoin de travail stable, de loisirs, d’espoir et aussi de liberté et de démocratie ?
farahmaamar@imail.com
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Publié le 04/11/2009 à 06:13 par georgeslondiche
Pause-Café
Corrompus et voleurs, votre temps est venu !
Espérons que les affaires de corruption qui éclatent partout ne sont pas un simple «habillage» de l’annonce, faite par le président Bouteflika, de créer une commission ad hoc chargée de lutter contre ce fléau. Mais nous sommes preneurs ! Pendant des décennies, nous avons réclamé, à cor et à cri, que justice soit rendue à ce pays saigné à blanc par les corrompus et les voleurs. Alors, si on en attrape quelques-uns, nous n’allons pas faire la fine bouche ! Ou exiger qu’on les relâche, faute de gros gibier ! C’est trop facile et ça reviendrait à laisser faire tous ces décideurs pourris qui gonflent leurs comptes en Suisse avec l’argent de la honte !
Nous y arriverons si nous nous mettons à pourchasser tous ceux qui minent ce pays, nous y arriverons, comme le dit ce lecteur, dans une longue contribution parvenue hier en fin de soirée, «par les efforts communs des citoyens, des médias, de la justice et des responsables honnêtes, qui doivent faire front contre l'impunité des crimes économiques et des crimes contre la dignité humaine.»
farahmaamar@ymail.com
«Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent.»
(George Bernard Shaw)
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Publié le 04/11/2009 à 06:09 par georgeslondiche
Ceux qui ne se révoltent pas.
04 Novembre 2009
Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, s’attaque à la direction générale de la Fonction publique en l’accusant de bloquer les recrutements. Le ministère des Travaux publics s’en remet à la police judiciaire à propos des dépassements de la Sonelgaz et de la Seaal. La «grippe bureaucratique» n’a pas épargné la Sntf qui explique les retards de certains de ses chantiers par des contraintes administratives. A son tour, la Sonelgaz, par la voix de son président-directeur général, Noureddine Bouterfa, confie qu’elle souffre de la bureaucratie locale. On aurait fait la sourde oreille, au besoin, on aurait même sollicité le fameux sésame de «la main de l’étranger» si ces critiques venaient d’un quelconque investisseur ou d’une entreprise étrangère. Mais là, la complainte vient de l’intérieur du pays et de la part d’entreprises publiques et par-dessus tout stratégiques. Quand des mastodontes de l’envergure de la Sonelgaz et de la Sntf plient le genou devant le mur invisible de la bureaucratie typiquement de chez nous, il y a de quoi s’inquiéter même en ressuscitant Don Quichotte. De cette bureaucratie, on n’en connaît que les manifestations, c’est-à-dire les résultats finaux, souvent dévastateurs. Le reste du phénomène est incolore, inodore et invisible, c’est du vent.
Que dira le simple citoyen face à une pareille machine destructrice quand des entreprises avec leurs structures, leur armée de fonctionnaires et leurs budgets, des P-DG avec leurs conseillers et leurs avocats en pâtissent? Il ne restera pas beaucoup de solutions au citoyen pour se plaindre: la démission totale, la résignation, la rue ou tourner le dos au pays, c’est-à-dire la harga. Selon les tranches d’âge, les Algériens ont recours alors à ces trois modes d’action en attendant de réinventer une nouvelle façon de faire.
On assiste alors à des manifestations de citoyens qui ferment des rues, des APC et des daïras et parfois même à des émeutes. Souvent on laisse faire, c’est une soupape, il faut bien que le citoyen respire, se défoule. Mais à force d’ouvrir les soupapes, on risque d’actionner le moteur des révoltes par effet d’entraînement. On comptabilise chaque jour que Dieu fait des vagues de jeunes et parfois même de vieux qui affrontent les dangers de la mer dans l’espoir d’aller vivre sous des cieux plus cléments.
Et pour les moins téméraires, c’est la résignation. Cette résignation est telle que parfois elle se confond avec démission. On ne s’émeut plus devant des scandales financiers et la dilapidation des richesses du pays. Chaque jour, les manchettes des quotidiens font état d’actes de corruption et de détournement de centaines de milliards de dinars. Dieu, protège-nous de la bureaucratie et la corruption on s’en accommode.
Brahim TAKHEROUBT
Publié le 01/11/2009 à 08:36 par georgeslondiche
1 er novembre 2009.
Le message
Aujourd’hui est une journée de recueillement. Des jeunes Algériens dont la moyenne d’âge ne dépassait guère 25 ans ont tiré les premiers coups de feu pour marquer leur détermination et leur conviction que la seule façon qui restait après l’échec des politiques pour libérer l’Algérie du joug colonialiste était la lutte armée. L’histoire leur a donné raison. Après près de huit longues années de combat, de sacrifices, de souffrances, de larmes et de sang, l’indépendance put enfin être proclamée. Beaucoup de ces jeunes du 1er Novembre n’étaient plus de ce monde pour fêter l’événement. Ils avaient donné leur vie pour que leurs concitoyens puissent enfin et après un siècle et demi d’oppression vivre libres. Ils savaient, dès le déclenchement de la lutte, qu’ils avaient peu de chances de rester vivants à la libération. Ils le savaient mais n’ont à aucun moment hésité à s’engager dans cette voie extrême. Ils avaient l’Algérie au coeur. Le patriotisme avait un sens pour eux qu’on retrouve difficilement parmi la Jeunesse aujourd’hui. Pourquoi? La réponse pourrait être aussi simple que de dire que les générations d’Algériens qui se sont succédé depuis l’Indépendance n’ont pas connu les mêmes et affreuses conditions de colonisés qu’eux.
N’ayant pas connu l’enfer imposé par l’envahisseur étranger à tous les enfants de ce pays, ceux qui ont leur âge aujourd’hui sont pour ainsi dire «nés avec une cuillère d’argent dans la bouche». Ils ignorent la faim, le froid et l’esclavage. Ils ignorent ce qu’être piétiné par l’étranger chez soi. D’être soumis par lui à l’esclavage. De n’avoir que des obligations. De ne pouvoir espérer aucun droit. Bref, ils n’ont pas les mêmes conditions de vie dans lesquelles ont vécu les jeunes du 1er Novembre 1954. On ne peut pourtant pas leur en vouloir d’ignorer tout cela. On ne peut pas leur en vouloir d’ignorer ce pan de leur histoire pour la bonne raison que personne ne le leur a enseigné. Ils ne sont ni responsables ni coupables d’ignorance. Alors, quand M.Bouguerra Soltani, le leader du MSP, clame depuis Guelma où il était vendredi dernier que «la jeunesse doit s’armer des leçons de Novembre et prendre exemple sur les moudjahidine qui ont libéré la patrie du joug du colonialisme», on a l’impression qu’il s’attend à ce que ces «leçons de Novembre» leur tombent du ciel. Il nous faut juste lui rappeler que son premier devoir et celui de son parti, comme celui d’ailleurs de tous les autres partis que compte le pays, est justement d’apprendre à ces jeunes ces «leçons de Novembre». Ils ne peuvent pas «s’armer» ni «prendre exemple» sur quelque chose qu’ils ignorent par la faute de leurs aînés. Les Algériens n’en peuvent plus d’entendre leurs hommes politiques se contenter de constats alors qu’ils en attendent des solutions. Nos jeunes sont victimes des politiciens qui les sermonnent plus qu’ils ne les aident à découvrir leurs racines. Alors cessons de nous complaire dans les mots et agissons! Donnons l’occasion et les moyens à nos enfants d’apprendre leur histoire. Ainsi, nous n’aurons même pas à nous donner la peine de faire preuve de patriotisme. Cela coulera de source.
Zouhir MEBARKI
Publié le 29/10/2009 à 08:02 par georgeslondiche
Qualifiés par le président Bouteflika comme des ingrats .
Emergence des doubles nationalités en politique ?
Des chercheurs étudient l’apparition et l’influence de personnages ayant une double nationalité sur la scène politique, et la menace qu’ils représentent pour l’unité nationale et les constantes.
L’historien et chercheur en sciences sociales, Mr Abdelmadjid Merdaci, a assuré que l’émergence des personnes ayant la double nationalité dans la vie politique, et à des postes clés, ces dernières années, était en passe de devenir plus qu’un phénomène social, une véritable crise politique en Algérie. Assurant que ce phénomène pourrait devenir une menace pour l’identité nationale par le désagrégement des liens d’appartenance et d’identité politique.
Mr Merdaci a, dans le même contexte, ajouté que nombre de ministres de l’actuel et de l’ancien gouvernement, ainsi que des responsables à différents niveaux de l’état, avaient la double nationalité.
Le chercheur considère, par ailleurs, que la plupart des personnes ayant la double nationalité sont des universitaires, des politiques, des intellectuels, des hommes d’affaires et des artistes, précisant que s’il n’y avait pas de chiffres exacts les concernant, il était certain que ceux-ci constitueraient une force influente politiquement et économiquement, engendrant ainsi un problème d’appartenance politique. Il fait ainsi référence à la réunion, tenue à Oran, l’été dernier, entre une parlementaire française et certaines personnes ayant la double nationalité, pour discuter de leur problèmes et des moyens de leur venir en aide en Algérie, considérant que ceux-ci bénéficiaient du droit de citoyenneté en Algérie, mais également de la protection politique des pays dont ils avaient acquis la nationalité.
Précisant, également, que le principal problème avec ceux-ci concernait le sort de leur enfants, puisque les binationaux préfèrent installer leur familles en France, mais jouir, en même temps, du droit du citoyen algérien et de tous les avantages sociaux politique et économique y afférent.
Mr Merdaci, qui à abordé la question lors de l’université d’été du RCD, a ajouté qu’il avait entrepris, en collaboration avec un chercheur français, une étude sur « les binationaux » et leur influence politique, économique et sociale, nonobstant le lien que ce phénomène avait avec le déni d’allégeance politique et le danger qu’il représentait pour l’unité nationale.
Le chercheur a en outre indiqué que l’apparition du phénomène coïncidait avec le retour progressif du tribalisme, l’apparition du féodalisme et du régionalisme, le pic de corruption, la hausse du taux de criminalité sous toutes ses formes, l’absence de références fixant l’identité islamique, arabe et amazigh de l’Algérie, la faillite des institutions sociales, comme l’école ou la famille.
Le président Bouteflika avait pour rappel adressé de vifs reproches aux algériens ayant la double nationalité, les qualifiants d’ingrats qui reniaient l’Algérie qui a tant dépensé pour les instruire et les éduquer. Plusieurs partis politiques avaient, quant à eux, dénoncé la présence de ces derniers aux plus hauts postes de l’état.
El Khabar avait, d’ailleurs, révélé il y a un mois, que le gouvernement français étudiait la possibilité d’accorder la nationalité française aux algériens nés avant 1962, particulièrement à ceux qui représentent l’élite du pays, les hommes d’affaires, et autres personnalités marquantes du pouvoir de décision en Algérie.
Publié le 27/10/2009 à 04:38 par georgeslondiche
"PERISCOOP" du SOIR D' ALGERIE 27/10/2009.
«Les défis de la République» en débat à la Grande- Mosquée de Paris Un dîner-débat sera organisé le jeudi 29 octobre par Dalil Boubekeur, recteur de la Grande-Mosquée de Paris, avec Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, le parti de la majorité, au pouvoir en France.
Le thème retenu pour cette rencontre est intitulé «Les défis de la République ».
Lorsque la politique investit les lieux de culte, les dérives ne sont jamais très loin.
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